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Xanda

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Nouvelle production de la Film Workshop, mais non réalisée par le maître Tsui Hark, ce film nous propose de mieux nous familiariser avec cet art martial né dans la rue, le xanda, censé être une synthèse efficace de toutes les spécialités chinoises.

Développé depuis une trentaine d’années (époque où déjà Bruce Lee voulait épurer le kung-fu pour lui donner plus d’efficacité), le xanda est un sport rapide et brutal, ayant de très nombreux fans qui se passionnent pour ses compétitions.

On suit donc le parcours d’un jeune homme débarqué de sa province rurale en pleine jungle urbaine de Shenzen où ses talents pour le kung-fu semblent être sa seule option pour s’en sortir et payer ses dettes.

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de vrais face à face



En effet, à peine arrivé, une altercation avec le champion local de xanda entraîne l’hospitalisation de son meilleur ami. La jeune femme à l’origine de l’embrouille paye les frais médicaux à sa place, et c’est pour pouvoir la rembourser que notre héros va devoir s’enrôler dans une académie de xanda, afin de participer à la prochaine compétition et espérer y gagner le prix récompensant le vainqueur...

Le scénario s’écarte toutefois subtilement des poncifs du genre, tout en en conservant pourtant la trame traditionnelle, et c’est ce qui en fait son principal intérêt.

En effet, on est rapidement étonné de voir le héros échouer invariablement et s’en prendre plein la tronche, et parallèlement intrigué par cette originale histoire d’amour où le héros ne parvient pas à s’engager, à cause des souvenirs de sa liaison précédente, que l’on découvre en flash-backs... D’ailleurs, cette relation amoureuse précédente est rendue encore plus originale par l’infirmité physique de la jeune fille, qui contraste avec les capacités de colosse du héros (mais les complètent finalement).

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un héros qui prend son pied...

Comme on est rarement ému dans ce genre de film de combat, c’est encore plus important de préciser l’attention portée à la justesse psychologique des personnages, et cela, sans ralentir le rythme de l’action.

Effectivement, la mise en scène honore parfaitement la prestigieuse maison de production, avec de nombreux effets de style dans le cadrage comme dans le montage. C’est vraiment très dynamique dans les scènes de combat avec des caméras portées, des recadrages dans le champ, de brusques changements de points de vue (gros plans, larges, plongées, etc.), c’est du beau boulot techniquement, qui permet de ressentir les affrontements au plus près des corps : on sent les poussées d’adrénaline, la sueur et la douleur des boxeurs mieux que si on était au pied du ring.

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tous les coups ne sont pas permis en xanda, mais l’ « aerial punch », apparemment, oui !



La photographie est naturaliste dans l’introduction rurale et les flash-backs, mais plus stylisée en ville et surtout pour les scènes de boxe (avec un travail évident sur les couleurs chaudes et la sensualité des corps des lutteurs), même si le maître mot semble être en général le réalisme pour le travail sur l’image.

Les décors et les costumes cherchent aussi ce réalisme, avec une insistance sur une certaine misère sociale chinoise faisant certainement encore peur au public hongkongais à peine privilégié.

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ça, ça a dû faire très mal



Les chorégraphies martiales sont excellentes et font vraies, pas d’exagérations câblées ici ni même d’exploits acrobatiques à la Ong-Bak, simplement de bons combattants qui s’en mettent plein la tête... À ce sujet, il est à noter aussi d’excellents effets spéciaux de maquillage pour les blessures, ce qui est loin d’être souvent le cas.

La musique fait ce qu’elle peut pour se la jouer épique à la Rocky, mais n’arrive pas à la cheville de ce mètre étalon de la bande originale, elle est même un peu trop répétitive dans ses mélodies.

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un héros qui mord souvent la poussière...



L’interprétation est assez bonne pour un film de ce genre. L’acteur principal Sang Wei-Lin est beaucoup plus convaincant que Tony Jaa, par exemple, même s’il est moins impressionnant. Son humanité permettra, je pense, à beaucoup d’amateurs d’arts martiaux de s’identifier à son personnage et d’apprécier le film.

Décidemment, quand on croit que Tsui Hark réalisateur a perdu la boule (cf. Black Mask 2), Tsui Hark producteur, lui, est toujours là avec son indéniable flair. Parions d’avance que son nouveau protégé talentueux, Marco Mak Chi-Sin, aura encore de bons films à nous montrer...

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisation : Marco Mak Chi-Sin
Pays : Hongkong, Chine
Année : 2003
Interprétation : Sang Wei-Lin, Zhao Zi-Zhon, Zhang Hong-Jun, Ni Jing-Yang, Teng Jun
Scénario : Rico Chung, Xiao-Long Lin
Image : Herman Yau Lai-to, Sunny Tsang Tat-Sze
Chorégraphie : MA Zhong-Xuan
Musique : Tommy WAI Kai-Leung
Production : Tsui Hark
Distribution : Take Off
Durée : 92 min
Support : DVD Mega Star, en mandarin DTS et DD 5.1, en cantonais DD 5.1, sous-titres anglais et chinois, grand écran anamorphique 1.85:1, NTSC zone 3

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