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FanTasia 2003 : 7e édition du festival du film fantastique d’action et d’horreur de Montréal

Sympathy for Mr. Vengeance

Dans le milieu de la presse underground, ce long métrage a déjà acquis une solide réputation de film culte. En effet, il a été montré en clôture du dernier festival de l’étrange 2002 (en France). C’est donc avec une certaine impatience que les festivaliers se pressent au cinéma. Les organisateurs eux-même le présentent comme le long métrage le plus hallucinant jamais vu. On commence à connaître leur parti pris, et c’est avec un œil neutre que nous abordons cette nouvelle production coréenne.

Depuis quelque temps, on constate qu’un film coréen de ville commence comme un film d’auteur. Sympathy for Mr. Vengeance ne semble pas déroger à la règle. C’est par une voix off intimiste que l’histoire débute. Une atmosphère feutrée s’installe.

Évidemment, nous entrons silencieusement dans un drame humain. Pas de mélo donc, puisque tout est gommé... Pas de cri, pas de larme. À l’image du héros qui est sourd-muet. Le film s’axe donc sur tout ce qui est visuel. Chaque plan fait appel à une composition ultra-académique, toutefois très proche du cadrage d’une vignette de B.D. Cette référence à la B.D. trouve son écho, par exemple, dans la couleur des cheveux du héros. Celui-ci arbore un vert dégradé sorti tout droit d’un « manga ».


Les grosses pierres et l’eau, éléments de poésie...



L’histoire semble s’étirer indéfiniment dans une torpeur des plus soporifiques lorsque le film bascule en un polar. Tout s’accélère soudainement. On sombre rapidement et contre toute attente dans un film typiquement « serial killer » avec les effets « gore » habituels. Et c’est là que le spectateur doit choisir entre apprécier la torture mentale et physique des personnages ou rejeter totalement le film. Pour ma part, j’ai trouvé que les situations malsaines étaient artistiquement bien réalisées et, malgré ma morale intrinsèque, je reconnais la valeur ajoutée de la patte du réalisateur (également auteur du fameux drame J.S.A.). Ce cinéma de l’étrange et du malsain me répugne toutefois plus que la somme des qualités du film. Je ne doute pas que ce long métrage soit culte pour les réalisateurs ou le public averti en mal de créativité et qui trouve là une terre riche en situations imprévues qui excitent leur imagination. On en vient à faire de la beauté dans le bizarre et le « tordu ». But atteint par ce film. Qui ira le plus loin ? Qui nous montrera l’insoutenable ? Et qui battra le record des scènes inutiles, pénibles et racoleuses ?

P.-S.

Fiche technique :
Réal. : Park Chan-wook
Pays : Corée du Sud
Année : 2002
Scénaristes : Lee Moo-young, Lee Jong-yong , Park Ridame
Interprètes : Song Kang-ho, Shin Ha-kyun, Bae Du-na, Lim Ji-eun
V.O.S.T.A - Durée : 129 min
Product. : Lee Jae-soon
Distrib. : CJ Entertainment
Note : 5.5/10
Applaudimètre FanTasia : 7/10

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