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Pokiri

Pokiri

Pandu est un voyou travaillant pour un des gangs à la solde du chef mafieux Alibhai. Bien qu’élégant, il est impulsif, violent, et tuerait n’importe qui pour de l’argent. Autant dire qu’il est craint et respecté dans son milieu.
Un jour il a le coup de foudre pour la belle Shruti et c’est réciproque. Mais sans pour autant pouvoir cesser de l’aimer, elle est rebutée par sa violence perpétuelle, tandis que lui ne peut échapper à son milieu car dans le même temps il gravit peu à peu les échelons pour accéder à Alibhai.

Soyons clair, Pokiri est un massala dans toute sa splendeur : c’est-à-dire qu’on y retrouve tous les ingrédients classiques d’action, de romance et d’humour, agrémentés de belles chansons et de scènes d’actions percutantes. L’histoire est simple au possible, comme toujours c’est l’emballage qui fait la différence - et il est particulièrement réussi, à commencer par sa distribution.
Dans le rôle principal Prince Mahesh Babu est impressionnant de présence et de charisme. Il est la principale attraction du film. Que ce soit dans les scènes d’action, dans les scènes plus dramatiques ou dans les moments d’intimité, il est toujours juste - en comparaison à son rôle dans Athadu c’est le jour et la nuit. Il faut dire qu’il bénéficie d’un rôle beaucoup plus épais, car bien mieux écrit. Son personnage est crédibilisé par ses contradictions : incorrigiblement violent il a pourtant un minimum de principes, entre séduction, sourire enjôleur et violence sanglante, il porte un lourd secret - qu’on ne découvrira qu’à la fin.


L’acteur fait un véritable One Man Show, c’est bien simple à chaque scène où il apparaît il apporte un petit quelque chose qui nous scotche à l’écran. Il domine le film de toute sa classe, pourtant il a de la concurrence avec un acteur du calibre de Prakash Raj en méchant, ou même Ileana qui est la révélation du film. Elle forme un couple attachant avec Mahesh Babu. En plus d’être superbe, elle utilise juste ce qu’il faut de mimiques pour rendre son personnage mignon et attachant sans trop énerver.

Prakash Raj en Alibhai est comme toujours très bon, mais il joue parfois avec humour ce qui est sensé être un chef impitoyable... il aurait peut être mieux valu être complètement sérieux, comme son rôle dans Shakti ou même Gilli. D’autre part à force de tourner dans 20 films par an, son jeu et ses mimiques finissent par être prévisibles.
Dans l’ensemble le scénario est classique pour un film massala. Comparé à Athadu, le film précédent de l’acteur, Pokiri est beaucoup plus homogène et globalement plus réussi. Tout ce qu’on pourrait regretter c’est la fin un peu brusque, qui laisse en suspens le personnage de Shruti auquel on s’est attaché. Il aurait peut être fallu une sorte d’épilogue comme pour Athadu.

La mise en scène alterne Action-Romance en maintenant un bon rythme, qui aurait été encore plus efficace sans les scènes comiques totalement inutiles qui rallongent le film et ne sont d’aucun intérêt pour l’histoire. La première partie avec l’introduction des personnages et le début de la relation Shruti/Pandu est supérieure, rythmée par les meilleures chansons et quelques scènes d’action spectaculaires. On y trouve des passages marquants comme celui où Pandu et Shruti se retrouvent coincés dans un ascenseur. Passé l’entracte la seconde partie comporte quelques longueurs, souffre d’une baisse de rythme et l’histoire s’embrouille un peu avant un coup de théâtre énorme qui relance totalement le film jusqu’à un règlement de compte final de quinze minutes dans un entrepôt, à la mise en scène impressionnante.

Les scènes d’action sont spectaculaires, bien chorégraphiées, bien montées, et à l’image du film techniquement irréprochable. Elles sont « traditionnelles », c’est-à-dire qu’au lieu des effets spéciaux à la Matrix qu’on a pu voir dans Athadu, ici nous avons droit aux bons vieux combats acrobatiques des films du Sud, mais avec toute l’efficacité et le punch des techniques modernes. Les bagarres sont dominées par l’utilisation des armes à feu, alternées avec les armes blanches, le tout est orchestré de manière dynamique. Dans la lignée de ces qualités techniques, la photographie est tout aussi soignée. Elle retranscrit les bas-fonds de Hyderabad tout en restant grand public et regardable par tous - c’est-à-dire sombre, mais pas glauque pour autant. Les différentes scènes d’action sont réellement marquantes : le film s’ouvre sur une poursuite dans les ruelles qui se termine en une baston dans un entrepôt qui rappelle fortement le classique hindi Deewaar.


La musique est l’autre point fort du film. Sans jamais être indispensable elle est assez soignée pour régaler autant les yeux que les oreilles et se révèle finalement très appréciable. Il y a bien quelques chorégraphies de groupe où Pandu et sa bande s’excitent sur les percussions (Jagadame, moyenne), mais ce sont les chansons mélodieuses voire romantiques qui dominent. La très belle Gala Gala, où Pandu et Shruti se retrouvent sur une plage thailandaise est superbement mise en image. Dole Dole aux accents R’n’B teintés de tablas traditionnels est sensuelle à souhait, et doit beaucoup de son charme à celui d’Ileana. Enfin Ipadikinta, l’item number très ‘dancehall’ est plutôt destiné aux fans masculins de la sculpturale danseuse Mumait Khan.

En somme même s’il accumule petits défauts et longueurs, Pokiri est dans son genre un film très efficace, qui remplit à plein régime son rôle de divertissement grâce notamment à sa perfection technique. Il est à voir pour son couple principal et surtout la prestation magnétique de Mahesh Babu, qui illumine le film de toute sa classe. C’est sûrement sa meilleure prestation à ce jour.
Le public ne s’y est pas trompé puisqu’il a remporté un succès énorme au Box-Office telugu : sorti en avril 2006, il est resté des mois sur les écrans et a atomisé tous les records d’entrées pour un film telugu, détenus jusque là par la megastar Chiranjeevi et son Tagore. Après le succès également très important de Athadu, l’acteur Prince Mahesh Babu est en passe de devenir la superstar du cinéma Telugu. Déjà idole de la jeunesse depuis ses premiers films, d’où son surnom de Prince, avec Pokiri il a conquit tout les publics. Son film est resté à l’affiche jusque dans les plus petites villes de campagne, ce qui est un véritable tour de force à l’époque de la piraterie massive, et quand on sait qu’ils sont diffusés à la tv quelques semaines après leurs sorties en salles !

Face à ce phénomène les producteurs tamouls ont acquis les droits du remake, ce qui ne l’a pas empêché de cartonner dans les salles de Madras pendant plus de 50 jours, même en version originale non sous titrée !
En 2007 un clone tamoul réalisé par l’excellent chorégraphe Prabhu Deva, avec Vijay et Asin reprenant les rôles principaux, a vu le jour. Sorti mi janvier il marche lui aussi très fort, et on parle désormais d’un remake en Hindi à Bollywood.

P.-S.

Fiche technique
Année : 2006
Pays : Inde (Telugu)
Réalisation : Puri Jagannath
Scénario : Puri Jagannath
Musique : Mani Sharma
Paroles :Viswa & Bhaskarabhatla
Acteurs : Mahesh Babu, Ileana, Prakash Raj, Nasser & Mumaith Khan
Chorégraphe des combats : Vijayan
Chorégraphes : Raju Sundaram, Kalyan, Nobel
Directeur de la Photographie : Sham K Naidu
Producteur : Puri Jagannath & Vaishno Academy
Support : Dvd Kad Entertainment Imagilight, 16/9e, All Zones NTSC, Sous titres anglais.

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