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Spiritual Trinity

Spiritual Trinity

Cette « histoire de fantômes chinois » est l’exemple parfait du wu xia pian fantastique dont la représentation des combats (à base d’effets de câbles et de montage) a poussé, en son temps, Bruce Lee à réinventer le film de kung-fu !

De fait, ici, peu importe le réalisme, on nage en pleine suspension de crédulité du spectateur ou on passe son chemin. Les affrontements ne sont que des gesticulations désordonnées, du mouvement chaotique devant l’objectif, monté de façon épileptique. C’est l’effet cinétique avant tout qui est recherché, une excitation des sens, et non une quelconque illustration de performances martiales ou acrobatiques.

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des costumes « folkloriques » !

Mais cela est secondaire, puisqu’il s’agit d’une histoire d’épouvante, traitée cependant sur un mode humoristique (mélange des genres oblige !). Les scènes d’aventure n’occupent qu’une faible proportion du métrage.

Il est question d’une revenante dont l’âme est scindée en trois parties, d’où le titre, et que les deux héros, moines taoïstes, vont devoir réunifier. Mais l’affaire se corse avec l’intervention d’un démon qui va posséder notre gentille fantôme pour lui faire commettre des vilenies... L’un des deux prêtres exorcistes prendra le parti de la défendre pour ne combattre que le démon, tandis que l’autre, plus intégriste, ne veut pas faire dans le détail !

Bien sûr, plein de personnages secondaires rigolos (ou mongolos, c’est selon...) compliqueront tout ça par leurs interactions du style théâtre de boulevard : le jeune inventeur épris du revenant, le serviteur gaffeur, la femme d’un moine, la fille de l’autre, etc.

L’humour n’est pas très fin. C’est plus proche des Charlots que des Monthy Pythons, et on est très loin de la subtilité d’un Stephen Chow. Les gags sont à l’image de ce gros moine qui se gamelle, parce que son échelle craque sous son poids, et que sa compagne fait rebondir contre le plafond en voulant le retenir d’un coup de fourche dans le derrière !

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des effets très spéciaux !

Le gros est joué par Kent Cheng (Crime Story, Il était une fois en Chine, etc.), et l’intégriste, par Lam Ching-Ying (le vrai, le seul, l’unique Mr. Vampire). Ils en font des tonnes, mais les acteurs secondaires sont pires qu’eux, donc l’honneur est sauf.
Malgré sa dentition proéminente, le méchant de ce film est véritablement démon plutôt que vampire, car il ne se déplace pas en sautillant les bras tendus selon la tradition chinoise, mais vole en tous sens en crachant des flammes.

La photographie est simpliste, l’image est soit orange, soit bleue : orange, c’est le jour, le chaud, les intérieurs, les vivants ; bleu, c’est la nuit, le froid, les extérieurs, les fantômes.
Décors et costumes sont ringards, les armes faisant vraiment toc. Seules quelques rares scènes aériennes câblées apportent le minimum de poésie infantile requis pour oublier le kitsch de la production.

La musique fait encore plus fort... Tout d’abord, je me suis dit « c’est marrant, ça me fait penser à Prince des ténèbres de John Carpenter, ils ont dû fortement pomper, les sagouins... » Puis, je me suis rendu compte que c’était tout simplement LA musique de Carpenter telle quelle ! Le plus marrant, c’est la chanson accompagnant l’entraînement du prêtre vindicatif. Elle atteint des sommets de débilité, plus hilarante encore que le rap de Wu Ma dans Chinese Ghost Story.

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quelques scènes où la poésie mystérieuse l’emporte sur le grotesque...

Les effets spéciaux sont réalisés en surimpressions de dessins animés (flammes démoniaques, éclairs, yin & yang sacrés, rayons magiques, lames luminescentes, etc.), et cette simplicité est plutôt rafraîchissante en notre époque du tout numérique. Ici, la magie n’essaie pas d’être « réaliste », et c’est tant mieux. Place au rêve !

Le combat final vaut son pesant de cacahuètes tant il condense tout ce que j’ai décrit plus avant, en une frénésie qui culmine dans une tornade de grabuge fou (je sais, ça ne veut rien dire, mais c’est comme le film, voilà) !!!

P.-S.

Réalisateur : Ng Min-Kan
Pays : Hongkong
Année : 1991
Interprètes : Kent Cheng, Lam Ching-Ying, Pauline Wong, Gigi Lai, Kam Siu-Lung, Bonnie Fu Yuk-Jing
Scénariste : Lee Gwing Gaai
Directeurs de l’action : Hsiao Ho, A Ang
Producteurs : Kent Cheng, Gam Cheung-Kuen
Durée : 90 min
Support : DVD Winson, en cantonais et mandarin, sous-titres chinois et anglais, plein écran 1:33:1, NTSC toutes zones

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