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Rétrospective du cinéma mongol

Rétrospective du cinéma mongol

Le cinéma mongol en quelques dates :

1903 : première projection de films
1921 : aide financière des Soviétiques pour la réalisation de films dans une capitale rebaptisée Ulan Bator (« héros rouge »)
1923 : création des studios Mongol Kino servant à l’éducation des masses
1938-1989 : 350 longs métrages sont produits
1989 : l’aide financière des soviétiques pour les films prend fin, et plusieurs jeunes réalisateurs tel Binder (et son film Le Lien Maternel en 1992) se produisent désormais indépendamment.

Films visionnés à l’auditorium Guimet (Paris) :

Le Réveil (SERELT) (1957) de S. Gueden

Purvjav, professeur de médecine, a étudié la médecine traditionnelle auprès d’un vieux lama. Un jour, une doctoresse russe vient s’installer dans leurs contrées et elle peine à obtenir la confiance de la population bien qu’elle y parvienne au bout de plusieurs mois.
C’est alors que la sœur aînée de Purvjav tombe gravement malade, et sa famille préfère la faire soigner par un lama.

Il s’agit des difficultés d’acceptation de l’autre, celui qui est différent mais pourtant tellement proche. Un hymne à la tolérance où se côtoient la modernité et la tradition.

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Le réveil


Le Tamir Limpide (TUNGALAG TAMIR) 1970 de R. Dorjpalam

Dans la Mongolie des années 20, c’est l’histoire d’un homme qui, victime de son honnêteté, se voit licencier par son patron. Il part alors avec femme et enfant à la recherche d’un nouveau travail. Il arrive chez un riche éleveur et devient son serviteur. Cet éleveur lui fait subir toutes sortes d’humiliations, contre lesquelles il se révoltera.

C’est toute la condition humaine dont il est question à travers cette fiction, les arcanes de la domination et les luttes qui sont, pour certains, libératrices et, pour d’autres, sclérosantes à travers le pouvoir et sa confiscation.

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Le Tamir Limpide


L’aigle fier, le lutteur (GARID MAGNAI) (1983) de J. Buntar

L’histoire se déroule au XIXe siècle. Le jeune Delaï Tseren désire être initié à la lutte traditionnelle mongole. Il parcourt toute la Mongolie et rencontre enfin celui qui acceptera d’être son maître, Ochin Zaan, un célèbre lutteur. À l’occasion de la fête traditionnelle des lutteurs, Delaï tombe amoureux de la belle Udval, malheureusement déjà promise au fils d’un riche seigneur.

Une fresque sur le courage, l’accomplissement, l’amour contrarié et le joug des traditions dans la Mongolie d’autrefois, mais aussi des personnalités complexes et subtiles qui nous sont dépeintes par, en outre, une interprétation très authentique du lutteur Delaï.

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Le lutteur


L’ombre (Suuder) 1986 de B. Baljinnyam

Dans la Mongolie des années 30, Tsevel, jeune veuve, vit avec son fils Santag et entretient une relation amoureuse avec Dougar, meilleur ami du défunt mari. Tsevel projette de vivre désormais avec Dougar, mais Santag s’y oppose fermement, persuadé que Dougar a tué son père pour prendre sa place auprès de la jeune femme.

Sur fond de guerre civile, les conditions de vie de l’époque sont rendues plus ardues pour la jeune veuve qui essaie de reconquérir son statut de femme mariée et de fournir un père de substitution à son fils, dans une société encore très sensible aux préjugés et autres qu’en-dira-t-on. Ce sont toutes ces tensions larvées qui tissent le fil directeur de l’intrigue, teintée de souffrance, dénominateur commun à tous les personnages.

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L’ombre


Le lien maternel (KHUIN KHOLBOO) (1992) de J. Binder

Tovuu épouse Yangin. Burmaa, son amie d’enfance, est très affectée par ce mariage et perd accidentellement la vue. Tovuu décide de lui faire un enfant afin qu’elle ait quelqu’un pour veiller sur elle plus tard. Mais Burmaa n’a pas les moyens d’élever cet enfant. Elle le confie donc à Tovuu et part vivre ailleurs. L’épouse de Tovuu s’occupera de l’enfant comme s’il était le sien.

C’est un thème universel qui est revisité ici, celui de l’amour maternel inconditionnel, mais aussi de l’amour d’un homme pour deux femmes qu’il chérit à sa manière de façon tout aussi intense, et c’est au final un amour fédérateur dont le vecteur est cet enfant, lui qui réalise un petit « miracle » en réconciliant les trois adultes.

Molom (1992) de Marie Jaoul de Poncheville : documentaire-fiction

Molom, conte mongol, est un avant tout un conte initiatique : celui de Yönden, élevé par les loups et recueilli par Molom, un vieux sage qui va lui enseigner les clés de la connaissance. Yönden deviendra lui aussi chamane.

C’est un conte documentaire initiatique, où la vie de tous les jours devient quasi héroïque et où, à travers l’errance, les péripéties sont retranscrites au travers d’un milieu qui demeure hostile. Yönden devra opter pour la voie du nomadisme, celle de pèlerin ou l’étude religieuse. En ajoutant un côté mystique aux vicissitudes de ces existences du bout du monde, ce conte en sort transcendé, et il n’est pas difficile de quitter son fauteuil, tant les paysages sont sublimes, pour rejoindre nos héros à travers leur quête, celle de la sagesse intérieure.

Yönden (2002) de Marie Jaoul de Poncheville : documentaire-fiction

La réalisatrice de Molom nous conte dix ans plus tard l’histoire de Yönden, aujourd’hui âgé de 17 ans, qui a perdu Molom (incarné par Tsedecol). Elle a conservé le contact avec Yönden grâce au docteur Alain Canterol, qui soigne les nomades de Mongolie. Aujourd’hui, Yönden habite la région du Khangaï du Sud près de Kharkhorum et est désormais chef de famille. Il rêve d’indépendance, de mener ses propres troupeaux, de posséder sa propre yourte. La réalisatrice filme son amour naissant avec Khoorlo. Yönden assiste aussi le Docteur Canterol lors de la traversée de la caravane médicale. Il participe à la récolte du foin, qui sera entassé dans la grange et qui servira à nourrir le troupeau durant l’hiver, aidé de ses amis nomades. La réalisatrice et Yönden se quittent en promettant de se revoir peut-être en France dans les Cévennes chères à Marie-Jaoul de Poncheville. Ainsi, elle pourra continuer, comme elle le dit elle-même, à « transmettre ses rêves » et à nous les faire partager.

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L’histoire du chameau qui pleure


L’histoire du chameau qui pleure (2003) de Byambasuren Davaa (Даваагийн Бямбасүрэн)

Une famille de nomades aide une chamelle à mettre bas. Cette dernière se désintéresse du petit, et la tradition postule qu’un violoniste tente de réconcilier la chamelle et son petit grâce à la musique.

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C’est la question de l’intérêt maternel, tant chez l’animal que l’humain, qui est mise en exergue dans ce film-documentaire-fiction. La méthode utilisée pour attendrir la chamelle au milieu de ces steppes arides du désert de Gobi a quelque chose d’improbable, voire de surréaliste, mais pourtant la magie opère. Les réalisateurs, qui ont fait leurs premières armes à la Hochschule de Munich, ont voulu nous transmettre un aperçu de cet imaginaire que recèle encore la Mongolie où le chamanisme côtoie le bouddhisme.

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Le chien jaune de Mongolie


Le chien jaune de Mongolie (2006) de Byambasuren Davaa (Даваагийн Бямбасүрэн)

En Mongolie du Nord, Nansal, fillette de 6 ans, recueille un chien. Son père la somme de les en débarrasser, persuadé que ce chien va leur porter malheur. Un jour, la famille nomade doit déménager, et Nansal, qui avait caché son chien, est contrainte de l’abandonner sur place. Son père accepte de recueillir l’animal quand il apprend que celui-ci a sauvé le dernier-né de la famille d’une attaque de vautours.

Fresque simple sur une famille où le superflu n’est pas de mise, sur le nomadisme et sur les conditions de vie certes rudes, mais empreintes de solidarité. En clair, hymne au retour des choses simples, à l’enfance heureuse. Cette fiction-documentaire tirée d’un conte se déroule avec une certaine lenteur, peut-être pour rappeler la douceur de vivre qui hante ces grands espaces.

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