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Interview de Julie Dreyfus alias « Sophie Fatale »

Interview de Julie Dreyfus alias « Sophie Fatale »

Au cours de la 14ème édition du festival du film fantastique de Gérardmer, la presse a pu rencontrer la comédienne française Julie Dreyfus, membre du jury Longs Métrages aux côtés du président Irvin Kershner.

On connaît principalement l’actrice pour son rôle de « Sophie Fatale » dans Kill Bill de Quentin Tarantino, où elle côtoyait Uma Thurman, Lucy Liu ou encore David Carradine... Mais la jeune femme n’a pas fait que ça ! Si elle n’a que très peu travaillé en France (elle apparaît seulement dans le téléfilm Jean Moulin d’Yves Boisset en 2002), elle a par contre tourné aux États-Unis dans la série The Crow : Stairway to Heaven et également pour David Lynch dans une version télé de Mulholland Drive (datant de 2001 et inédite en dehors des USA) ainsi que joué sur les planches en 2000 dans une pièce de Stuart « Re-Animator » Gordon...

Mais Julie Dreyfus a avant tout commencé au Japon, et c’est dans ce pays qu’elle est surtout connue... L’occasion donc pour Fantastikasia de l’interroger sur cette carrière nippone méconnue en Occident au cours d’un (malheureusement trop) bref entretien...

Fantastikasia : Comment en êtes-vous arrivée à tourner des films au Japon ?

Eh bien, ça a été un enchaînement d’opportunités. J’étais étudiante en langues quand je suis arrivée au Japon. Petit à petit, on m’a demandé d’écrire des chroniques sur la France dans un magazine local qui est à peu près l’équivalent français de Marie-Claire... J’étais donc une sorte de « journaliste ». Puis, d’autres occasions se sont présentées à moi, et ainsi, j’ai fait de la radio et de la télévision avant d’arriver au cinéma... C’est d’ailleurs ce que j’apprécie tellement avec ce pays : les gens ne sont absolument pas sectaires, ils ne vous collent pas d’« étiquette », de sorte que vous pouvez passer d’un domaine à un autre sans aucun à priori.

Prenez Takeshi (Kitano) : il est à la fois humoriste à la télévision, acteur, cinéaste... c’est un vrai touche-à-tout !...

Cependant, n’a-t-il pas été difficile de s’intégrer en tant qu’« étrangère » dans ce pays si particulier ?

Non, pas du tout, car les Japonais ont un vrai esprit de curiosité ! Ce qu’ils ne connaissent pas ou pas bien les intéresse vraiment !... Je n’ai jamais fait d’école de journalisme, mais cela ne m’a pas empêchée de faire là-bas tout ce dont je viens de vous parler !

Enfin... J’ai uniquement pris des cours lorsque j’ai voulu devenir comédienne...

Vos débuts en tant que comédienne se sont donc faits au Japon ?

Tout à fait. Mais vous savez, 90 % de ma carrière professionnelle est japonaise...

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Julie Dreyfus et Quentin Tarantino


D’après mes recherches, un de vos premiers films est Toki Rakujitsu (titre international The Distant Setting Sun, réalisé en 1992 par Seijirô Kôyama)... Pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit de l’histoire vraie d’un célèbre médecin japonais, le docteur Noguchi, qui inventa un vaccin. L’acteur principal, Hiroshi Mikami, est un de mes amis, et dans le film, je joue sa femme. Ça a été un gros succès au Japon, il a été n°1 au box-office l’année de sa sortie...

Ensuite, dans votre filmographie, on trouve en 1994 Rampo (titre US : The Mystery of Rampo, réalisé par Rintaro Mayuzumi et Kazuyoshi Okuyama)...

Là encore, il s’agit d’une histoire vraie. Le film retrace l’existence du célèbre Edogawa Rampo, prolifique écrivain japonais de romans à l’ambiance glauque dont le nom - vous le savez certainement - fait référence à celui d’Edgar Allan Poe.

(ndlr : l’an passé, le film Rampo Noir, avec Tadanobu Asano, a fait le tour des festivals fantastiques...)

Dans la distribution, on trouve le nom de Kinji FUKASAKU !...

Oui, c’est vrai. En fait, dans le film, il y a une grande scène de cocktail dans laquelle on retrouve beaucoup de « personnalités » japonaises. Il y a aussi, par exemple, un célèbre présentateur télé qui est l’équivalent de PPDA en France... Moi-même, je n’y fais qu’une apparition...


Le dernier film que vous avez tourné au Japon semble être Legal Aliens en 1998 (réalisé par Akinori Tsujitani)...

Euh... Oui... Eh bien, j’aurais préféré qu’il n’apparaisse pas dans ma filmographie...

Ah ? Euh... On n’est pas obligé d’en parler si vous ne le souhaitez pas...

Non, non, ce n’est pas ça... En fait, c’est un tout petit film indépendant, qui a été tourné comme ça, dans la précipitation... Je l’ai fait parce que le réalisateur est un ami. Vous savez, je fais surtout pas mal de télévision au Japon, ainsi que du théâtre.

Du théâtre ?

Oui. Il y a quelque temps, j’ai eu la chance de jouer dans une pièce avec Shinya Tsukamoto.

Par ailleurs, Quentin Tarantino m’avait aussi vue jouer sur scène au Japon avant qu’il ne me contacte pour Kill Bill.

Ah oui ? Vous le connaissiez déjà ?

Oui. Nous nous étions rencontrés au Japon, lors d’un festival de films fantastiques qui a lieu au milieu des montagnes, un peu comme ici à Gérardmer, dans la ville de Yubari. Pour l’anecdote, c’est d’ailleurs en clin d’œil à ce festival qu’il a affublé au personnage de Gogo le patronyme « Yubari » dans Kill Bill...

Vous avez très peu travaillé en France... Avez-vous des projets de travail ici ?

Eh bien non, je n’ai pas de propositions en France. Par contre, j’ai des projets au Japon...

Entretien réalisé le 2 février 2007 lors du 14ème Festival Fantastic’Arts de Gérardmer.

Remerciements au Service presse du Festival et à JULIE DREYFUS.

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