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FanTasia Ubisoft 2004

Sword in the Moon

Sword in the Moon

17e siècle, Corée. Un sentiment de culpabilité plane dans l’esprit de Gyu-yeop, responsable de la sécurité de la cour royale, dur en apparence, déchiré par un passé douloureux et menotté par sa nouvelle allégeance au plus haut dignitaire de la cour. Lorsque de vieilles connaissances refont surface, le remord le gagne et engendre une confusion qui aboutit à une prise de décision tardivement exagérée. Une histoire montre l’homme qu’il est devenu et une seconde explique le chemin qu’il a parcouru.


Une mort curative et sélective frappe soudainement l’entourage royal. Pendant que l’inquiétude règne sur le royaume et sur sa cour, l’histoire raconte parallèlement le passé de Gyu-yeop, lourdement chargé par les guerres ainsi que tout le sang et les membres sectionnés qui en découlent. Malgré cette réalité d’hier comme celle d’aujourd’hui qui est exhaustivement montrée, Sword in the Moon réussit à toucher par son aspect très tragique, allant jusqu’à provoquer chez les spectateurs des applaudissements hésitants à la fin. La qualité de la photo qui donne lieu à de très belles images accentue l’intensité.

Le film débute par une scène de combat qui fait craindre le pire, soit un film rempli d’action mais sans fond. La peur disparaît rapidement, et l’histoire dévoile la relation entre Gyu-yeop (Jo Jae-Hyeon), son meilleur ami, Choi Ji-Hwan (Choi Min-Su), et la fille de leur maître, Shi-Yeong (Kim Bo-Gyeong). Lorsqu’une fraction du récit révèle l’ébauche d’un triangle amoureux entre les trois protagonistes, une crainte surgit à nouveau à l’idée que le romantisme prédomine au détriment de la prémisse limogée et rabrouée au simple rang de prétexte servant à la classification du film. Heureusement, il n’en est rien. C’est plutôt la parole et l’honneur de l’un des protagonistes qui se trouvent durement mis à l’épreuve. Les plans rapprochés deviennent un élément important. Dans la partie du récit appartenant au temps présent de la diégèse, les échelles de cadrage s’avèrent décisives et, à mon avis, l’expression faciale des protagonistes vaut mille fois les paroles prononcées. Elles font pleinement comprendre l’arrogance des gens de la cour, l’esprit perturbé de Gyu-yeop et la détermination des dissidents. Le comportement et l’attitude qu’adoptent les acteurs donnent le ton au film. Le dialogue échangé dans les rares scènes de joie et de gaieté, dont les plus significatives relèvent le passé de Gyu-yeop, ne vient que renforcer l’effet.


La violence, le désespoir et la colère véhiculée dans certaines scènes de combat comme l’affrontement final clôturent définitivement le sujet. Le montage ne permet pas toujours de bien distinguer les mouvements et laisse l’impression que le manque de netteté est volontaire par moments, mais le résultat demeure. Beaucoup de gris et de noir, et même le jour le soleil se fait discret.

Apprêtez à la sauce coréenne manigances politiques et combats désespérés entre anciens et nouveaux rebelles, dans une atmosphère sombre et un style gothique avec le thème de l’honneur et de la trahison comme toile de fond, et vous aurez quelque chose comme Sword in the Moon.

La note de Jesse : 8/10


L’avis de Dahlia : Est-ce parce que nous venions de subir récemment deux films coréens où l’amour prédominait sans être convenablement traité, que Sword in the Moon nous arrive au festival FanTasia Ubisoft comme une vague de fraîcheur ? Certes, il n’y a rien de bien nouveau dans le thème, mais l’amitié à la vie à la mort apparaît comme une vieille connaissance qu’on n’aurait pas vue depuis un moment...
La construction du récit contribue à développer et à maintenir et l’intérêt. Cependant, il me semble qu’on aurait gagné à sabrer un peu dans le début « politique » pour donner plus de corps à la relation d’amitié et engager davantage le spectateur dans cette histoire. Néanmoins, celle-ci pose la ou les questions : peut-on ou doit-on pardonner à un ami, si grand ami soit-il ?
La première décapitation a provoqué sinon l’enthousiasme des spectateurs, comme si ces derniers avaient été en manque de « saignées » au cours des derniers jours. Il est toutefois dommage que l’effet donné à plusieurs combats rende ceux-ci plutôt indistincts.
Quant à la fin, elle peut paraître inhabituelle pour un film asiatique du genre, parce que normalement il doit y avoir une conclusion à l’acte. Or, la situation est pourtant claire. L’action politique revêt moins d’importance que le dénouement de la relation entre les deux amis.
Bref, voilà une projection qui fut plutôt bienvenue.

La note de Dahlia : 7/10

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisation : Kim Eui-Suk
Pays : Corée du Sud
Année : 2003
Interprétation : Choi Min-Su, Jo Jae-Hyeon, Lee Jong-Su, Yu Yeon-Su, Gi Ju-Bong
Scénario : Jang Min-Seok
Image : Mun Yong-sik
Montage : Gyeong Min-Ho
Musique du générique : Lee Gyeon-Seop
Production : Lee Dong-Kwon
Distribution : Mirovision
Durée : 102 min

Applaudimètre FanTasia : 7,5/10

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