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FanTasia Ubisoft 2004

Natural City

Natural City

2080. Dans une mégapole du futur, un policier militaire, R, est amoureux d’une danseuse robotisée, Ria (Seo Rin), dont la longévité est limitée par la loi. Ce type de relation est mal perçu socialement, et le fameux R (Yoo Ji-tae) devra lutter contre les interdits et les préjugés. La tâche s’annonce ardue et, de surcroît, il doit combattre un groupuscule de robots qui essaient de survivre à leur date d’expiration. Une perspective emballante qui augure bien pour ce que l’on pourrait qualifier de version coréenne de Blade Runner. Mais, est-il possible d’en dire autant du produit fini ?

En ce qui me concerne, j’en suis resté coi. Ce film se résumerait à une situation initiale, soit en quinze ou vingt minutes. Ce n’est pas un expresso, mais bien un court-métrage allongé par des scènes d’une monotonie saisissante. De très beaux effets, de beaux décors et de belles personnes. Des angles de prise de vue époustouflants et une qualité d’image irréprochable. Mais le récit donne l’impression de se terminer là où il devrait commencer. La résolution de l’intrigue qui passe en second plan devrait servir de premier pivot. L’histoire tend à montrer la peur à l’idée que l’homme serait déjà en train de se transformer en machine. Cette volonté se traduit par un film racontant l’histoire d’un homme du futur névrosé et sous le coup d’une dépression. À plusieurs reprises, le réalisateur paraît s’intéresser davantage aux robots qui veulent devenir humains. La raison en est simple ; tous les personnages synthétiques et secondaires sont mis en relief contrairement au protagoniste.

Jae-un Lee, qui interprète la jeune humaine Cyon, se défend bien. La prestation de Yoon Chan dans le rôle de Noma, le supérieur et le meilleur ami de R, demeure la plus éblouissante. La qualité de ces performances ne parvient pas cependant à ramener l’intérêt vers l’histoire. Quelqu’un, quelque part, préfère garder l’accent sur le militaire vedette qui est d’un stoïcisme massacrant. Même le personnage de Cypher (Doo-hong Jung), le cyborg rebelle, affiche plus d’émotion que lui malgré sa nature et ses apparitions trop peu nombreuses. Son potentiel narratif ainsi que celui de l’enquête policière entourant le mystérieux Docteur Giro restent inexploités.

L’aspect fantastique et futuriste devient rapidement secondaire. Il aurait également été intéressant d’en apprendre un peu plus sur la guerre destructrice qui a sévi sur l’ensemble de la planète. Il subsiste toutefois la possibilité de se rabattre sur des affrontements percutants mais rarissimes. Ils insufflent la seule énergie du film et l’espoir de voir le récit changer de cap. Tout comme la plupart des scènes d’action, les scènes de combat n’arrivent malheureusement pas à sortir le film de sa torpeur. Une torpeur qui minimise le suspense dont le point culminant passe presque inaperçu. Si seulement l’histoire d’amour entre R et l’androïde de son cœur parvenait à suggérer le romantisme et à atteindre des émotions et des sentiments quelconques, la consolation pourrait parer au manque d’excitation et offrir une certaine satisfaction à la fin de la projection, mais non. Ria le robot est la plus sensible et la plus expressive des deux, tandis que R reste de glace. La relation entre lui et sa dulcinée représente le seul exemple qui appuie l’intention du film. Mais cette relation n’évolue en rien durant les 113 minutes qui s’écoulent entre le début et la fin. Leur situation stagne. Ni le jeu des acteurs, ni les dialogues ne permettent de savoir ni de comprendre les raisons et les sentiments qui poussèrent R et Ria à en venir jusque-là. Rien ! C’est maigre, très maigre, pour que le récit s’y attarde si longuement.

Personnellement, je conçois difficilement un film de science-fiction réussi sans de bonnes scènes d’action ou une bonne intrigue. Je n’affirme pas de cette façon que le futurisme et le romantisme ne peuvent faire bon ménage dans un même long métrage. Je constate seulement que ce film n’a su surmonter le défi. Dommage. Surtout pour un film coréen avec un si gros budget.

L’avis de Dahlia : La bande annonce était alléchante, la foule s’est donc pressée en grand nombre. On affiche complet.
Natural City, où il est question d’amour, ce qui peut être bien, mais quand il s’agit d’une union entre un humain et une « fabrication » d’apparence humaine, alors que des gens se trouvent dans la solitude, cela paraît moins bien. Où il est question aussi d’immortalité, vieille quête humaine s’il en est...
Malheureusement, ces questions ne sont qu’effleurées. L’histoire se concentre sur R et sa bien-aimée cyborg. Or, on se demande ce qui a pu susciter un tel amour ! R, un petit prétentieux à qui on a envie de donner des claques, doit apprécier la douceur et l’obéissance chez Ria. Celle-ci, que l’on voit en fin de vie il faut dire, est plutôt terne, bref, sans grand intérêt. Nous ne sommes donc jamais pris à partie par leur histoire qui devient vite un irritant. À côté de R, nous avons pourtant le chef des miliciens, le héros typique certes, mais qui attire notre attention. Sens du devoir, sacrifice, confiance infaillible en l’ami pourtant lâcheur... On voudrait bien le voir davantage, mais hélas ! Jusqu’au bout, on nous ramène à R et à sa Ria. J’ai littéralement trépigné d’impatience d’en arriver à la fin du film.
Dommage de voir une production si réussie gâchée par une histoire mal menée. C’est le syndrome « Wonderful Days », un bel écrin pour une pierre en toc...

Note de Jesse : 6/10
Note de Dahlia : 5/10

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisation, scénario : Min Byeon-Cheon
Pays : Corée du Sud
Année : 2003
Interprétation : Yu Ji-Tae, Seo Rin, Lee Jae-eun, Yun Chan, Go Ju-heui, Jeon Du-Hong
Image : Lee Jun-Kyun
Musique : Lee Jae-Jin
Production : Dung Jun-Lee
Distribution : Tube Entertainment
Durée : 113 min

Applaudimètre FanTasia : 5,5/10

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