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Vampire Hunters

Vampire Hunters

Un agréable divertissement, qui ne va pas sans nous rappeler le film mythique Histoire de fantômes chinois, mais rien de moins, rien de plus. Mis à part Anya, pour qui le futur « stellaire » semble plus prometteur, il n’y a aucune grande vedette dans cette production, mais plutôt quelques noms connus et reconnus du cinéma HK comme Gai Chun-Wa et Yu Rong-Guang.

Après avoir vu leur clan disséminé et subi la perte de leur maître dans un affrontement avec le fameux vampire, Tonnerre (Michael Chow), Vent (Ken Chang), Éclair (Chan Kwok Kwan) et Pluie (Lam Suet) se font engager comme domestiques dans la résidence de Maître Jiang (Yu Rong-Guang). Sous le couvert d’un anonymat qui ne durera pas, ces quatre initiés au taoïsme et au kung-fu poursuivent leur recherche du vampire et de leur maître disparu. Entre-temps, le fils unique de la famille se marie pour une septième fois dans la maison où tous ses descendants sont embaumés. La façon dont sont mortes les six prédécesseurs de la mariée, Sasa (Anya), est un sujet qui semble être tabou au sein de la trop peu nombreuse famille Jiang. Le frère de la mariée (Zou Na), Ling, un autre maître de kung-fu, également joueur sans-le-sou dangereusement endetté, fera tout pour obtenir la part du trésor de la famille Jiang qu’il considère lui revenir de droit en raison du mariage de sa sœur. Choi (Éclair) tombe également amoureux de la mariée dont le mari meurt le lendemain du mariage, mordu par un serpent. Les cadavres embaumés se mettent à se déplacer seuls. Et le vampire ? Il se montre le bout du nez de temps en temps pour venir agrémenter le tout, ce qui constitue selon moi le problème majeur du film.


Ces apparitions semblent n’avoir aucun but en raison de leur incapacité d’apporter la tension nécessaire. Cet ingrédient manquant ou raté (au choix) est ce qui m’a empêché d’apprécier le film au-delà du divertissement. Le traitement des images est pourtant intéressant avec ces plans sombres teintés de bleu, de rouge et de vert, qui donnent une atmosphère fantomatique. Peut-être un peu trop de brume par endroits, mais en général, cela demeure un élément positif, qui renforce l’effet. La bande sonore complète bien d’ailleurs ces plans et vient accentuer l’effet dramatique. Néanmoins, c’est techniquement aussi que le petit budget de la « Film Workshop » se fait ressentir. En particulier avec ce vampire impotent en constante lévitation, qui ressemble à un de ces épouvantails d’Halloween, faisant autant rire que mauvaise impression dès le commencement du film. Ce personnage m’a fait déprécier la scène de combat finale qui, heureusement, ne s’éternise pas. À mon humble avis, pour le même prix, un costume complété d’un simple maquillage aurait été de loin plus terrifiant et plus efficace, mais bon...


Pour mon bonheur, cette faiblesse est bien compensée par l’humour contenu dans les dialogues et par des scènes de combat bien chorégraphiées sans pour autant renouveler le genre de la « kung-fu comedy » et celui du « gyonshi » (film de vampire chinois dont font partie Mr. Vampire, Vampire Controller [mon préféré !], Vampire Combat)...), ce qui fait de ce film un entre-deux. Sans être tout à fait au diapason, le rythme offre néanmoins un bon équilibre entre l’action et l’intrigue. On ne s’embourbe pas dans la liaison amoureuse et on réussit malgré tout à maintenir un intérêt pour la prémisse. L’histoire évolue dans plusieurs directions qui, finalement, convergent vers la demeure de maître Jiang et son trésor caché. Je trouve que cette structure est l’un des points forts, car, pendant un certain temps, il fait passer au second plan l’intrigue entourant la chasse au vampire.

Dans la même veine que la structure, je dirais que chacun des acteurs assume bien son personnage, et le fait qu’aucun ne se démarque m’a semblé dans la normalité du scénario. Évidemment, comme tout le monde, j’ai mes favoris comme Yu Rong-Guang dans le rôle de maître Jiang pratiquant l’embaumement par cire, le jeune maître Ling au caractère prétentieux et maître Mao Shan, maître des quatre autres personnages principaux.


Je finirai cette critique en soulignant l’un des points les plus positifs, qui démontre bien tout le potentiel contenu dans le scénario, soit l’ouverture à la toute fin, laissant présager une suite.

P.-S.

Autre nom du film : The Era of Vampires
Réalisateur : Wellson Chin
Pays : Hongkong
Année : 2002
Interprètes : Anya, Chen Kuan Tai, Yu Rong Gwang, Lam Suet, Lee Wai Shing, Michael Chow, Lee Lik-Chi
Scénariste, producteur : Tsui Hark
Directeurs de la photographie : Joe Chan Kwong Hung, Sunny Tsang Tat Sze, Herman Yau Kai To
Monteur : Marco Mak Chi-Sin
Chorégraphe : Tam Jan Dung
Compositeur : J.M. Logan
Durée : 89 min
Support : DVD Columbia TriStar, en cantonais (5.1) ainsi qu’en français (2.0) et en anglais (5.1), sous-titres anglais et français, grand écran anamorphosé 1.85:1, NTSC, zone 1

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