
Nous revoici une fois de plus en direct d’un festival pour vous faire découvrir la tendance des films à venir. Cette fois, c’est au tour de la ville de Luxembourg de nous recevoir pour sa 9e édition du festival international du film fantastique. À l’honneur cette année, les films canadiens et un jury prestigieux : Doug « PINHEAD » BRADLEY, Claudio « EX-GOBLIN » SIMONETTI et Elza KEPHART.
Je profite de l’occasion pour remercier l’équipe du festival qui nous a accueillis on ne peut mieux pour notre première visite. Et pour cet événement, l’ami Mercano Boy m’a honteusement lâché pour aller directement vendre ses services à fantastikitalia.net ^_^ C’est donc avec le grand Umungus que je vais avoir l’honneur de faire ce festival qui promet d’être grandiose...

- Wolverine (à droite) et Umungus (à gauche) avec le jury
D’entrée, le ton est donné avec Beneath the Cogon, film d’horreur philippin de Rico Maria Ilarde, qui nous conte les aventures d’un jeune braqueur de banque malgré lui, qui va devoir se réfugier dans une demeure pour le moins étrange. Il sera confronté à un terrible secret détenu par une jeune fille qui habite dans une petite bicoque non loin. Ce film mérite d’être visionné pour ses prises de vue assez audacieuses. Le scénario est, quant à lui, assez simpliste et connu au cinéma. Petit film d’ambiance qui nous fait rire et (légèrement) sursauter, et qui prouve une fois de plus que le cinéma d’horreur philippin essaie de se développer et de s’expatrier...
Le deuxième film de cette première journée est déjà un gros morceau, puisque Naina est directement inspiré du chef-d’oeuvre des frères Pang, The Eye. Naina est une petite fille qui perd la vue lors d’une éclipse solaire. Ses parents, quant à eux, meurent au même instant dans un tragique accident de voiture à Londres. Vingt ans plus tard, les progrès de la technologie aidant, elle reçoit une greffe de cornée qui lui redonne l’usage de ses yeux, mais à quel prix... Elle commence alors à avoir d’étranges visions et essaie d’en interpréter le sens. Elle se mettra en quête de la personne qui a fait ce don d’organe, car elle est persuadée qu’il s’agit d’un message que cette fille veut lui faire passer... Shripal Morakhia s’est donc directement inspiré des plus grands films d’horreur asiatiques de ces dernières années, et le résultat est surprenant. Mêlant des scènes de Dark Water, The Grudge, The Eye et bien d’autres encore, ce film nous tient en haleine jusqu’à son dénouement assez exceptionnel. Dans cette co-production indo-britannique, en partie financée par Idream (Joue-là comme Beckham), on notera le flot important d’effets spéciaux pyrotechniques comme visuels, qui viennent pour la plupart au bon moment. À voir de toute urgence...
À demain pour d’autres nouvelles de ce festival qui s’annonce exceptionnel !