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Interview de Lee Doo-Yong : le cinéma coréen

Interview de Lee Doo-Yong : le cinéma coréen

Vous êtes devenu Président de l’Association des Réalisateurs Coréens en 1996. Quelle en est la responsabilité ?

À vrai dire, c’est un rôle que je ne tiens plus à présent. En fait, c’est un syndicat qui a surtout comme objectif l’enseignement du cinéma.

Avez-vous eu des élèves que nous pourrions connaître ?

Eh bien, j’ai eu comme élève Park Chong-won, qui a réalisé Our Twisted Hero (Urideului ilgeuleojin yeongung, 1992, avec Choi Min-sik), et dont une sélection de films a été présentée à la Cinémathèque Française.

Le cinéma sud-coréen a le vent en poupe aujourd’hui en Occident, et notamment dans les plus grands festivals (y compris en France). Comment cela s’explique-t-il selon vous, si l’on compare à l’époque à laquelle vous avez débuté ? Est-ce dû à l’essor grandissant de la « nouvelle » Corée industrielle et de ses grandes firmes (comme Samsung par exemple) ?

La principale explication provient incontestablement de la chute du régime dictatorial il y a une dizaine d’années. Auparavant, un film coréen ne pouvait traiter d’aucun sujet social. Mais depuis dix ans, il y a une véritable explosion de la liberté d’expression, et tous les thèmes peuvent être abordés sans être immédiatement censurés. Les metteurs en scène recherchent d’autres moyens d’aborder leurs sujets, et c’est sans doute pour cela que le public étranger trouve le cinéma coréen très novateur.

C’est aussi à ce moment que les entreprises ont compris la manne financière que pouvait générer cette nouvelle industrie filmique et qu’elles ont commencé à investir dans le cinéma.

Une nouvelle vague « d’auteurs » a-t-elle émergé de ces bouleversements, comme les Im Kwon-taek, Kim Ki-duk, Park Chan-wook qui commencent à bénéficier d’une certaine popularité en France, leurs films étant presque constamment présentés dans tel ou tel festival, et engrangeant des groupes de farouches défenseurs officiant dans la presse spécialisée ?

Oui, il y a certainement une nouvelle vague de réalisateurs sud-coréens très talentueux et très créatifs actuellement. Mais sachez que, outre les noms que vous avez cités, il y a chez nous beaucoup de metteurs en scène encore inconnus qui sont capables de faire de très bons films.

D’un autre côté, j’aime aussi les films commerciaux, car ils permettent l’ouverture de la Corée vers les marchés internationaux.

À ce propos, le cinéma coréen se porte-t-il aussi bien à l’intérieur de ses frontières ?

Oui. Il représente en moyenne 50, voire 60 %, du marché local.

Pour conclure, quels sont vos projets futurs en tant que réalisateur ?

Je travaille actuellement à la préparation de deux films, dont le point commun est spécifique à la Corée, pays unique de par sa séparation en deux.

Le premier est un film d’espionnage racontant l’histoire d’amour entre deux agents secrets sud-coréens envoyés en mission en Corée du Nord. Le scénario est basé sur un fait divers réel, mais le traitement sera plus romancé.

Le second projet est quelque peu similaire dans sa thématique. Il propose le récit de campagnards pris dans la tourmente pendant la guerre des deux Corées. En effet, leur village se situant au cœur des affrontements, avec l’armée nord-coréenne en haut de la montagne et l’armée sud-coréenne dans la plaine, les habitants doivent s’adapter aux différentes allées et venues de chacun des deux camps en dressant le drapeau nord-coréen la nuit et en inversant en faveur du sud pendant la journée. Le film s’intéressera à la singulière vie quotidienne de ces villageois pendant une période trouble de l’histoire de la Corée.

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Mercano Boy en bonne compagnie

Propos recueillis par Mercano Boy et Wolverine

Nous tenons à remercier très vivement M. Lee Doo-yong, cinéaste passionné par son travail et donc passionnant à écouter, pour son extrême patience et sa très grande disponibilité envers nous (l’entrevue ayant duré de 22 h 15 à 00 h 30 !...).

Nous remercions également Mlle Cho Myoung-jin qui a été une interprète très sympathique (de plus, ce n’est pas son métier), et sans qui l’interview eut été impossible à réaliser, M. Lee Doo-yong parlant uniquement coréen.

Nos derniers remerciements s’adressent une nouvelle fois à M. Jean-Marc Thérouanne qui a planifié cet entretien et qui est, on ne le rappellera jamais assez, co-créateur avec son épouse de cette manifestation culturelle devenue INCONTOURNABLE pour tous les fans de cinémas provenant de ce magnifique et divers continent qu’est l’Asie !

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