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Nuvvostanante Nenoddantana

Nuvvostanante Nenoddantana

L’avis de Gorkita :

Premier film du chorégraphe tamoul Prabhu Deva, Nuvvostanante Nenoddantana est un véritable « hit ». Après cent jours sur les écrans d’Andhra Pradesh, le film est toujours troisième du box-office Telougou. Nuvvostanante Nenoddantana va donner lieu à un remake tamoul ’Something, Something, Unakkum Yenakkum’ avec Ravi et Trisha, et une version en langue Kannada est également en préparation. Qu’est-ce qui explique le succès de ce film au scénario pourtant classique ? Fraîcheur, sincérité et émotion, la formule magique des classiques du cinéma indien.

Nuvvostanante Nenoddantana est l’histoire du jeune Santosh (Siddarth), venant de Londres pour assister à un mariage en Inde. Là, il rencontre la délicieuse Siri (Trisha), et peu à peu, des sentiments naissent entre eux, « something-something » comme le disent les personnages. Bien sûr, les choses ne peuvent être aussi faciles, et les familles du riche Santosh et de la pauvre Siri s’opposent à cette union. Abandonnant tout, Santosh mène alors une vie de fermier à laquelle il n’est guère habitué, dans l’espoir de se faire accepter du très coriace frère de Siri (Sivarama Krishna). Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous, et pourtant...

Les amours impossibles font les beaux jours des auteurs en Inde et ailleurs depuis toujours. Quelques-unes des plus belles œuvres du cinéma et de la littérature sont basées sur cette formule, de Devdas à Roméo et Juliette en passant par West Side Story. En ajoutant les chansons syndicales, les scènes dans les champs et les rebondissements classiques, le châssis imposé au cinéma masala pourrait devenir lourd. Mais comme dans un Haiku, ces poèmes japonais à la forme canonique, le tour de force consiste à se renouveler dans le carcan de cette structure. Nuvvostanante Nenoddantana y parvient à la perfection. Le film est une perle qui vous emplit, le temps d’une projection, d’une aura de bien-être. Sans surprendre, c’est vrai, mais sans bousculer, Prabhu Deva nous livre un film chaleureux et tendre qui redonne ses lettres de noblesse au masala romantique rural, en passe de tomber en désuétude.

En trois heures, l’auteur peut se permettre de ponctuer son film de mille anecdotes. La petite figurine de cheval offerte à Siri par son frère, la maladroite servante qui renverse systématiquement tout ce qu’elle tient et ponctue ses phrases d’un double claquement de langue, les mésaventures de Santosh au milieu des bouses de vache... Chaque situation du film atteint son but, chaque détail donne corps et crédibilité aux personnages. Une intimité se crée alors entre les héros et les spectateurs : l’identification est totale.

Le réalisateur est superbement épaulé par un casting solide comme un roc. Siddarth est particulièrement impressionnant pour un tout jeune acteur. Déjà au côté de Trisha dans Aayutha Ezhuthu, il confirme ici son talent qui lui a valu d’être « casté » pour jouer Karan/Bhagat Singh dans Rang de Basanti. Trisha est toujours aussi pétillante, et ses mimiques raviront ses fans. Les deux valeurs sûres du film sont Srihari et Prakash Raj (époustouflant dans Iruvar), tous deux dans des rôles de durs qui se laisseront attendrir. Leur présence à l’écran est formidable. Sans roublardise, les acteurs délivrent des performances sincères et honnêtes, qui renforcent le sentiment d’attachement au film.

Difficile de croire qu’il s’agit du premier film de Prabhu Deva qui, comme Farah Khan, est un chorégraphe devenu réalisateur. Les chorégraphes sont très impliqués dans la réalisation des scènes chantées-dansées des films auxquels ils collaborent, et il semblerait que cela constitue une bonne école formant à la mise en scène. Les autres aspects techniques du film sont tout aussi satisfaisants : la photographie soignée est éclatante tout en évitant les surenchères de couleurs, le montage évite les longueurs. Les chansons enfin sont nombreuses et fort agréables à l’oreille, et les scènes chantées sont bien mises en images. Dans l’une d’elles, le réalisateur fait d’ailleurs une sympathique apparition auprès du héros.

Au final, Nuvvostanante Nenoddantana est un masala dans la plus pure tradition, particulièrement réussi, qui parle directement au coeur du spectateur. On ne peut qu’attendre avec impatience la prochaine réalisation de Prabhu Deva. Alors, si vous êtes prêt à vous laisser entraîner par une histoire d’amour à l’ancienne, précipitez-vous sur ce film !

Note de Gorkita : 9/10

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On ne s’improvise pas paysan aussi facilement !

L’avis de suraj :

Nuvvostanante Nenoddantana bénéficie d’un très bon scénario, qui touche toujours juste, et même s’il empreinte en long et en large au film hindi Maine Pyar Kiya (1989), il n’en demeure pas moins intéressant. On en retrouve l’idée générale, certains personnages et ressorts dramatiques, mais remaniés et adaptés au contexte actuel avec une bonne dose de comédie.

Le film traite en fond quelques points intéressants, il montre le retour d’un jeune élevé par de riches parents en Europe, qui retourne aux racines de son pays d’origine retrouver la valeur du travail et de l’effort - alors qu’il n’avait jusque-là jamais eu besoin de travailler pour manger. Les films actuels ont tendance à faire partir les Indiens à l’étranger, mais NvNv montre le contraire. La première partie est moderne et urbaine, mais tout de même assez traditionnelle puisqu’elle se déroule pendant un mariage, alors que la seconde est un vrai film de village, presque à l’ancienne, ce qui devient rarissime, même au Sud !

Toute la première partie raconte leur rencontre et les liens qui se tissent entre eux. Il y a une réelle sensibilité, avec beaucoup d’importance donnée à de petits détails ‘vrais’ qui rendent crédible et d’autant plus attachante leur relation, tout en évitant les longueurs. Les deux protagonistes sont remarquablement bien écrits, toujours justes, avec même une certaine profondeur. C’est de la relation entre eux que le film tire toute sa fraîcheur et son principal intérêt, plus que dans les ressorts dramatiques assez classiques.

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Les petit plaisirs simples de la vie...

Trisha et Siddarth forment en effet un superbe couple. L’alchimie entre eux est parfaite et attendrissante. Ils transmettent très bien la sensibilité dont peut faire preuve le scénario par moment. Siddarth avec son physique de jeune ordinaire fait merveille. Quant à Trisha, elle s’améliore, il faut dire qu’elle bénéficie d’un de ses rôles les mieux écrits avec celui de Varsham. Elle parvient maintenant à faire passer les émotions avec un certain naturel, et si on fait abstraction de son look de gravure de mode, elle est tout à fait convaincante en paysanne.

Son personnage est tellement développé qu’il volerait presque la vedette à Siddarth (elle est une véritable star en Andhra Pradesh) si celui-ci ne dévorait pas déjà l’écran. En effet, le titre du film fait référence à la chanson sous la pluie de son film Varsham qui fut un énorme succès. La fanfare au mariage en interprète le refrain, et des gens dans le train chantent ‘longa voni’ tirée du même film.

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Peu à peu il se fond dans le moule...

Quant aux chansons originales de Nuvvostanante Nenoddantana, elles sont toutes très belles, évidemment superbement chorégraphiées, mais surtout bien intégrées dans la narration, ce qui n’est plus si courant actuellement. Nous avons droit à plusieurs chansons de mariage ainsi qu’à de beaux refrains dans les champs, riches en couleurs, qui sont un ravissement pour les yeux (Trishaaa !) et les oreilles.

NvNv est donc une comédie romantique réussie, avec tous les ingrédients nécessaires pour être un divertissement de première classe : scénario efficace, interprètes, musiques et danses irréprochables... Il dose avec une telle maîtrise tous les ingrédients d’un classique à l’ancienne qu’il en devient un classique moderne à voir et revoir. Il fait l’effet d’un vent de fraîcheur dans le flot de films insipides actuels !

Note de Suraj_974 : 8/10

P.-S.

Fiche technique :
Réalisateur : Prabhu Deva
Pays : Inde (Telugu)
Année : 2005
Interprètes : Siddharth (Santosh), Trisha (Siri), Prakash Raj (Le père de Santosh), Srihari (Sivarama Krishna, le frère de Siri)
Scénario : Prabhu Deva
Dialogues : Paruchuri Brothers
Directeur de la photographie : Venugopal
Musique : Devi Sri Prasad
Chorégraphie : Prabhu Deva
Chorégraphie des combats : Vijayan
Producteur : M.S. Raju & Sumanth Art Productions
Durée : 160 min
Support : DVD Kad Entertainment, Format Anamorphic Widescreen, son Dolby Digital 5.1, sous-titres Anglais

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