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L’honneur du Dragon (Tom-Yum-Goong)

L’honneur du Dragon (Tom-Yum-Goong)

Avis de Maguy : Au cœur de la jungle thaïlandaise, un petit garçon grandit, bien entouré par sa famille d’éleveurs d’éléphants de père en fils. C’est donc en compagnie de ces animaux, qu’il considère comme ses frères, que ce jeune cornac devient un homme musclé, qui maîtrise le muy thaï, art martial traditionnel. Il apprend, par exemple, à exercer avec perfection la figure de l’éléphant, enchaînement emblématique qu’il utilise en hommage à ses grands amis pachydermes. La vie semble s’écouler pour toujours dans cette sérénité ambiante, comme un long fleuve tranquille... Mais le sort en décide autrement ! Un beau jour, des traqueurs, trafiquants d’animaux, débarquent dans la forêt et kidnappent le frère et le grand-père du héros (je veux bien entendu parler ici des éléphants !). Celui-ci compte bien les retrouver, dusse-t-il aller en Australie pour cela !

Voilà la trame de Tom-Yum-Goong, nom d’un plat local très populaire en Thaïlande. Le film se veut patriotique, et ce titre montre bien ses intentions !

Tony Jaa est le principal centre d’intérêt de ce long métrage. Il le porte littéralement sur ses épaules musclées ! Il enchaîne des figures de muy thaï à tire-larigot, toutes plus spectaculaires les unes que les autres, et à chaque fois dans des circonstances et des décors différents et originaux. Le chorégraphe Panna Ritthikrai et Tony Jaa semblent s’être longuement penchés sur la mise en place des chorégraphies et des katas, figures complexes, qui démontrent la supériorité de l’art martial thaïlandais sur tous les autres (duels entre combattants d’un art martial spécifique chacun, comme le très surprenant combat capoeira/muy thaï). Vraiment supérieur, le muy thaï ? Sûrement ici, puisqu’il est pratiqué avec cœur et conviction, et pour le Bien.

Or, voilà le point qui dérange : Tom-Yum-Goong est plaisant à voir, mais n’évite malheureusement pas un manichéisme un peu trop présent. Les Occidentaux bêtes et ridicules, la méchante Chinoise avide de pouvoir et d’argent, et le gentil villageois naïf qui protège ses amis animaux, tous font partie d’un schéma assez simpliste du Bien et du Mal. Dommage, car le film aborde des points intéressants, comme le trafic d’animaux, de drogue et d’êtres humains, le proxénétisme, etc. C’est donc un peu frustrant de voir tous ces sujets effleurés ou alors traités « à la louche », sans trop de subtilité. Le réalisateur les filme, les montre, mais le message ne passe pas ; le projet manque de profondeur et finalement n’aboutit pas.

Mais, après tout, on ne va pas voir « un Tony Jaa » pour s’intéresser aux problèmes et aux vices subtils de la nature humaine, mais bien pour en prendre plein les yeux (et les oreilles aussi, avec tous les craquements d’os cassés !) avec les enchaînements acrobatiques - et qui ne manquent pas de grâce - du très charmant Tony !

En bref, si vous aimez l’action, les bras qui se tordent et les articulations qui pètent, et surtout le muy thaï et Tony Jaa, courez, comme beaucoup de Thaïlandais l’ont fait, voir Tom-Yum-Goong qui, après un Ong Bak surprenant, ne manquera pas de vous impressionner !

Note de Maguy : 7/10

Avis d’Athama : Que peut-on montrer après la dévastation qu’est Ong-Bak ? Comment peut-on aujourd’hui imaginer un combat d’arts martiaux sans avoir à l’esprit qu’un genou est fait pour rencontrer une mâchoire ? Ong-Bak a placé la barre très haut dans le domaine des films du genre, et cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu cela. Cela faisait 30 ans... depuis Bruce Lee.

Que peut proposer le génial Tony Jaa (devenue une star en un film) et son maître Pana Rittikrai en attendant Ong-Bak 2 ? Ils ont décidé de faire une soupe de crevettes, soit Tom-Yum-Goong. Un nom pas si anodin quand on sait que, souvent, kung-fu rime avec cuisine.

Tom-Yum-Goong a pulvérisé tous les records de recettes en Thaïlande, là où Ong-Bak n’a pas réussi à se classer premier des ventes. Les Thaïlandais ont ainsi redécouvert leur fils prodigue, tandis que le monde s’arrache son second film. On peut d’ores et déjà prévoir que Tom-Yum-Goong sera un grand succès commercial international, quelle que soit la qualité du métrage. Figurines et jeu vidéo sont vendus avant même la sortie du film.

Il est donc difficile d’échapper à tout ce battage marketing. À cause de la présentation internationale, seul le VCD est disponible. Votre serviteur a aligné les ronds. Les échos que m’ont transmis les journalistes pendant la journée de promotion de Tony Jaa à Paris s’avèrent malheureusement justifiés. Scénario mince et décousu, jeu d’acteur très moyen, photographie médiocre, et Tony Jaa qui n’a que quelques répliques. Que reste-t-il ? Une galerie de monstres des arts martiaux que doit affronter notre petit surdoué thaïlandais. Et, évidemment, il ne nous déçoit pas. Ne vous attendez pas toutefois à la surprise que nous avons eue avec Ong-Bak. Néanmoins, vous découvrirez deux scènes hallucinantes de bastons barbares qui entrent directement dans les annales cinématographiques des arts martiaux. Tony Jaa qui chasse sur les terres de Steven Seagal, c’est probablement la seule nouveauté de Tom-Yum-Goong. Passons aux oubliettes les jeux de mots humoristiques de Mom Jokmok (ou Petchthai Wongkamlao) qui, même s’ils nous tirent des sourires, demeurent finalement un peu trop racistes pour que cela fonctionne entièrement. Je ne doute pas qu’en famille ce genre comédie à la Michel Leeb provoque l’hilarité générale.

Pour ma part, ce n’est pas Ong-Bak 2 qui s’annonce prometteur, mais bien le nouveau projet Dab Thai (Sabre thaï), quand on a en mémoire Bang Rajan.

Notes : Vous trouverez quelques clins d’œil dans ce film, notamment un faux Jackie Chan (une scène hilarante d’ailleurs) et deux références à Sek Loso, le rocker thaïlandais.

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Le film disponible en VCD uniquement (ici un VCD chinois)

Note d’Athama : 6/10

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Titre original : Tom Yum Goong
Réalisateur, scénariste, producteur :Prachya Pinkaew
Pays : Thaïlande
Année : 2005
Interprètes : Tony Jaa, Petchthai Wongkamlao, Bongkuch Kongmalai, Jing Xing, Johnny Nguyen
Directeur des combats : Panna Ritthikrai
Support : VCD en import Asie (12 euros), sortie cinéma en France le 8 février 2006

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