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Seven Swords - autre opinion

Seven Swords - autre opinion

Seven Swords, un titre qui résonne comme un énième écho des Sept samouraïs et qui, évidemment, laisse espérer beaucoup de choses. Comme c’est Tsui Hark qui se met aux commandes, les fans trépignent d’impatience. Qu’en est-il réellement ? Le génie de ce Spielberg asiatique s’est-il renouvelé ?

La mode est viscéralement aux films de costumes, et Tsui en est l’un des artisans les plus véhéments. Il est à l’origine de beaucoup de titres qui ont enchanté l’Occident, on peut citer Histoire de fantômes chinois (en tant que producteur), Green Snake, l’obscur Zu, Warriors from the Magic Mountain et sa suite Zu, The Legend, ainsi que The Blade. Aujourd’hui, face à Hero et au Secret des Poignards Volants, Tsui Hark brandit à nouveau le sabre !

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Le grand méchant
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Ses sbires

Par Seven Swords, il souhaite certainement proposer sa vision du film de sabre comme il l’avait fait auparavant avec The Blade qui s’est frayé un chemin dans le cinéma de cape et d’épée et s’est taillé une réputation de film culte, grâce surtout à l’audace de sa mise en scène. Les premières images de Seven Swords nous prouvent effectivement que ce film se démarque nettement d’une production à l’image léchée comme Hero ou Les Poignards... C’est donc du côté de Blade que Seven Swords va tendre sans vraiment pousser jusqu’à l’extrême sauvagerie de ce film. Après tout, Seven Swords doit nous montrer sept héros, sept artistes martiaux qu’il faut admirer et non fuir. Il convient donc de les magnifier un tant soit peu. Pour rendre des héros très « héroïques », il faut d’abord mettre en place des méchants très « vils ».

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Sa victime

Fort du constat précédent, le film commence très rudement par des méchants tuant des innocents, habillés dans des costumes de cuir noir qui feraient frémir Darth Vader. L’époque Ming cède la place à celle des Mandchous. Ces envahisseurs se mettent en tête d’exterminer tous les pratiquants d’arts martiaux pour étouffer dans l’œuf toute menace. Quand une troupe de mercenaires dirigée par un général sanguinaire décide de raser un énième village d’artistes martiaux, sept épées sortent de leur sommeil et descendent de la montagne : les Seven Swords. Cela s’annonce comme une réjouissance d’autant plus grande que la musique - une espèce de rythmique militaire bien maîtrisée (merci à Kenji « Ghost in the Shell » Kawai) - accompagne les étranges épées aux formes gothiques. Un souffle épique commence à gonfler nos poumons.

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Les Sept épées
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... de profil

Le temps passe, et on se rend compte que l’engouement du début ne prend pas du tout. On se trouve embarqué dans une espèce de course-poursuite « à la Musa » sans avoir l’effet dramatique assez réussi du film coréen. Les méchants décrits plus avant comme de dangereux individus finissent rapidement en morceaux, ce qui mine l’angoisse qu’ils pourraient distiller. Même si, par moments, Tsui Hark nous arrange larmes et quelques drames, ce scénario facile ne peut nous satisfaire.

Qu’en est-il des affrontements martiaux ? Avoir Donnie Yen, l’acteur artiste martial, parmi les Seven Swords peut garantir à coup sûr le succès des scènes. Néanmoins, il faut avouer qu’on n’exploite pas ses qualités au maximum. On ne parvient même pas à le filmer à sa juste valeur. D’ailleurs, la plupart des scènes d’affrontement se calque trop sur la violence chaotique et graphique de The Blade sans que cela ne soit justifié ici. Là où The Blade touche, Seven Swords ne fait aucunement mouche. Il est loin le temps des combats anthologiques que nous avait concoctés Tsui Hark pour Il était une fois en Chine. Les affrontements demeurent cependant d’un degré technique élevé. Mais nous ne sommes pas conquis, difficile de ne pas le souligner. Même le combat de fin semble « raté » malgré de bonnes intentions et quelques idées rafraîchissantes. Pourquoi ce ratage inhabituel de la part des maîtres de la chorégraphie ? Une façon de filmer insolite et des plans de coupe trop rapprochés, qui empêchent de voir le mouvement, suffisent à laisser le spectateur sur le banc. Un comble ! En effet, le cinéma d’arts martiaux chinois est connu pour sa maîtrise de l’espace et du mouvement ! Ici, tout mouvement gracile est brisé par les haillons inesthétiques des acteurs. Le montage « épileptique » de clips vidéo nous fait décrocher totalement. Manchons, foulards et franges, tout déborde. Comment voulez-vous qu’un artiste martial puisse encore exécuter des bonds majestueux avec ses chiffons froufroutants ? Où sont passés ces claquements sonores d’étoffes qui nous montrent la force et la maîtrise d’un artiste martial quand il exécute un mouvement ? Cela est d’autant plus dommage que c’est Lau Kar-Leung (alias Liu Chia-Liang), une légende vivante des arts martiaux, qui s’est attelé à la direction de la chorégraphie tout en étant présent à l’écran aussi !

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Des scènes d’amour avec un peu de nu...

Que reste-t-il à Seven Swords ? Quelques beaux paysages tournés en décors naturels en Chine dans la région de Xinjiang. Mais aussi des acteurs qui veulent y croire et élèvent malgré eux le film à un certain niveau. La part belle est donnée à Donnie Yen et elle est méritée. Celui-ci obtient enfin la possibilité de jouer autre chose qu’un méchant ou un second bras. Il se permet même le luxe de jouer un Coréen ! Et dans cette aventure, la belle actrice coréenne Kim So Yeon lui donne le change ! Si Leon Lai essaie de briller à côté de Donnie, les autres épées sont tout bonnement dans l’ombre, faisant presque de la figuration ! Peut-être que Tsui Hark les développera dans la suite de la saga ? En effet, le réalisateur ne s’en tiendra pas qu’à ce seul film apparemment. Il n’aura pas de mal à se bâtir d’autres récits tirés d’un classique de Liang Yu-Shen.

Seven Swords demeure décevant face à l’esthétisme poussé d’un film comme Le Secret des Poignards Volants. Le long métrage de Tsui Hark ne sait sur quel pied danser. À certains moments, il s’embellit (visage bien exposé, cadrage précis), à d’autres, il se brouillonne (lumière naturelle, grains de photo, visage filmé dans la pénombre). Il est certainement à l’image de son réalisateur en perpétuelle recherche. Il est même probable que le second métrage soit une réussite, qui sera le fruit du travail sur celui-ci !

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Les fameuses épées

Lire une autre opinion sur ce film : Seven Swords

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisateur : Tsui Hark
Pays : Hong-Kong
Année : 2005
Interprètes : Leon Lai, Charlie Cheung, Donnie Yen, Yi Lu, So-Yeom Kim
Scénariste : Tsui Hark, Chi-sing Cheung
Compositeur : Kenji Kawai
Directeur des combats : Wei Tung
Producteurs : Tsui Hark, Nansun Shi, Cheng Yun
Durée : 154 min
Support : DVD et VCD en import Asie, sortie cinéma en France le 30 novembre 2005

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