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Interview d’Eric Khoo réal. de "Be With Me"

Interview d’Eric Khoo réal. de

Comment êtes-vous devenu réalisateur ? Racontez-nous vos débuts !

Je suis réalisateur depuis tout petit, en fait ! Ma mère avait une caméra super 8 et faisait beaucoup de petits films animés, et je m’y suis mis aussi... Depuis, je n’ai pas pu m’arrêter. J’ai commencé par tourner avec des marionnettes, puis je suis passé aux vrais acteurs. Mon premier succès fut un court-métrage, Pain, qui a gagné le prix du Meilleur réalisateur, ainsi que celui de la « Réalisation Spéciale » en 1994 au Festival International du Film à Singapour. Ce prix était donné pour la première fois, et ça m’a beaucoup aidé à démarrer réellement ma carrière de réalisateur de longs métrages, car j’ai eu les financements pour en faire grâce à cela.

Quels sont les réalisateurs ou les films qui vous inspirent ?

Je regarde énormément de films, il y a beaucoup de réalisateurs de toutes origines que j’apprécie, mais mon but est vraiment de faire des choses originales, que personne n’a déjà pensé à faire. J’aime aborder mes films différemment. Je pense que c’est ce qui fait la force d’un film. Il faut trouver des histoires originales, ce n’est pas toujours facile... D’ailleurs, entre mon dernier film, 12 Storeys, et Be With Me, il s’est écoulé sept ans !

Comment vous est venue l’idée du scénario de Be With Me ?

Je savais à peu près le thème que je voulais traiter... Je voulais parler de l’espoir, mais je ne savais pas comment ! Le temps passait, et je ne trouvais toujours pas d’idée originale pour parler de cela... Je suis même allé prier au temple, où un vieux prêtre m’a prédit l’avenir. Il m’a dit que j’avais tout sauf une pièce manquante, une personne qui allait mettre en route mon projet... J’ai pensé à un vieil homme que je connais bien, il était mon professeur d’anglais quand j’étais jeune. J’ai mis six mois à le retrouver, puis deux mois à le convaincre de jouer dans mon film (il joue le vieux père endeuillé), j’étais persuadé qu’il était cette pièce manquante !

Mais même après l’avoir convaincu, ça ne prenait pas. Puis, lors d’un dîner sans importance, j’ai rencontré cette dame, Theresa Chan, sourde et aveugle, et pourtant tellement digne, tellement forte. Quand elle a su que j’étais réalisateur, elle m’a tout de suite encouragé à faire un film sur l’espoir. Je lui ai dit que c’était justement mon projet, et elle m’a demandé ce que j’attendais pour le réaliser ! Elle semblait vraiment intéressée par mes idées, et très vite j’ai reçu une lettre d’elle (tapée à la machine, exactement comme dans le film), me racontant les grandes lignes de sa vie et de ses aspirations... Pour moi ce fut le déclic : c’était Theresa qui me manquait. C’est le destin qui l’a mise sur ma route ! Elle m’a totalement inspiré. Et je suis vraiment content, car elle a même accepté de jouer dans mon film !

D‘ailleurs, la plupart des acteurs que vous avez choisis font ici leurs premiers pas au cinéma. Est-ce fait exprès ?

Non, pas du tout, c’est un hasard ! J’ai souvent une idée bien précise de l’image des personnages que j’imagine et de ce qu’ils dégagent. Je fonctionne au coup de foudre, et ce sont ces acteurs qui m’ont paru le mieux endosser leur rôle respectif. En fait, il n’y a qu’une actrice professionnelle dans le casting. À vrai dire, j’ai engagé beaucoup d’amis personnels ! Et ils s’en sortent très bien... Sans doute parce qu’ils sont très intelligents (rires).

Si vous deviez décrire Be With Me en trois mots, lesquels choisiriez-vous ?

Sans hésitation : Amour, Espoir et Destin.

Amour, car c’est le thème de fond du film, même si ce sont des amours assez étranges, surprenants et très tourmentés. Espoir, parce que c’est ce que je voulais que le film communique au spectateur, majoritairement par ce personnage de Theresa Chan, et enfin Destin, parce que ce film s’est fait sur une rencontre qui était écrite.

Le film est déjà sorti à Singapour. A-t-il eu du succès ?

Oui, il a eu pas mal de succès, surtout qu’il est sorti dans une période où il n’y avait pas de grosses productions, films d’action à gros budget, qui raflent tout le public ! (Rires) J’étais assez content des chiffres, et Theresa aussi, d’ailleurs ! Le film traite de sujets assez difficiles, et puis il faut savoir qu’à Singapour il est interdit au moins de 18 ans...

Les restrictions sont nombreuses à Singapour ?

Oui. Je trouve le comité de censure très sévère. Pour Be With Me, il m’a demandé de couper quelques scènes. Au début c’était presque 10 minutes de film, puis ça s’est réduit à une ou deux scènes, à mon grand soulagement. D’ailleurs, il a interdit l’affiche du film parce qu’elle représente un couple de jeunes homosexuelles... Je trouve cela dommage... Mais il faut s’adapter ! Et j’arrive quand même à faire les films que je veux.

Les productions cinématographiques issues de Singapour ne sont pas si nombreuses... Pourquoi ?

Singapour est très petite et ne contient pas beaucoup d’habitants ! On a en plus la barrière de la langue, le peuple de Singapour étant composé de Chinois, de Malais, d’Indiens... C’est difficile de réunir tout le monde autour d’un même intérêt... On ne sera jamais comme Hong Kong fut il y a un temps ou comme la Corée devient : une grosse industrie à films... Mais qui sait ?

Pour finir, pouvez-vous nous parler de votre prochain film ?

Pour l’instant, je n’ai pas encore d’idées sûres... Il y a plein de choses dans ma tête, mais c’est assez désordonné. Et puis je mettrai peut-être encore sept ans à le faire ! (Rires) Je ne l’espère pas en tous cas !

Vous pouvez lire l’article de Maguy sur Be With Me ici

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