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Le cinéma de Bollywood semble avoir le vent dans les voiles. Voilà qu’il sort des festivals pour entrer en salle. Une seule salle peut-être, mais on ne dira pas non ! C’est d’autant plus heureux que le succès remporté par les films devrait encourager les distributeurs (à Montréal).

Voici donc Shakti. Après un Mariage des moussons plutôt festif et un Devdas raté mais somptueux à voir, voici un drame violent. L’histoire est celle de Nandini (Karisma Kapoor), une Indo-canadienne qui se rend avec son fils et son mari dans la famille de dernier, dans un coin désertique de l’Inde, où règne une guerre de clans. Dans ce climat hostile à plus d’un égard, Nandini se battra pour sauver son fils de ce monde de violence.

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Un instant de bonheur...

Ce Jamais sans ma fille version indienne apparaît d’abord comme un film bâtard. Mais je me rends bien compte que les films de Bollywood doivent satisfaire à certains critères. D’abord celui du temps - le film dure trois heures - qui fait qu’on a droit à des scènes bien inutiles ; ensuite, le ressort comique - le drame ne peut être entier. Bien entendu, il y a les chansons et les danses... qui paraissent cependant plutôt mal venues ici.

Pour ce qui est du temps, je ne l’ai pas senti passer malgré certains agacements, car le drame est fort. Nandini est une jeune femme moderne projetée dans un univers féodal, violent et machiste. Elle est décidée à ne pas s’en laisser imposer. Il faut la voir s’opposer à son beau-père ! Un démon sanguinaire ! J’ai eu un peu de mal à adhérer à cette image horrible. Le chef du clan, Narsimha (Nana Patekar), qui doit s’occuper de 40 familles et 400 âmes, a plutôt une bonne tête et il n’est que le produit de son milieu. Il reflète l’éducation qu’il a reçue et qu’il a voulu transmettre à son fils, et qu’il voudrait maintenant inculquer à son petit-fils. Rien de plus naturel pour lui, mais rien de plus répréhensible aux yeux de sa belle-fille.

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Le terrible Narsimha

Celle-ci est une femme qui se tient debout. Certes, elle agit avant tout pour son mari, dont elle partage l’idéal pacifiste, et surtout pour son fils. C’est peut-être la mère qu’on voit se battre, mais son cran et sa détermination insuffleront du courage aux femmes de la famille, à commencer par sa belle-mère. Celle-ci saura dire son fait à son tyran de mari, dans une longue tirade où elle souligne bien qu’en trente ans d’esclavage, elle n’a jamais rien demandé, mais réclame une chose aujourd’hui... Comme d’autres femmes, les Indiennes ont encore une longue route devant elles...

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Un violent affrontement

En ce qui a trait à au ressort comique, il y a bien la première partie plutôt légère, sinon, il y a l’introduction d’un élément comique en plein drame, élément comique qui n’est nul autre que l’incontournable Shah Rukh Khan, dans un rôle court mais déterminant de cabotin héroïque, un « rôle dynamique » comme il est dit au générique... Les premières apparitions du sieur Khan sont d’autant plus déroutantes qu’elles se produisent à un moment particulièrement tendu et violent. Pour inopiné que soit le numéro musical qui survient, on comprend aisément qu’il est inséré là pour relâcher la tension. Néanmoins, cet élément comique était-il absolument nécessaire ?

Quant à l’aspect musical, on ne peut dire que ce soit une réussite. Une chanson en fond et une interprétée accompagnent des images plutôt désolantes. La deuxième chanson était en fait l’occasion idéale de résumer en un retour en arrière toute la partie canadienne du début (et de nous l’éviter ainsi). Le numéro musical au domaine familial est le seul qui s’inscrit plus naturellement dans le récit.

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Devdas et Paro enfin réunis !

Et pour le visuel, la première partie canadienne est plutôt fade, et j’ai cru à prime abord me retrouver dans un vieux film ! Les couleurs s’animent pour devenir plus chaudes dans la partie indienne. Humm... Sinon, on a droit à tout, gros plans sur les yeux écarquillés de miss Kapoor, panoramiques et même ralenti de balles à la Hongkong...

Mais, finalement, le réalisateur veut-il nous amener quelque part ? Il semble que non. Il ne tranche finalement ni pour une partie, ni pour l’autre, reconnaissant et violence et pacifisme.

Ce qui est par contre intéressant, ce sont les commentaires des spectateurs indiens. Ce serait un film à voir pour les Indiens de la diaspora, car, mis à part la guerre de clans, le drame que vit la jeune femme n’est pas le fruit de la fiction... Et on frissonne à lire que les spectateurs à Mumbay, des citadins donc, applaudissent le chef de clan quand il « crache » sur les femmes...

P.-S.

Fiche technique :
Réalisateur, scénariste : Krishna Vamsi
Pays : Inde
Année : 2002
nterprètes : Karisma Kapoor, Sanjay Kapoor, Nana Patekar, Deepti Naval, Shah Rukh Khan
Directeur de la photographie : S. Sriram
Directeur artistique : Priten Patil
Compositeur : Ismail Darbar
Parolier : Mehboob
Chorégraphe : Ganesh Acharya et Shankar
Producteur : Sridevi Kapoor
Durée : 180 min

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