Rubriques

FanTasia 2003 : 7e édition du festival du film fantastique d’action et d’horreur de Montréal

Interview Marc Lamothe : Directeur des communications de Fantasia

C’est par un après-midi un peu terne que nous avons rendez-vous avec Marc Lamothe, directeur des communications. Celui-ci a la très bonne idée de nous emmener chez un de leurs commanditaires, le charmant petit salon de thé T-Zone, qui sert un thé particulier, le « bubble tea ». Un endroit convivial pour une entrevue des plus sympathiques...

Fantastikasia : Pourriez-vous nous faire une présentation générale de FanTasia ?

Marc Lamothe : FanTasia en est à sa septième édition. Nous avons débuté en 1996. Au début, c’était un festival exclusivement consacré au cinéma asiatique ; c’était un peu avant que les John Woo, Jackie Chan, Jet Li, avant que toute la nouvelle vague hongkongoise [sic] déménage à Hollywood et que le reste de l’humanité suive. Les Français étaient déjà branchés. C’est par les sites et les revues spécialisées françaises qu’on a pris connaissance, entre autres, de The Killer, de certains films phares qu’on s’est dit qu’il fallait partager avec le public. On avait déjà parmi nos fondateurs des gens qui se passionnaient pour le cinéma japonais - Godzilla, l’animation japonaise et surtout toutes les séries cultes (Albator, Capitaine Flam, Goldorak, surtout Goldorak)... C’est la racine de notre amour, on aime sincèrement ces productions - même Ultraman dans les années 60. C’est la première chose qui nous a amenés vers FanTasia, cette volonté de partager ces films qu’on avait découverts.

D’où le nom de FanTasia, qui n’était qu’une fenêtre sur le cinéma asiatique lors de l’édition de 1996.

À ce moment-là, nous avions beaucoup de temps à rattraper. C’était de faire découvrir dix, quinze ans de cinéma, car, à part Histoire de fantômes chinois ou à part les films plus intellos du Japon, ou les films de Zhang Yimou, les cinéastes plus classiques de Chine, le cinéma japonais et le cinéma hongkongois [sic] n’étaient pas bien couverts à Montréal. La première édition devait donc montrer les grands films essentiels, de bien faire connaître aux gens le « who’s who » du cinéma asiatique. Déjà, dès la deuxième année, avec la rétrocession de Hongkong et le fait que l’industrie du cinéma là-bas avait beaucoup changé, et l’exil évidemment de tous les grands cinéastes, avec aussi la nouvelle vague présente qui s’orientait vers un cinéma plus réaliste, un cinéma d’auteur (Wong Kar-Wai) plus près de la nouvelle vague française, les préoccupations ne correspondaient pas à l’esprit de FanTasia, centré sur l’horreur, la science-fiction, l’animé, l’action, bref, le film de genre.

Nous avons aussi réalisé qu’il n’y avait pas à Montréal de festival de films d’horreur, de science-fiction, comme Gérardmer, et qu’il y avait donc un territoire beaucoup plus large. Les fans se fiaient à nous pour combler cette demande. Donc, dès la deuxième année, Fantasia a hérité d’une section internationale et est ainsi devenu un festival international de films de genre. On se positionne aussi comme un festival indépendant auto-financé. Nous n’avons aucune aide gouvernementale, aucune subvention, ni de la Ville de Montréal ni du Québec, ni du Canada. Moins il y a de gens qui se mêlent de nos affaires, plus on est libres de faire ce que l’on veut. Nous prônons un cinéma libre, un cinéma indépendant. Nous devenons une fenêtre du cinéma complètement indépendant. Notre mission devient de plus en plus de faire découvrir aux Montréalais et aux Québécois des films qui n’auront aucune distribution si ce n’était de nous. Le film de genre reste le gros du festival (80-85 %), mais nous ouvrons de plus en plus des fenêtres sur des films indépendants qui n’auront aucune distribution (salles, vidéo). C’est vraiment notre mission. De plus, nous voulons continuer de faire découvrir l’Asie...

Fantastikasia : La section internationale semble prendre de plus en plus d’espace, ce qui fait craindre pour la partie asiatique.

M. L. : Nous avons quand même réservé une fenêtre de onze films cette année pour rendre hommage à la Corée du Sud qui est, à notre avis, le prochain pays en émergence en Asie du point du vue cinématographique. En fonction de nos goûts, évidemment, en fonction de... Je ne sais pas si tu as réussi à voir certains films de la Corée cette année ?

Fantastikasia : On en a vu quelques-uns.

M. L. : Ça vous a plu ?

Fantastikasia : C’est très différent de Hongkong. Il faut adhérer à ce genre de films. C’est moins des films de genre, parce que les films coréens sont un mélange de films d’auteur et de films de genre. On fait beaucoup de recherche.

M. L. : Oui.

Fantastikasia : On est un peu perdus quand même, là-dedans.

M. L. : Nous allons en présenter qui seront davantage « genre », comme Public Enemy. C’est vraiment un film d’action à la Hongkong, mais avec une sensibilité, une préoccupation bien coréennes. Cela s’apparente néanmoins au film d’action de Hongkong des années 80 - poursuites, flingues, etc. Sinon, il y aura aussi Musa - The Warrior, qui est pour nous un grand film épique, un beau film de genre.

Sinon, nos prochains défis sont de nous orienter vers d’autres pays asiatiques, de fouiller la Thaïlande, qu’on n’a pas beaucoup explorée, tout comme Taiwan, et l’Inde. Bollywood est le prochain genre que nous voulons exploiter ou explorer.

Article précédent | pret immobilier
Interview Marc Lamothe, Dircom. de Fantasia : Fantasia et Bollywood

Article suivant | credit immobilier
Magnificent Butcher


Dans la même rubrique

The Man in White et Graveyard of Honor
The Man in White et Graveyard of Honor
Graveyard of Honor
Graveyard of Honor
Goldorak : ce n'est qu'un au revoir
Goldorak : ce n’est qu’un au revoir
Suicide Club
Suicide Club
Intimate Confessions of a Chinese Courtesan
Intimate Confessions of a Chinese Courtesan

Sur le Web : S'informer sur les conditions d'obtention de votre credit immobilier reste la première action à entreprendre avant d'aller consulter un courtier en pret immobilier afin de négocier le meilleur taux en connaissance de cause. Votre bien immobilier constitue l'investissement le plus important de votre vie. En cas de surendettement, plusieurs solutions de rachat de crédit ou de Crédit hypothécaire peuvent être envisagées. Le référencement naturel dans le secteur immobilier ainsi que du prêt immobilier a donné beaucoup d'abus. C'est de bonne guerre, le référencement payant est si prohibitif.

Articles les plus populaires

Shutter
Shutter
Dor
Dor
King Naresuan