Rubriques

FanTasia 2003 : 7e édition du festival du film fantastique d’action et d’horreur de Montréal

Intimate Confessions of a Chinese Courtesan

Intimate Confessions of a Chinese Courtesan

Un mort sous la neige, puis un paysage nocturne, un brin poétique. Un cortège de caisses qui s’enfonce dans un domaine. C’est là que, à huis clos, va se vivre un drame suivi d’une vengeance terrible.

On croit tout d’abord, à cause du mort, à une intrigue policière comme pouvait l’être l’excellent Killer Clans, mais il n’en est rien. Ce n’est pas exactement non plus le monde de cape et d’épée, mais il s’y apparente, puisqu’il s’agit du parcours initiatique d’une jeune femme, Ainu. De jeune fille en fleur à courtisane manipulatrice et experte en arts martiaux, Ainu cherchera à se faire justice et à faire justice.

Le prénom de l’héroïne donne d’ailleurs son titre original au film et pourrait se traduire littéralement par « esclave de l’amour ». Un nom prédestiné, puisque la belle jeune fille se fait enlever comme tant d’autres pour devenir prostituée dans un bordel. Un bordel tenue par une madame qui n’aime pas les hommes. Ainu se rebelle d’abord avant de succomber aux paroles doucereuses de la maquerelle qui voit en elle l’amante et le successeur.

JPEG - 7.7 ko
Madame fait tout pour convaincre Ainu...

Les « confessions intimes » pouvaient laisser croire à de croustillantes anecdotes. Or, ici, pas de client sympathique ni de courtisane au grand cœur, mais le revers de la médaille. Filles brutalement « dressées », hommes influents qui les achètent, police impuissante parce que muselée par le pouvoir, tous baignent dans une nuit sans fin, parce que ce monde semble bien loin de la grâce de la lumière. Une hécatombe impitoyable l’attend d’ailleurs, qui atteint presque la cruauté d’un Chang Cheh.

Quelle audace pour l’époque dans les scènes au bordel et chez les clients ainsi que dans l’intimité des deux amantes ! De même, la psychologie démontrée et le quasi féminisme de l’ensemble épatent tout autant. Et je ne parle pas de la beauté des images ni de l’interprétation impeccable des protagonistes !

JPEG - 7 ko
une vengeance sanglante

Je m’étais rendue à cette projection avec grand intérêt après avoir vu The Magic Blade et Killer Clans. Je ne pouvais espérer que du bon de cet autre Chu Yuan. Et je n’ai pas été déçue. C’est tout simplement étonnant et captivant.

Et quel bonheur de pouvoir visionner ces vieilles productions restaurées et sous-titrées de manière à rendre justice au film ! Nous découvrons ainsi les petits bijoux méconnus de la Shaw Brothers. À admirer sans tarder !

JPEG - 4.7 ko
un dernier baiser...

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réal. : Chu Yuan
Pays : Hongkong
Année : 1972
Scénariste : Chiu Kang Chien
Interprètes : Lily Ho, Betty Pei Ting, Fan Mei Sheng, Lin Tung, Yueh Hua
Version mandarine, S.T.A - Durée : 86 min
Product. : Run Me Chow
Distrib. : Celestial Pictures
Applaudimètre FanTasia : 6,5/10

Article précédent | pret immobilier
The 36th Chamber of Shaolin

Article suivant | credit immobilier
Suicide Club


Dans la même rubrique

The Man in White et Graveyard of Honor
The Man in White et Graveyard of Honor
Graveyard of Honor
Graveyard of Honor
Goldorak : ce n'est qu'un au revoir
Goldorak : ce n’est qu’un au revoir
Suicide Club
Suicide Club
Intimate Confessions of a Chinese Courtesan
Intimate Confessions of a Chinese Courtesan

Sur le Web : S'informer sur les conditions d'obtention de votre credit immobilier reste la première action à entreprendre avant d'aller consulter un courtier en pret immobilier afin de négocier le meilleur taux en connaissance de cause. Votre bien immobilier constitue l'investissement le plus important de votre vie. En cas de surendettement, plusieurs solutions de rachat de crédit ou de Crédit hypothécaire peuvent être envisagées. Le référencement naturel dans le secteur immobilier ainsi que du prêt immobilier a donné beaucoup d'abus. C'est de bonne guerre, le référencement payant est si prohibitif.

Articles les plus populaires

Shutter
Shutter
Dor
Dor
King Naresuan