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BIFFF 2007 : interview de Shusuke Kaneko, réalisateur de « Death Note I & II »

BIFFF 2007 : interview de Shusuke Kaneko, réalisateur de « Death Note I & II »

Né le 8 juin 1955 à Tokyo, Shusuke KANEKO est diplômé de la Tokyo Gakugei University. Il est l’auteur du retour fracassant de la tortue géante GAMERA sur les écrans en 1995 avec Gamera : Guardian of the Universe. S’enchaînent deux suites qui auront un immense succès, Gamera 2 : Assault of the Legion, en 1996, et Gamera 3 : Revenge of Iris, en 1999. En 2001, Kaneko s’attaque carrément à « Big G », le roi des monstres nippons, avec Godzilla, Mothra and King Ghidorah : Giant Monsters All-Out Attack.

Délaissant les grosses bébêtes, il s’attelle en 2005 à la suite d’un film de Ryuhei Kitamura, Azumi 2 : Death or Love, où il dirige pour l’occasion Chiaki Kuriyama, la « Gogo Yubari » de Kill Bill.

L’année 2006 marque pour Kaneko le début d’une nouvelle aventure avec l’adaptation « live » du manga Death Note. Il est d’ailleurs présent à Bruxelles pour nous présenter les deux volets de Death Note, véritable phénomène dans toute l’Asie...

Fantastikasia : Pouvez-vous nous parler de vos débuts au cinéma ?

En réalité, enfant, je voulais devenir mangaka. J’ai fait mes débuts dans l’industrie cinématographique au sein de la société Nikkatsu. J’ai été assistant réalisateur pendant six années au cours desquelles j’ai travaillé avec une vingtaine de metteurs en scène différents. Mes premiers pas en tant que réalisateur datent de 1984.

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Shusuke, Mercano et Gamera


En 1994, vous participez au film d’horreur à sketches Necronomicon en réalisant le second segment, The Cold (les deux autres segments étant signés par le Français Christophe Gans et l’Américain Brian Yuzna)... Quel souvenir en gardez-vous ?

Eh bien, je me souviens de la difficulté de communiquer en tant que Japonais sur un plateau américain. Mais je n’ai pas beaucoup d’autres souvenirs, car je ne suis resté qu’une courte période sur le « set », juste le temps de tourner l’un des trois épisodes du film.

Quel effet cela vous fait de retrouver Brian Yuzna ici, à Bruxelles ?

J’avoue éprouver un peu de nostalgie après tant d’années... En fait, nous nous sommes rencontrés il y a quelque temps au Hong Kong Film Festival et, en discutant, nous avons eu la surprise de constater que nous serions tous deux membres du jury cette année à Bruxelles !...

Justement, quel est votre sentiment de participation au jury international ?

C’est bien évidemment très intéressant. Mais, pour parler franchement, j’aurais préféré que Death Note fasse partie de la compétition internationale !...

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l’interprète en action


Revenons à votre carrière... En 1995, vous réalisez Gamera : Guardian of the Universe qui va relancer la tortue géante pour une trilogie très appréciée des fans... Comment aviez-vous décidé d’aborder le genre kaiju ?

Je voulais de prime importance que, face à ces gros monstres, tout semble aussi réel que possible, c’est-à-dire qu’on croie absolument aux personnages humains. Par exemple, dans la trilogie Gamera, les soldats présents à l’écran sont de véritables soldats dans la vie !

Vous savez que, historiquement, le Japon n’a pas d’armée de métier, et c’est pour cela que j’ai voulu que ces militaires ne sachent pas comment réagir face aux assauts des monstres, que ce soit la confusion générale ! Je désirais vraiment être au plus proche de la réalité en traitant ces personnages afin que le public essaye d’oublier peu à peu qu’il y a un comédien sous le costume de Gamera et des autres monstres...

Que pensez-vous de la dernière aventure de Gamera ? (Gamera the Brave, réalisé en 2006 par Ryuta Tasaki)

Je trouve que, comparé à ce que j’ai pu faire, le film s’adresse surtout aux enfants !... Et aussi, pour moi, le personnage de Gamera doit être plus costaud qu’il n’est présenté dans cet opus !

Après vos trois « Gamera », vous avez réalisé un « Godzilla » (...Giant Monsters All-Out Attack), puis la suite de Azumi et, l’an passé, les deux volets de Death Note... Vous semblez apprécier les sagas, on dirait...

Effectivement, cela me plaît. Il y a surtout un aspect pratique non négligeable : on finit par former une sorte de famille avec les acteurs et l’équipe technique. Du coup, c’est plus facile et aussi plus rapide de travailler. C’est un gros avantage !

Parlons un peu de la présentation des Death Note au festival... Comment avez-vous trouvé la réaction du public belge par rapport au public japonais ?

J’ai été très, très surpris de la réaction des spectateurs devant certains événements qui ponctuent l’intrigue...

(Ndlr : M. Kaneko fait notamment référence ici à une scène du premier Death Note, au cours de laquelle un personnage se fait - très - subitement faucher par un bus... Séquence « dégustée » sous une salve d’applaudissements et dans l’hilarité générale propre aux festivaliers du BIFFF !!! Évidemment, on peine à imaginer un tel « écart de conduite » - mauvais jeu de mots... - à la vision de la même scène dans les salles obscures nippones...)

Death Note est apparemment un véritable phénomène en Asie...

C’est en effet un gros succès un peu partout en Asie, mais c’est la première fois que les deux films sont présentés en Europe. Je ne sais pas si cela va avoir la même popularité ici...

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Mercano en action


Sur quoi allez-vous travailler maintenant ?

Je suis actuellement tenu par un projet pour la télévision. D’ailleurs, j’ai reçu le scénario hier, ici même... En second lieu, je vais réaliser un film historique, suivi d’un film d’horreur...


Interview réalisée le 13 avril 2007 lors du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF).

Merci à M. KANEKO et à son interprète.

Nous remercions tout particulièrement le service Presse du Festival, Thibaut, Marie-France, Anne-Sophie, Mous’... et tous les autres !

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