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Dhool

Dhool

Dhool est un film d’action massala, dans la plus pure tradition du cinéma tamoul.
Le lac d’un village du Tamil Nadu est pollué à cause d’une usine chimique construite à proximité. Les habitants sont malades et souffrent... ils décident alors d’envoyer une délégation à Chennai (Madras) porter leur pétition auprès du représentant de leur circonscription. C’est ainsi qu’Arumugam (Chiyaan Vikram) le héros, sa truculente grand mère et Iswari (Jyothika) l’intello du village, se retrouvent catapultés dans la grande ville sans rien y connaître.
Ils logent dans un quartier populaire chez d’autres villageois venus chercher fortune en ville : les amis d’enfance d’Arumugam (Vivek et d’autres), mais aussi une aspirante mannequin Sapna (Reema Sen, sublime !) qui va tomber sous le charme brut d’Arumugam, déclenchant la jalousie d’Iswari. Evidemment rien ne se passera comme prévu, et pour accomplir leur mission ils auront à faire face à toutes sortes d’ennuis, que ce soit les malfrats régnant sur leur quartier et prêts à tout pour leur faire la peau, ou les politiciens corrompus qui les couvrent et ne valent guère mieux.

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Pollution

Tout le film est centré autour du personnage d’Arumugam interprété par Vikram, le héros invincible par excellence. Il est tellement fort qu’il est comparé à un dieu - d’ailleurs Arumugam est le nom du dieu de la guerre, ce n’est pas par hasard et il va de soi que son personnage est doté d’une force surhumaine à laquelle personne ne résiste. Dans ce rôle physique, Vikram est très bon. A coups de "regards-qui-tuent", et s’appuyant sur son physique à la fois commun et solide, il confère au personnage le charisme et l’intensité nécessaire pour le rendre crédible sans être ridicule.
Les nombreux méchants du film contribuent largement à son efficacité, ils sont vraiment excellents, et ont vraiment la tête de l’emploi. Originalité, le plus grand méchant du film est une femme chef de gang, Swarnaka interprétée avec une justesse totalement terrifiante. Habillée avec un sari elle passerait inaperçue, sauf qu’elle a le couteau facile et précis et ne connaît aucune limite dans les atrocités. Comme dans tout film de Héros, les femmes ont surtout ici un rôle d’agrément puisque tout tourne autour de Vikram. Jyotika, dans le rôle d’Iswari, n’a pas grand chose à faire mais parvient quand même parfois à en faire trop. Reema Sen, ex-mannequin dont c’était le premier rôle au cinéma se révèle bonne comédienne et très drôle, dans un rôle sur mesure il est vrai.

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Projection

La première partie du film est orientée vers la comédie, avec l’arrivée en ville et les premières tractations. L’acteur comique Vivek est pour beaucoup dans la réussite de cette partie. Contrairement aux films où il intervient seulement dans des apparitions comiques sous forme de saynètes, ici il tient un vrai personnage tout du long, dans le rôle du meilleur ami d’enfance de Vikram, amoureux malchanceux de Sapna. Les bons mots, situations comiques, gags et disputes entre Arumugam et Iswari s’enchaînent avec un rythme qui met nos abdominaux à rude épreuve. La seconde partie du film est plus orientée vers la quête du héros en elle-même, avec des scènes d’actions percutantes et le massacre en règle des méchants.

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Décontraction

Si tous les éléments qui constituent un bon divertissement sont correctement maîtrisés, ce qui indéniablement sort Dhool du lot est le soin extrême apporté aux scènes d’action. La plupart du temps dans les films tamouls les combats s’étirent interminablement : les combattants échangent les coups par dizaines en se relevant vingt fois même après s’être pris une voiture sur la tête (bon, j’exagère à peine), ou alors le héros massacre vingt cinq pauvres types en trois coups de poing...
Dans Dhool les combats sont soigneusement découpés, les coups sont secs et les adversaires s’écroulent presque tout de suite. C’est réaliste et percutant, ce qui n’exclut pas certaines acrobaties et quelques coups totalement surréalistes qui font le charme des films d’action tamoul (un coup de poing et le type se retrouve de l’autre coté de la rue !!). En effet, les Tamouls maîtrisent et abusent depuis longtemps de la technique des câbles inventée à Hong-Kong, mais ici ils sont utilisés correctement et parcimonieusement ce qui rend certains combats encore plus impressionnants (regardez il vole !). Cependant les combats sont relativement peu nombreux dans Dhool. Il ne faut pas s’attendre à de l’action non-stop, une demi-douzaine à peine de scènes d’action sont réparties sur toute la durée du film ; mais elles sont très soignées et marquent d’autant plus qu’elles sont rares. Dharani le réalisateur nous réserve quelques scènes d’anthologie, comme le dernier combat, qui est aussi la dernière chanson, où Vikram se retrouve face à une quinzaine d’adversaires. Un groupe de musiciens mené par sa grand-mère qui chante, entame un dappakuttu endiablé (chanson folklorique très très rythmée à base de percussions) alors qu’il commence à tous les massacrer un à un... à la fin de la chanson tous sont à terre. On appréciera entre autres la grande poésie des paroles de cette chanson, Madurai Veeran (l’homme fort de Madurai), qui l’encouragent à frapper plus fort et à leur casser la tête - quand ces encouragements venant de sa propre grand mère sextuagénaire, c’est un grand moment de cinéma !

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Frictions

Le montage particulièrement efficace et les bruitages plus softs et crédibles que d’habitude y sont pour beaucoup. Notamment, une plus grande variété de sons (même dans les craquement d’os) viennent enrichir les scènes, on notera aussi que les coups portés par Vikram sonnent systématiquement plus fort que ceux de ses ennemis, ce qui n’est pas pour rien dans l’admiration qu’il finit par (nous) inspirer. Certaines scènes vont à 100 à l’heure, avec des plans d’à peine une seconde. Le film a d’ailleurs été monté à l’ancienne : ici pas de montage numérique, mais la bonne vieille technique du scotch ! (visible quand on se repasse le film en image par image) cela confère à ces scènes un côté rugueux et percutant que n’ont pas les films d’action récents, malgré leurs moyens plus importants.

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Extension

La musique comme souvent dans ce genre de films est efficace, on accroche tout de suite à la plupart des chansons. A l’exception de la dernière à la chorégraphie pour le moins originale (la fameuse Madurai Veeran et sa baston générale) ce sont surtout des chansons dansantes avec des chorégraphies de groupe à 50 danseurs et danseuses, qui permettent d’observer les capacités de danseur de Vikram mais surtout la plastique des jolies filles venues pour l’occasion, y compris Reema Sen.

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Lévitation

Dans l’ensemble Dhool remplit parfaitement son rôle de divertissement, sans être original il maîtrise à la quasi perfection tous les éléments qui font un bon massala.
Le seul reproche qu’on pourrait lui faire est de ne pas bien tenir la longueur. A trop vouloir être divertissant le réalisateur rajoute des épisodes inutiles qui rallongent le film dans sa seconde partie et finissent par ennuyer. Il aurait gagné à perdre une bonne demi-heure, car Dhool dure 3 heures ce qui est très long pour un film d’action et qui plus est tamoul ! (durée moyenne 2h30). On aurait aussi apprécié que le côté écologiste soit plus développé et ne se résume pas à une courte présentation sensée permettre l’adhésion du public à la quête forcément louable du héros - mais c’est peut-être trop en demander pour un film qui se veut avant tout un divertissement sans "prise de tête".
De ce point de vue Dhool, sans réinventer quoi que ce soit, atteint son but et se révèle effectivement un divertissement réussi à la fois hilarant et spectaculaire. L’histoire est prétexte à un divertissement total distillant danses, scènes d’action énormes au-delà du réel, jolies filles, comédie, émotion, etc... On en retiendra surtout la performance de Vikram, plus charismatique que jamais qui fait ici un vrai one-man-show, et les comédies de Vivek, particulièrement inspiré. Dharani qui s’est spécialisé dans ce genre de films a réalisé ici les meilleures scènes d’action du cinéma tamoul à ma connaissance, jusqu’à la sortie de son film suivant Gilli qui va encore plus loin dans l’efficacité et le spectaculaire.

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Vikram mange l’écran

P.-S.

Fiche technique
Réalisateur : Dharani
Pays : Inde (Tamoul)
Année : 2003
Interpètes : ChiyaanVikram (Arumugam), Jyothika (Iswari), Paravai Munniamma (la grand mère), Vivek, Reema Sen ( Sapna), Telangana Sakuntala (Swarnaka), Pasupathy (Aarthi, un méchant)
Scénario : Dharani
Directeur de la photographie : Gopinath
Chorégraphie des combats : Mani Rocky Rajesh
Musique : Vidyasagar
Producteur : A.M. Rathnam & Sri Surya Movies
Durée : 160 min
Support : Dvd Ayngaran International, Widescreen, All zones ntsc, sous titres anglais

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