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Kung hei fat choy

Kung hei fat choy

Comédie rigolote orientée vers les enfants, ce vieux film a des atouts qui peuvent intéresser les collectionneurs de curiosités bizarroïdes.

En effet, dès le début, on est surpris par cet astéroïde lumineux arrivant sur terre, qui survole Hong Kong en rallumant les lampadaires. Sur les enseignes à néon, on peut lire le générique qui s’illumine tout à coup... Puis on aperçoit une silhouette gesticulant dans la boule de lumière. Celle-ci s’écrase au sol en plein carrefour, creusant une profonde galerie ! Cette dernière traverse même un tunnel de métro de part en part, avant de se dissoudre en étincelles et de libérer un étrange personnage, à mi-chemin entre le sage chinois médiéval et le génie tiré d’une lampe magique.

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rencontre du troisième type


Ce dernier, réalisant la panique qu’il déclenche autour de lui, utilise ses pouvoirs miraculeux pour se dissimuler sous la forme d’une bouteille thermos ! Celle-ci sera récupérée par un petit garçon, fils d’un restaurateur en faillite. Le personnage reprendra forme humaine une fois en confiance. Accepté dans la famille comme un envoyé bénéfique des dieux, il entreprend d’améliorer leur sort, en commençant par aider le père endetté vis-à-vis du mafioso qui possède son fond de commerce...

Malheureusement, les triades le dénonceront aux autorités (un comble !) comme étant un extra-terrestre issu d’un OVNI, et on lui enverra même des chasseurs de fantômes tout droits tirés du Ghostbusters d’Ivan Reitman !

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« Ghostbusters »


Les effets spéciaux à l’ancienne (matte-paintings, maquettes, éclairs en dessins animés, etc.) ont un charme rétro qui rattrape la mise en scène poussive.

Seuls quelques rares morceaux de bravoure ont droit à une réalisation plus énergique, comme les batailles avec les ghostbusters (lasers à batteries dorsales y compris) ou cet adorable passage où le bon génie fait chanter et danser des jouets pour amuser l’enfant : Garfield le chat joue du piano, les peluches font les cœurs et des figures articulées de He-man (Musclor en France) réalisent un ballet devant un magique castelet à marionnettes.
Cette scène charmante est en plus la seule scène animée, en image par image, que j’ai vue dans tout le cinoche de l’ex-colonie britannique (d’ailleurs, si un lecteur connaît une autre séquence d’animation par un « Ray Harryhausen » chinois, qu’il me l’indique dans les commentaires, merci).

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charmante scène animée et musicale


La photographie n’est pas bien soignée, mais les éclairages offrent une lisibilité correcte dans les scènes nocturnes, sans autre souci esthétique.

Les décors ont l’air vrai (ils le sont sûrement d’ailleurs), et certains sont originaux comme l’asile de fous ou la grande surface rayon jouets, offrant des occasions de rebondissements appréciables.

Les costumes sont soit authentiques pour les personnages « normaux », soit totalement farfelus pour le héros (avec sa coiffe à antennes radar) ou les agents du gouvernement en combinaisons argentées anti-radiations.

La musique, par contre, est ringarde à souhait, insupportable par moment, simplement ridicule à d’autres (les thèmes héroïques par exemple), mais elle se rattrape avec cette chanson, si niaise qu’elle en devient amusante, genre « le monde est beau, la vie est belle », utilisée à plusieurs reprises, comme cette inénarrable chorégraphie finale de policiers en uniformes !

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encore une chorégraphie cocasse


Question acteurs, notons surtout la performance sympathique du garçonnet et les trois Européens « castés » uniquement pour leurs ressemblances physiques avec les ghostbusters, comme quoi n’importe qui peut démarrer une carrière à HK, même sans pouvoir dire un mot de chinois.

Kung Hei Fat Choy est donc un film un peu particulier, que je ne peux pas conseiller à un non-initié à l’humour hongkongais, mais qui peut par contre être apprécié par des connaisseurs pervers, les tordus qui, comme moi, considèrent que plus c’est débile, plus c’est bon !!!

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisateur : Dean Shek
Pays : Hongkong
Année : 1985
Interprètes : Dean Shek, Alan Tam, George Lam, Ben Ben, Ann Bridgewater
Scénariste : Raymond Wong
Directeur de la photographie : Henry Chan
Monteur : Tony Chow
Compositeur : Mahmood Rumjahn
Producteur : Karl Maka
Durée : 92 min
Support : DVD Universe Laser & Video, en cantonais et mandarin Dolby Digital mono, sous-titres anglais, chinois et bahasa malais, format « letterbox », NTSC toutes zones

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