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Ghost in the Shell 2 : Innocence

Ghost in the Shell 2 : Innocence

Après neuf ans, voici donc la suite tant attendue du chef-d’œuvre Ghost in the Shell de Mamoru Oshii (Avalon, Patlabor...). Comme à son habitude, le réalisateur sait nous surprendre en nous offrant un spectacle encore plus fort et encore plus grandiose que le précédent. Les festivaliers chanceux ont pu le découvrir cette année à Cannes, où il était présenté en compétition officielle, au milieu d’autres films de tout genre et de tous pays, et devant un jury international, ce qui nous montre une fois de plus l’impact du cinéma asiatique à travers le monde.

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« Gunfight » dans l’épicerie



Le Major Batou est donc de retour, hanté par un souvenir, celui de son ancienne coéquipière... Des crimes sont commis dans plusieurs quartiers de la ville. On parle de robots tueurs, mais personne ne sait réellement ce qu’il en est. Batou, agent de la section spéciale 9, arrive sur les lieux et commence son enquête. Étant moitié-humain, moitié-machine, il est équipé d’un système de repérage des robots. Fouinant parmi les cadavres, il découvre un androïde qui ne lui dit qu’une seule chose avant de se transformer : AIDEZ-MOI. Le major l’abat et se lance alors dans une quête de la vérité pour savoir qui est responsable de tout cela. L’être humain étant « servi » par des machines, ses investigations l’entraîneront dans le repaire de la Société Rox, fabricant de robots. Il assistera alors à la renaissance d’un « ghost »... L’homme devient-il esclave de la robotique ? Les automates réussiront-ils à exploiter leur propre intelligence et à se rebeller ?

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La cité vue du ciel



Mamoru Oshii va encore plus loin cette fois-ci en réalisant un film mêlant des images en 3D, comme on commence à en voir un peu partout, avec des dessins eux aussi en plusieurs dimensions. L’effet est réussi, et le souci du détail nous plonge au cœur d’un polar prenant de bout en bout. Certes, l’intrigue est complexe, tout comme dans le précédent volet, mais le but est atteint : nous captiver pendant 1 h 40, tout en nous offrant une histoire différente du premier. Moins politique que son prédécesseur, Innocence retiendra certainement davantage l’attention du public et devrait plaire à une grande majorité de personnes.

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Les inspecteurs mènent l’enquête



On notera des scènes exceptionnelles comme l’arrivée du véhicule avion-hélicopter-oiseau en images de synthèse, volant à travers des nuages de la même matière et une multitude d’oiseaux, qui donne un effet relief particulièrement réussi. Le combat dans l’épicerie est aussi devenu culte, présenté dans tous les « trailers », avec notamment Batou qui tire à travers les rayons du magasin en essayant d’éviter les humains malgré sa blessure au bras qui a déréglé son appareil de reconnaissance thermique, et les vitrines volant en milliers de petits éclats, chose encore inconnue dans le cinéma d’animation jusque-ci.

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Les robots



Du côté de la musique, pas de surprise, elle est encore signée par le cultissime Kenji Kawai, le compositeur favori de Oshii. Kawai reprend le thème qui a immortalisé Ghost in the Shell en le remaniant quelque peu, de façon à nous faire découvrir de nouvelles musiques tout en donnant l’impression de déjà les connaître. Cela est donc très efficace pour nous replonger immédiatement dans l’atmosphère futuriste du monde imaginé par Mamoru Oshii.

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Une qualité d’image exceptionnelle



Tout comme le premier opus, Ghost In The Shell : Innocence nous entraîne dans un monde futuriste qui nous rappelle une fois de plus le Blade Runner de Ridley Scott. Même style de ville (si ce n’est que l’action se déroule en plein jour), même ambiance et même embrouille policière sur fond de robotique. Un monde qui pourrait bien être celui de demain si l’on n’y prend garde. Un monde qu’il faut essayer de faire changer, évoluer, afin que l’homme ne pense pas devenir un maître qui aurait à sa disposition des androïdes pour le seconder dans toute sa vie... À méditer en famille ;-).

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Le sauvetage des robots



La présentation du film en salle donne lieu à un maximum de publicité pour la sortie en DVD de la première saison de la série Ghost in the Shell : Stand Alone Complex, réalisée entre-temps par Kenji Kamiyama (Blood : the Last Vampire, Jin-Rô), et qui reprend en version polar cybernétique les aventures de Batou. Faire d’une pierre deux coups, c’est super, surtout pour ce genre de cinéma réservé à un public connaisseur. Une occasion de le faire découvrir à un plus grand nombre. La série sert également à faire un lien entre les deux longs métrages. Les ciné-fans se rueront forcément sur les DVD.

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisateur, scénariste : Mamoru Oshii
Pays : Japon
Année : 2004
Directeur de l’animation : Toshihiko Nishikubo
Superviseurs de l’animation : Kazuchika Kise, Tetsuya Nishio
Concepteur des personnages : Hiroyuki Okiura
Concepteur mécanique : Atsushi Takeuchi
Directeur artistique : Shuichi Hirata
Compositeur : Kenji Kawai
Interprètes : Akio Ôtsuka, Atsuko Tanaka, Kôichi Yamadera, Tamio Ôki, Yutaka Nakano (voix japonaise)
Producteurs : Mitsuhisa Ishikawa, Toshio Suzuki
Durée : 99 min
Support : Dans toutes les bonnes salles de France à partir du 1er décembre 2004

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