Accueil > Articles > Escaflowne - Le film

Rubriques

Articles

Escaflowne - Le film

Escaflowne - Le film

Prolongement cinématographique de la série télé du même nom, Escaflowne est une belle réussite, mêlant la poésie et l’action selon un dosage digne des meilleurs mangas. Ce n’est pas la suite du feuilleton, mais une sorte de synthèse de ses évènements principaux.



Escaflowne le film raconte le destin d’une jeune étudiante rêveuse, Hitomi Kanzaki, qui va se téléporter sur une autre planète située derrière la lune dans une dimension parallèle, simplement en en faisant le voeu ! Là-bas, elle est considérée comme une élue, la déesse ailée, qui seule pourra sauver les peuples opprimés par la terrible caste du Dragon noir. Elle devra pour cela aider Van, guerrier solitaire et prince déchu porté par la vengeance, à contrôler l’Escaflowne, une titanesque armure magique, qu’on dit maudite... En effet, il est écrit que celle-ci corrompra l’esprit de son utilisateur...




Hitomi parviendra-t-elle à faire les miracles qu’on attend d’elle ?



Retournera-t-elle finalement sur la lune des illusions, comme l’appelle ses nouveaux amis, c’est-à-dire la terre ?



Ce film propose un univers de dark fantasy très exotique, qui emprunte largement à d’autres films. La source d’inspiration la plus évidente en est Laputa, le château dans le ciel auquel on retrouve des références évidentes, comme les forteresses volantes utilisées par la caste du Dragon noir, ainsi que l’amulette magique que porte Hitomi. On y voit des éléments narratifs et visuels des autres films de Miyazaki (Princesse Mononoke notamment), du Seigneur des anneaux, de Dungeons & Dragons, de
Star Wars, qui sont cependant associés à des éléments plus typiques des mangas, comme les armures géantes à mi-chemin entre Gundam et Saint Seiya ! On renvoie aussi à la mythologie nipponne à travers le symbole du dragon qui revient de façon récurrente, ne fût-ce qu’à travers les armures et le nom de la caste contre laquelle lutte Van. Mais loin de faire une compilation de tous ces films, Escaflowne parvient à les associer avec homogénéité de façon à créer quelque chose de nouveau, de vraiment personnel et, surtout, de passionnant. Cela vient en grande partie au scénario qui nous fait aller de surprises en surprises. Tout en suivant les aventures des personnages principaux, il nous fait découvrir avec émerveillement tout un monde composés de peuples étranges, de mutants hommes et animaux, de magnifiques cités et d’impressionnantes forteresses volantes... Le scénario en lui-même reprend les éléments principaux de la série, il condense à lui tout seul tous les épisodes, mais en allant à l’essentiel, ce qui évite les digressions ennuyeuses.




La mise en scène a d’ailleurs fait l’objet d’un grand travail et n’a rien à envier à un film live, choisissant ses cadrages avec art et maîtrisant soigneusement le rythme du récit. Il n’y a en effet pas de temps mort. Les scènes d’action sont bien amenées et servent l’histoire, l’émotion en reste le vecteur principal, et elles atteignent souvent une sincère poésie. Le film alterne avec bonheur de très beaux moments oniriques avec de furieuses scènes de bataille où se mêlent armes blanches, magie et artillerie. Le film s’ouvre de manière tonitruante sur un combat où Van, descendant du ciel, se pose sur une forteresse et massacre sauvagement à lui tout seul une bonne vingtaine de chevaliers en armure. Il se conclut une fois son but atteint par une très belle scène où, face au soleil couchant, Van regarde Hitomi la princesse ailée s’envoler en laissant derrière elle une traînée de plumes blanches...



Les décors sont vraiment superbes. Beaucoup de plans larges et contemplatifs permettent de les admirer. Entre les « océans de nuages » où flottent les navires de guerre et les vertes campagnes où vivent les hommes-lions et autres hommes-hyènes, il subsiste vraiment tout un univers brossé dans ses moindres détails avec beaucoup d’attention. Les éclairages sont eux aussi particulièrement travaillés et concourent à nous faire profiter de ces beaux décors. Les scènes de soleil couchant et de crépuscule, et même les scènes de nuit éclairées à la bougie, sont vraiment réussies.



Mais Escaflowne réserve aussi sa dose d’action aux fans de mangas et de fantasy, poursuites à cheval, duels magiques, destructions à grande échelle, infiltration de ninjas, attaques de forteresses, etc. On ne s’y ennuie jamais. Le meilleur reste bien sûr la bataille finale à grands coups d’épées géantes entre les armures magiques qui détruisent tout autour d’elles !




On notera ici que c’est sur le plan des méchas que le design des personnages a le plus évolué par rapport à la série. Au lieu d’être des mélanges d’automates et d’armures de chevaliers, ils paraissent davantage organiques... ce qui convient parfaitement à l’Escaflowne qui vampirise le sang de son pilote pour avoir l’énergie de se mouvoir ! Pour les autres personnages, les évolutions sont vraiment légères, mais dans l’ensemble, le film est beaucoup plus soigné et détaillé. Van ressemble davantage à Ashitaka dans Princesse Mononoke, et certains personnages secondaires se sont affinés, semblant plus « stylisés » et ne ressemblant à vrai dire plus tellement à ceux de la série.



L’animation, quant à elle, sait être très fluide quand il le faut, mais use tout de même de toutes les techniques propres au manga pour avancer à l’économie... Tout est bien sûr question de mise en scène, et cela fonctionne très bien, car un bel effort est réalisé dès que le récit impose la mobilité. On a même droit à des expérimentations pour certains effets particuliers, un flash-back en noir & blanc aux contrastes très doux. Une très belle scène onirique utilise des dessins à peine esquissés à la manière des estampes traditionnelles, avec une animation par fondus enchaînés... Cette scène vraiment originale et visuellement inédite est à l’image de la poésie du film et assez touchante dans l’histoire, un pur moment magique de cinéma.



La musique symphonique est grandiloquente à souhait. Elle reprend les airs connus de la série comme les chœurs masculins dès que l’armure entre en scène, qui créent une ambiance grégorienne à la Carmina Burana. Mais à l’image de l’alternance entre poésie et scènes de combat au sein du film, la musique sait aussi ménager des plages plus mystérieuses et intemporelles, qui collent très bien avec ce monde parallèle.


La série étant passée en version française sur une chaîne cryptée, on peut donc espérer tôt ou tard un doublage du film. En attendant, la V.O. sous-titrée est très agréable et réserve des voix inimitables comme celle guillerette de Merle, la gamine-féline, ou celle d’outre-tombe du vilain sorcier Folken.



En conclusion, ce dessin animé est à voir, que l’on connaisse la série ou non, car même si l’histoire est globalement la même, le travail visuel effectué vaut le détour. Il saura vous charmer par sa poésie et vous défouler par ses scènes de combat, comme un conte pour adultes ayant conservé leur âme d’enfant.

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :

Réalisateur : Kazuki Akane

Pays : Japon

Année : 2000

Scénariste : Kazuki Sekine, Ryota Yamaguchi

Directeur de l’animation : Yasuo Otsuka

Animateurs principaux : Shôji Yawamori, Hajime Yatate

Compositeur : Hajime Mizogushi, Yoko Kanno, Inon Zur

Producteurs : Masahiko Minami, Minoru Takanashi, Masuo Ueda, Toyoyuki Yokohama

Durée : 1 h 38

Support : DVD Bandai édition ultime (2 dvd et 1 CD), en japonais et en anglais Dolby Digital 5.1, en japonais DTS 5.1, sous-titres anglais, format cinéma 1.85, format vidéo 16/9 compatible 4/3, NTSC zone 1, multiples suppléments

Article précédent | pret immobilier
The Tricky Master

Article suivant | credit immobilier
Wild Zero


Dans la même rubrique

My Name Is Khan
My Name Is Khan
Ong Bak 2
Ong Bak 2
IP MAN
IP MAN
Chocolate
Chocolate
La Momie - La Tombe De L'Empereur Dragon
La Momie - La Tombe De L’Empereur Dragon

Sur le Web : S'informer sur les conditions d'obtention de votre credit immobilier reste la première action à entreprendre avant d'aller consulter un courtier en pret immobilier afin de négocier le meilleur taux en connaissance de cause. Votre bien immobilier constitue l'investissement le plus important de votre vie. En cas de surendettement, plusieurs solutions de rachat de crédit ou de Crédit hypothécaire peuvent être envisagées. Le référencement naturel dans le secteur immobilier ainsi que du prêt immobilier a donné beaucoup d'abus. C'est de bonne guerre, le référencement payant est si prohibitif.

Articles les plus populaires

Shutter
Shutter
Dor
Dor
King Naresuan