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Twinkle, Twinkle Lucky Star

Twinkle, Twinkle Lucky Star

Imprévisible comédie non sensique, ce film amusant est encore une variation sur le thème des jeux d’argent si prisé à Hongkong, déclinaison fantastique cette fois et même mythologique, puisque c’est carrément le dieu du hasard et de la chance qui en est le héros !

Le film démarre effectivement dans les cieux, au paradis, et annonce tout de suite le ton décalé du récit puisque, au détour des nuages colorés, on croise aussi bien Superman que les divinités ancestrales chinoises qui attendent qu’un feu de signalisation leur donne le droit de voler en priorité. Notre héros a beau être le dieu de la chance, il semble ne pas en être beaucoup pourvu lui-même, car l’élue de son cœur en aime un autre : c’est une fée qui lui préfère un ange musclé (joué par Michael Wong), sur sa belle moto volante conçue en nuages.

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un héros divin



Or, s’aimer est interdit au paradis (celui-ci n’est pas aussi bien qu’on le dit apparemment !), et le couple sera condamné par les autres dieux à s’incarner en humains mortels sur Terre. En cherchant à défendre celle qu’il aime en secret, le héros est lui aussi puni et doit aller sur Terre se faire aimer d’une femme pour avoir droit de revenir au paradis. Seulement ses pouvoirs magiques seront diminués, et il ne pourra exaucer que trois vœux par jour. S’il dépasse ce quota, il deviendra humain comme les deux autres. Arrivé sur Terre, il est pris en charge par une jeune fille qui le vénérait en tant que dieu, une masseuse professionnelle qui est aussi une joueuse invétérée de mah-jong. Bien sûr, il entreprend tout pour se faire aimer de la réincarnation de sa fée préférée, devenue une organisatrice de compétitions de jeux, toujours amoureuse de Michael devenu, lui, un chanteur pop à succès.

La réalisation est banale pour un film de cette catégorie, c’est-à-dire qu’elle exagère des stéréotypes de mise en scène en vigueur dans d’autres genres cinématographiques, en fonction des influences caricaturées. Ainsi, un moment ressemble à du wu xia pian, un autre à du polar, etc., mais en gardant bien sûr des codes visuels archi-connus, pas en innovant, pour se concentrer sur les aspects burlesques. La photo est classique elle aussi.

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tiercé gagnant



Côté décors, on a droit par contre à quelques bons délires, comme ce paradis en nuages cotonneux ou la caverne du « faiseur de couples », un dieu chargé de relier les noms des hommes à ceux des femmes par de multiples fils rouges, ce qui fait ressembler son antre à une toile d’araignée anarchique, ou encore le studio de télévision où se déroule le tournoi final de jeux, avec ses chaises suspendues verticalement, qui changent d’altitude en fonction des points obtenus par les concurrents.

Les costumes aussi sont rigolos, surtout quand ils cherchent à évoquer quelques personnages connus de films américains et chinois, ou de jeux vidéo. On croise ainsi Superman dont le S est remplacé par des caractères chinois, James Bond, Jean Reno dans Léon, le Swordsman, Bruce Lee, Wong Fei Hong, ainsi que deux personnage du jeu Full Contact. À part ces derniers et Superman, les autres ne font qu’une apparition dans un générique final totalement gratuit, où l’on a voulu manifestement se faire plaisir. C’est d’autant plus décevant que toute la décoration de la pochette du VCD est faite sur ces personnages et de nombreux autres qui n’apparaissent même pas dans le film, comme Super Mario ou Bison. C’est pas beau ça, la publicité mensongère !

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les « bad guys »


Hormis cette petite malhonnêteté, le film tient plutôt ses promesses, nous faire sourire (j’ai pas dit s’esclaffer de rire), en offrant aux amateurs (nombreux donc à HK) des scènes de tiercé aux courses (où le héros parle aux chevaux et participe sur une vache), les sempiternelles scènes de mah-jong, ainsi qu’un quiz télévisé présenté par Eric Tsang dans son propre rôle (peut-être fait-il réellement cette émission à la télé). On trouve aussi quelques effets spéciaux stupéfiants de débilité, comme ce type qui se fait transformer avec le cul sur la tête et se balade ensuite avec un slip en guise de chapeau, ou un autre à qui le héros fait avaler une brique de lait en carton, lui déformant les joues de façon parallélépipédique !

Bref, un film sympa pour ses excès (genre Michael Wong transformé en homo fofolle par un philtre d’amour), malheureusement trop rares dans un flot bavard et répétitif qui, une fois encore, ne pourra séduire que les amateurs de ce genre bien particulier.

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« God of gamblers style »


P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisateur, scénariste, producteur : Wong Jing
Pays : Hongkong
Année : 1996
Interprètes : Anita Yuen, Christy Chung, Michael Wong, Chan Pak-Cheung, Kenny Bee, Law Kar-Ying, Francis Ng
Chorégraphe : Deon Lam Dik-on
Durée : 94 min
Support : VCD Mei Ah, en cantonais et mandarin, sous-titres anglais et chinois, NTSC, catégorie IIA

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