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4e festival international du film fantastique de Neuchâtel

Princess Hibiscus

Princess Hibiscus

Voici le premier film d’animation « made in Hong-Kong » en couleur. Il s’agit en fait d’un spectacle de marionnettes traditionnelles chinoises qui a été filmé. La copie présentée était neuve, refaite à partir d’un négatif restauré, ce qui nous a valu une projection assez spéciale, car les organisateurs du festival du film fantastique de Neuchâtel ne l’avait pas encore visionnée, dans un esprit de conservation à long terme. La synchronisation du montage n’avait donc pas été réalisée, ce qui laissait une dizaine de minutes entre chaque bobine.

Ce film raconte l’histoire d’un étudiant qui fait pousser des hibiscus dans son jardin. Un jour, il dépose sur l’une de ses plantes un poème d’amour qu’il a composé dans l’espoir de trouver l’amour un jour. L’âme de la fleur va commettre le plus affreux des crimes selon les Dieux : tomber amoureuse d’un être humain, en l’occurrence le prince Quilin. Elle sera menacée de réincarnation humaine pour pouvoir être ainsi exécutée, mais finira exilée dans les hautes montagnes enneigées. Elle devra affronter mille périples afin de retrouver celui qu’elle aime toujours. À son retour, elle se heurtera à une rivale qui se fait passer pour elle. Laquelle gardera l’élu de son cœur ?

Ce fut une occasion unique de voir une pièce de théâtre populaire chinois. On en voit souvent des extraits dans les films, mais rares sont ceux présentant ce genre de spectacle. Un film très haut en couleur, avec des dialogues aussi simplistes que rares, la majeure partie étant en fait musicale. Le tout est accompagné de musiques traditionnelles à base de cymbales, ce qui devient quasi insupportable au bout d’un moment, nos oreilles n’étant pas habituées à ce genre de « soundtrack ».

Le rythme du film reste très lent, et cela, malgré une scène de chambara mémorable ainsi qu’un combat aquatique constituant un très grand moment, où les personnages s’affrontent tout en étant entraînés par le courant, l’effet de vitesse de la rivière étant superbement rendu. Comme quoi, les effets spéciaux ne datent pas d’hier, un simple effet d’optique peut rendre cela très crédible.

Une œuvre originale et pleine de fraîcheur pour petits et grands. On aime ou on déteste, je pense qu’il n’y a pas de juste milieu pour ce genre de production qui peut parfois paraître lassante à la longue. À voir en famille :-) !


L’avis de Mercano Boy : Princess Hibiscus est le genre de film auquel on ne s’attend pas. Présenté comme le premier film d’animation de Hongkong en couleur, je croyais à un vieux dessin animé sur lequel on aurait peint en surimpression. Eh bien, pas du tout !

Le film s’ouvre avec un rideau comme au théâtre, et on observe soudain un décor joliment peint mais totalement immobile. Voilà qu’arrivent les premiers personnages : des marionnettes ! Difficile d’imaginer un film d’1 h 43 uniquement avec des pantins de bois peints qui ne vont pratiquement jamais s’arrêter de chanter au rythme de lourdes cymbales ! Et pourtant, après quelques minutes d’effort, on se laisse prendre au jeu. D’abord, parce que l’histoire est intéressante. Ensuite, parce que les personnages sont hauts en couleur : il y a là un étudiant amoureux de l’esprit d’un hibiscus qui se matérialise en jeune femme quant il n’est pas là. Celle-ci est accompagnée de ses petites camarades fleurs. L’on trouve aussi d’autres personnages pittoresques, comme le méchant bananier qui désire aussi la « princesse Hibiscus »...

Alors oui, on assiste à un bien joli spectacle avec des décors changeants souvent très beaux, comme une montagne enneigée ou un pavillon chinois typique. Et je peux ajouter que j’ai même assisté à ma première scène de chambara entre marionnettes au rythme stressant des percussions... un combat anthologique entre la princesse et son double !


Pour finir, je conseillerais ce film aux grands curieux (ou aux connaisseurs du théâtre traditionnel chinois) qui ne sont pas allergiques au son des cymbales pendant plus d’1 h 30... Si c’est le cas, c’est une belle expérience à tenter.


Note de Wolverine : 6/10
Note de Mercano Boy : 6,5/10

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisation : Huang Yu
Pays : Hongkong
Année : 1957
Durée : 103 min

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