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FanTasia 2006

Citizen Dog

Citizen Dog

L’avis de Dahlia : La salle se remplit. Citizen Dog n’a pas encore été présenté qu’on ajoute une troisième projection pour ce film de Wisit Sasanatieng. Le réalisateur des Larmes du Tigre Noir étant aussi connu pour ses publicités, nous avons droit avant le film à de drôlatiques messages publicitaires pour des produits thaïlandais. De quoi nous mettre dans l’ambiance...

Notre « citoyen » en question se prénomme Pod et il quitte sa campagne pour aller vivre sa vie en ville. Le jeune homme qui ne porte pas de rêves en lui y trouve l’amitié, mais surtout l’amour, incarné par Jin qui, elle, a ses rêves. Pod n’a de cesse de poursuivre son amour, ce qui le conduit à faire des rencontres plutôt singulières, pour notre plus grand plaisir. Ah, et pourquoi donc « chien » ? À cause de la queue, celle qui s’agite au bout de notre derrière... Cela vous intrigue ? Raison de plus pour voir le film !

Bienvenue dans l’univers pastel et surréaliste - et visuellement très maîtrisé - de Wisit Sasanatieng. Où l’on réussit à tirer l’extra de l’ordinaire. Où les personnages plutôt banals apparaissent quelque peu décalés. Où les tons et les couleurs enjolivent leur habitat plutôt triste. Où, sous des aspects légers et humoristiques, l’on aborde des thèmes classiques et universels pas exactement roses comme la solitude et l’incommunicabilité. Où vous ne verrez plus la réincarnation de la même manière. Où l’on finit par entrer dans la normalité sans que cela se veuille négatif, au contraire. Cela indique que les protagonistes tâtonnant au début ont évolué et ont atteint une certaine maturité. Ils se taillent leur place, se trouvent moins aliénés sans perdre pour autant leurs particularités, leur petit grain de folie...

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Fantaisie semble être le maître mot ici. Certains vont même jusqu’à évoquer Amélie Poulain. Sacrilège ! Citizen Dog est cent fois mieux ! Ce conte, narré par Pen-Ek Ratanaruang (le réalisateur du superbe Last Life in the Universe), nous fait voir la vie en rose. Et nous donne envie d’y croire.

Un film qui joue, qui s’amuse. C’est aussi ça, le cinéma. Et c’est si rafraîchissant !

La note de Dahlia : 7/10

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le couple vedette, Pod et Jin


L’avis de Jesse : Citizen Dog est une histoire d’amour à la forme colorée et au fond spirituel. Dès la première scène, le titre du film trouve tout son sens en la personne de Pod, interprété par Mahasamut Boonyaruk. Un esprit léger rappelant Forrest Gump pris dans un monde d’une simplicité désarmante et semblable à celle du Fabuleux Destin d’Amélie Poulin. De petites histoires surréalistes s’apparentant drôlement aux contes forment un récit inspiré par des fondements moraux bouddhistes. Au-dessus de ce monde sans problèmes, le narrateur (Pen-Ek Ratanaruang) raconte le drame de Pod, tombé désespérément amoureux de Jin, interprétée par Saengthong Gate-Uthong.

Entrecoupée de scènes musicales et de personnages hilarants, la conquête du protagoniste se poursuit avec ses hauts et peu de bas. Figés dans un décor pastel flamboyant, Pod et Jin avec son livre blanc céleste ébauchent un triangle amoureux avec un mystérieux anglais, Peter (Chuck Stephens). Dans cette diégèse parsemée d’éléments animés, les désillusions ne durent pas longtemps. À cette époque quasi-idyllique, morts vivants et communs des mortels coexistent, la douleur physique n’existe pas, les enfants grandissent avant leur temps et un ourson en peluche alcoolique ne relève plus du fantastique. Tout va pour le mieux, et ce sentiment de bien-être se transmet parfaitement de l’écran aux spectateurs. Cette réalité intemporelle provoque une sympathie inconditionnelle.

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Pod transi, Jin le nez dans son mystérieux livre blanc descendu du ciel


Bien vivace jusqu’au deuxième tiers du film, elle fléchit quelque peu sous le poids des dialogues. Le sentiment de liberté et de futile naïveté survit toutefois jusqu’à la fin. La dernière page de cette adaptation de roman se tourne aussi bien que la première, avec le sourire. Essayez-le !

La note de Jesse : 7,5/10

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une récupération qui porte ses fruits... un mont citadin



P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Titre original : Mah Nakorn (หมานคร)
Réalisation : Wisit Sasanatieng
Pays : Thaïlande
Année : 2004
Interprétation : Mahasamut Boonyaruk, Saengthong Gate-Uthong, Sawatwong Palakawong Na Autthaya, Chuck Stephens, Raenkum Saninn, narration de Pen-Ek Ratanaruang
Scénario : Wisit Sasanatieng, d’après un roman de Koynuch
Image : Rewat Prelert
Montage : Dutsanee Puinongpho, Polarat Kitikunpairoj
Musique : Amornpong Maetakunvudh
Production : Aphiradee Iamphungporn, Kiatkamon Iamphungporn, Rewat Vorarat
Durée : 99 min

Prix des meilleurs effets visuels des 2005 Thailand National Film Association Awards
Fantasia de bronze du meilleur film asiatique au festival FanTasia 2006 - prix du public
Fantasia d’argent du film le plus innovateur au festival FanTasia 2006 - prix du public

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