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Bollywood Week 2006

Interview de V. Paul-Boncour, organisateur de la Bollywood Week

Interview de V. Paul-Boncour, organisateur de la Bollywood Week

Interview de Vincent Paul-Boncour, organisateur de la Bollywood Week et distributeur de Bollywood en France (Bodega - Carlotta Films).

Comment vous est venue l’idée d’organiser le Bollywood Day il y a deux ans, devenu depuis un rendez-vous annuel ?

En 2004 nous avions décidé de lancer Bodega Films dans la distribution de films hindis, avec la sortie sur les écrans de La famille indienne (Kabhi Khushi Kabhie Gham), et l’édition en DVD de ce film et de Mother India. Nous voulions dépasser la simple sortie de films, car Bollywood était alors très nouveau pour le public français, qui n’avait vu sur grand écran que Lagaan et Devdas. Nous avons donc souhaité créer l’événement dans un environnement particulier, dépayser les spectateurs comme ils le sont avec les films Bollywood, lors d’une journée festive, conviviale, familiale, dans un beau décor, pas un cinéma mais un théâtre qui se prête à une transformation « à l’indienne », qui mette en valeur la flamboyance des films et les artistes venus chanter et danser.

Passer du Trianon (900 places) au Grand Rex (2 700 places), passer de 2 jours à 6 jours, de 4 à 13 films, est un véritable challenge : qu’est ce qui vous a convaincu de passer à la « vitesse supérieure » ?

C’est chaque année un vrai risque, à chaque fois il nous faut trouver le public, le mobiliser. Cette année nous avons pris ce pari de passer du Trianon au Grand Rex, car nous voulions faire venir des stars et le Trianon était trop petit pour elles. La venue de Shah Rukh Khan, Rani Mukherjee, Preity Zinta, doit permettre d’élargir le public des films Bollywood, car les stars créent l’événement, l’enthousiasme est plus fort, les retombées dans la presse sont plus nombreuses. Le grand public qui ne les connaît pas encore très bien, va également prendre conscience de leur statut de « super star », de leur popularité immense.
Nous sommes heureux d’avoir pu convaincre le Grand Rex de ce partenariat, car la grande salle est exceptionnelle, son fabuleux décor convient bien à l’ambiance de la Bollywood Week.

Comment effectuez-vous le choix des films ?

Nous sommes depuis le début en contact avec Yash Raj Films (société de production de Yash Chopra). Cette année, tout est parti de Veer-Zaara : nous souhaitions le distribuer en France, puis nous avons décidé avec YRF de nouer un partenariat pour créer l’événement autour du film, en faisant venir les stars qui y jouent. En règle générale, nous choisissons déjà les films sur un critère de qualité, car il ne faudrait surtout pas décevoir un public naissant. Nous cherchons également des films plutôt faciles d’accès, qui plaisent au public le plus large, en alternant avec des grands classiques. Nous cherchons à éloigner définitivement l’image de ce cinéma du « kitch » qui le qualifie trop souvent, en faisant découvrir des films très différents, comme Bhoot, Dhoom et Black qui va sortir sur grand écran, ces films aident à dépasser la représentation classique du « film de trois heures avec romance, danse et chant » : nous voulons montrer la diversité de Bollywood.

Enfin, nous savons que la fidélité du public passe par des visages connus : les acteurs qu’on a déjà appréciés nous incitent à voir d’autres films qui les mettent en scène. Ceci explique que de nombreux films cette année permettront au public de retrouver Shah Rukh Khan et Amitabh Bachchan, à l’affiche les années précédentes. Et la découverte de Rani Mukherjee dans Veer-Zaara, favorisera nous l’espérons la réussite de Hum Tum en DVD.

Votre activité de distribution de DVD n’est elle pas concurrente de la sortie de films en salle ?

Au contraire, ces activités sont complémentaires. En effet, nous avons la volonté de ne pas sortir des films de façon isolée, ponctuelle, mais de développer un axe récurrent et régulier, de créer un mouvement en alternant sorties en salles pour des films récents (La Famille indienne, New York Massala (Kal Ho Na Ho), Swades), et sorties en DVD pour des films plus anciens (Mother India, Andaz, Mangala fille des Indes et Sholay pour les « oldies », Kuch Kuch Hota Hai pour la nouvelle génération, suivi d’autres très bientôt).
On ne peut pas se permettre encore de sortir un film au cinéma tous les mois, car le public n’est pas encore assez large pour cela, aussi les sorties en DVD entretiennent-elles l’intérêt et la découverte de Bollywood par le public français.
De plus, proportionnellement, il existe un public plus large pour les DVD que pour les sorties en salle, à cause de la durée des films. Les films sont plus faciles à « consommer » chez soi, où on peut les voir en plusieurs fois, où on peut organiser avec des amis des « soirées Bollywood », où on peut choisir de ne voir que les chansons, ou certains extraits... En plus, chez soi la vision du film est plus festive qu’au cinéma, parce qu’on peut y recréer la convivialité d’un événement Bollywood plus facilement que dans un cinéma impersonnel. Et cela correspond bien à l’ambiance des films hindis. De plus, la programmation en salle des films Bollywood n’est jamais simple en France, à cause de la durée des films, qui contraint les salles aussi bien que les spectateurs peu habitués.

Quand pourrons nous voir en France les films Bollywood dès leur sortie, en même temps qu’à Bombay, Londres et New York ?

Il faut savoir qu’à cause du piratage, il n’y a plus de projections privées avant les sorties de films Bollywood. La presse, mais aussi les distributeurs et les exploitants de salle, découvrent les films en même temps que le public. Dans un environnement où les producteurs, réalisateurs et les acteurs sont renommés, ce système fonctionne en reposant sur la confiance et la notoriété : les distributeurs et exploitants s’engagent sans avoir vu le film. Les journalistes se précipitent aux Premières et publient dans la foulée.
Mais ce n’est pas encore le cas en France : il nous faut deux mois pour préparer la sortie d’un film, le montrer aux exploitants pour les convaincre de le projeter dans leurs salles, puis le montrer à la presse afin d’obtenir suffisamment d’articles avant le jour « J » pour que le public aille découvrir le film au cinéma, dès sa sortie. Sinon le film disparaît de l’affiche avant que le public en soit correctement informé... Dans ces conditions, nous ne pouvons pas actuellement sortir un film en France en même temps qu’en Inde.
Cependant, la notoriété aidant, la maturité du public grandissant d’année en année, il n’est pas interdit de penser que ce deviendra possible, d’autant plus qu’une des particularités de Bollywood, c’est de créer des rapports passionnels avec ceux qui l’apprécient. On ne voit cela pour aucun autre cinéma ! Et cette passion atteint non seulement le public, mais aussi les professionnels : ainsi, on peut espérer que, dans quelques années, certains d’entre eux accepteront de s’engager sans avoir vu le film, comme à Bombay ou à Londres.

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