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Bollywood Night - l’autre mini festival

Bollywood Night - 19 juin 2004

Bollywood Night - 19 juin 2004

Pour mieux faire connaître le cinéma « made in Bollywood », l’association BOLLYWOOD 4 DREAM, le partenaire du cinéma indien grand public, a choisi de présenter huit blockbusters inédits en France, sous-titrés en français.

Le samedi 19 juin 2004 a eu lieu au Grand Rex la soirée Bollywood Night de 19 h à 6 h du matin. Celle-ci a en fait débuté vers 19 h 20, heure à laquelle se sont ouvertes les portes. L’accueil très sympathique venait avec un verre de lassi aromatisé à la mangue, offert par la maison.


Le chanteur Pascal Héni (alias « Pascal of Bollywood ») a démarré véritablement la soirée. Encore fallait-il savoir que c’était lui, car aucun artiste n’a été présenté au public. Le manque d’organisation était flagrant. Pascal nous a interprété trois de ses meilleures chansons : EVENING IN PARIS, ITNA NA MUJHSE TU PYAAR BAHRA (Mozart India), ZINDAGI EK SAFAR HAI. Pendant la deuxième et la troisième chanson, la danseuse Asma Singh l’accompagnait de ses déhanchements et du jeu de pas dont elle a le secret. Nous aurions aimé passer plus de temps avec elle, et ce fut avec un certain regret que nous l’avons laissée. De son côté, Pascal Héni, toujours plein d’entrain dans sa chemise d’un orange flamboyant, nous gratifiait d’un petit « show » magnifique à la MGR (Marudur Gopala Ramachandran - grand acteur tamoul qui devint plus tard ministre en chef de l’état du Tamil Nadou).


Le premier film projeté, Koi... Mil Gaya ou « Jadoo, l’extra-terrestre », est une adaptation Bollywood de E.T. de Steven Spielberg. Ce film retrace la rencontre de Jadoo l’extra-terrestre et d’un jeune homme autiste. Un conte merveilleux qui lie le cinéma fantastique au cinéma musical. C’est probablement le premier film de science-fiction bollywoodien digne de ce nom. Ce long métrage, réalisé par Rakesh Roshan en 2003, donne l’occasion de voir Hrithik Roshan et Preity Zinta.


À la fin du film, les spectateurs étaient conviés à se restaurer. Une assiette composée d’un samosa, d’un morceau de poulet et d’un vadai (un peu salé) tenait lieu de plat de résistance. Pour le reste de la soirée, une « pause Kit Kat » était fortement bienvenue - à volonté ! Encore plus grand seigneur du côté des boissons, grande variété de bières, coca et Minute Maid - à volonté. Il n’en fallait pas plus pour s’enivrer au bout d’un tour ! Quel luxe étourdissant !


Avant le second film, le danseur Prema, déjà vu au Bollywood Day, a mis le feu à la scène ! Il nous a envoûtés par son bharathanatyam, accompagné de deux musiciens, pour finir en solo par une fusion mêlant hip hop et danses indiennes. Déjà... Il aurait mieux valu ne projeter que deux films pour avoir plus de temps pour les spectacles.


Le second film fut un blockbuster surprise : Kaho na pyar hai (2000), de Rakesh Roshan, avec Hrithik Roshan et Amisha Patel. Ensuite, nouvelle pause, puis retour pour le dernier film, JISM, d’Amit Saxena (2003). Une histoire policière dans un univers de sensualité et d’exotisme campé dans les décors prestigieux de Pondichéry.

Les trois films présentés étaient vraiment intéressants par leur diversité scénaristique, chacun ayant un style et un thème bien particulier. Le premier est tourné vers la science-fiction, le second traite d’un amour difficile, mais couronné d’un ‘happy end’, et le troisième se penche sur l’érotisme et l’amour d’une femme fatale.

Vers l’entrée du cinéma, on pouvait trouver un stand tenu par Bollywood Paris, la boutique bien connue des fans de Bollywood, qui vendait des CD, des DVD et des livres sur le cinéma indien.

Cette soirée aurait mérité une plus grande foule. Mais n’oublions pas qu’elle durait de 19 h 30 jusqu’à l’aube, ce qui exclut les spectateurs qui n’avaient pas envie de passer une nuit blanche. Le prix du billet à 26,90 euros (sans réduction) pouvait être un frein supplémentaire.


En résumé, nous pouvons donc dire que cette Bollywood Night était une bonne idée sur le fond (prestations de très bons artistes, excellents films), mais moins réussie dans la forme (mauvaise sensibilisation, absence d’animations, pas de présentateur...)

Nous sommes repartis avec une rose à la main que nous avons eu le plaisir d’offrir à nos pères pour leur fête ;-).


BOLLYWOOD 4 DREAM ne s’arrête pas là, puisqu’elle envisage de faire connaître davantage le cinéma indien par d’autres manifestations...

BOLLYWOOD sur SEINE

1 semaine autour des blockbusters indiens 2000-2003
1 blockbuster inédit par jour sous-titré en français
1 exposition de photographies
1 décoration indienne en participation avec PIER IMPORT
1 ambiance musicale fournie par BUDDHA BAR

BOLLYWOOD TOUR

1 blockbuster inédit sous-titré en français
1 programme de 45 mn des meilleures bandes annonces du cinéma Bollywood 2000-2003
1 jeu concours avec dotation
1 partenariat avec un club qui permettra de prolonger la nuit autour d’un verre gratuit
1 matériel promotionnel pour décoration

Texte de : Radha & Raja d’Inde-en-ligne.com que nous remercions au passage très chaleureusement pour ce reportage.

NDLR : La programmation riche (trois films plus les spectacles) de cette soirée nous a vraiment surpris. Nous ne pouvons qu’encourager des initiatives de ce genre pour montrer d’autres facettes du cinéma Bollywood. Le prix de 26,90 euros nous semble vraiment abordable quand on sait que les boissons sont gratuites. Les seuls points noirs résident dans le choix des métrages projetés. Avoir pris Jism est une énorme erreur pour un public occidental ainsi pour les NRI. L’autre aspect négatif était bien la date de l’évènement, qui tombait très mal, car voisine de celle du Bollywood Day. Enfin, l’organisation brouillonne, même si elle souffre de la comparaison avec celle impeccable du Bollywood Day, n’est pas si répréhensible quand on pense que c’est la première manifestation de l’association.

Le Grand Rex peut accueillir 2500 personnes, le Bollywood Night a rassemblé 300 spectateurs, ce qui est un échec cuisant pour les organisateurs. Le Bollywood Day, qui avait préparé sa publicité de longue date, a obtenu plus de spectateurs qu’il n’avait été escompté (900 pour une capacité de 1 000 places). Une question cruciale se pose : y a-t-il assez de place pour deux manifestations destinées au cinéma Bollywood dans Paris ? À cette question, la rédaction de Fantastikasia souhaite dire que toute manifestation qui voudrait faire connaître le cinéma indien demeure dans l’absolu une bonne initiative. Pourtant, les fans de ce cinéma pensent que la programmation des films du Bollywood Night est une hérésie. Il faut tempérer cette rébellion justifiée, certes, mais un peu disproportionnée et ne pas oublier que les trois films projetés sont tous des inédits ! Bollywood connaît une effervescence sans pareille dans la capitale et il est logique que l’on importe tout et n’importe quoi. Si, pour nous, c’est du « n’importe quoi », ce n’est pas la même vision pour les autres.

Nous sommes en train de dépasser petit à petit le stade d’initiation au cinéma Bollywood. Et puis, s’initier à ce que l’on appelle le cinéma indien... n’est-ce pas un peu réducteur ? Faisons confiance un minimum au public et à tous les acteurs qui font en sorte de sortir le cinéma Bollywood de son statut de « kitsch » pour soirée branchée. Cela ne nous empêche pas de rester vigilants et, c’est notre devoir à Fantastikasia, de dénoncer quand il le faut les travers de tout ce monde qui pullule autour de Bollywood dans la capitale.

En conclusion, le Bollywood Day (sous l’égide d’un distributeur de films épaulé par Indian Cinema Events association loi 1901) était parfait à tout point de vue. Le Bollywood Night (sous l’égide d’une association Bollywood 4 Dream, association loi 1901), malgré son échec, ne nous a pas semblé si négatif. Reste à voir les secondes éditions de ces deux mini festivals.

(Crédits photos : Joey Nicles Modeste)




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