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NIFFF 2007 : Interview de Ryoo Seung-wan

NIFFF 2007 : Interview de Ryoo Seung-wan

Né en 1973, le Sud-Coréen RYOO Seung-wan (ou RYU Seung-wan) fait ses débuts au cinéma en 1998 en réalisant Dachimawa lee. En 2000, son métrage Die Bad, dans lequel il joue aux côtés de son frère, Ryoo Seung-beom, le fait remarquer aux yeux du public. Il récidive dans la veine du polar violent deux ans plus tard avec No Blood, No Tears, puis réalise le film d’arts martiaux fantastique Arahan (présenté au NIFFF en 2004). En 2005, il met de nouveau en scène son frère, accompagné cette fois-ci de l’immense Choi Min-sik (LE « Old Boy » !), dans son magnifique film de boxe Crying Fist. Après If You Were Me 2, il réalise en 2006 le film d’action City of Violence, dans lequel il campe l’un des deux rôles principaux.

Invité d’honneur cette année à Neuchâtel, en compagnie de son compatriote et ami, le très renommé PARK Chan-wook (il a participé à l’écriture de Sympathy for Mr Vengeance, et fait une petite apparition dans ce dernier et dans Lady Vengeance...), Ryoo Seung-wan est venu présenter quelques-unes de ses œuvres programmées dans la rétrospective « Korean Thrills : A Survey of Korean Genre Cinema »...


Fantastikasia : Comment êtes-vous arrivé dans l’univers du cinéma ?

J’ai toujours aimé le cinéma. La création d’un film m’a toujours intéressé, mais au départ, je n’avais aucune idée du processus pour y arriver. À partir du moment où j’ai compris que c’était le réalisateur qui « faisait » le film, c’est devenu ma vocation. C’était à l’époque du lycée. J’ai également vite pris conscience que, pour tourner un film, il fallait évidemment une caméra... Ainsi, durant deux ans, je me suis privé de déjeuners, afin d’économiser pour pouvoir finalement en acquérir une.

Je n’étais pas très fort à l’école, je ne suis pas allé à l’université, j’ai donc appris sur le tas... J’ai occupé toutes sortes de postes sur des tournages, jusqu’à devenir assistant du metteur en scène. J’ai appris avec l’aide de collègues et en effectuant des remplacements. J’ai ainsi été assistant réalisateur de Park Chan-wook... Dans ces moments-là, je travaillais six mois de l’année pour le cinéma et les six autres mois je faisais autre chose pour gagner ma vie, car le poste d’assistant réal’ n’est pas bien rémunéré en Corée.

Rétrospectivement, quand je repense à mes débuts, je me dis que ce n’était pas très enviable...

Vous portez plusieurs casquettes : scénariste, producteur, réalisateur et acteur... Que préférez-vous faire et quel est pour vous le plus difficile ?

Je pense que le rôle d’acteur est celui qui me laisse le moins d’impression... Le poste de réalisateur est pour moi le plus difficile, mais aussi celui qui m’apporte le plus de satisfactions.

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combat avec Ryoo Seung-wan !



Arahan avait été présenté au NIFFF en 2004... JEONG Doo-hong, qui interprétait le « bad guy » de l’histoire, avait également signé les chorégraphies martiales du film. Est-ce que, en plus de ses aptitudes physiques, ce sont aussi ses dispositions d’acteur qui vous ont poussé à le choisir pour l’un des deux rôles principaux de City of Violence ?

Jeong Doo-hong est très connu en tant que chorégraphe martial en Corée. Il est considéré comme une pointure dans notre pays ! Mais je connaissais aussi ses réelles capacités d’acteur et je voulais en faire profiter tout le monde ! Pour moi, Jeong Doo-hong a un jeu du corps très pur, équivalent à celui d’un Charlie Chaplin ou d’un Buster Keaton...

Pour quelle raison ne retrouve-t-on pas votre frère, Ryoo Seung-beom, dans City of Violence, alors qu’il a été omniprésent dans votre filmographie jusqu’à maintenant ?

(Rires)... Rassurez-vous, nous ne sommes pas fâchés !... Simplement, son âge ne correspondait pas à celui des personnages principaux... Au départ, il devait tout de même faire une apparition dans l’histoire, mais finalement, c’est une partie du scénario qui a été coupée en cours de préparation.

En y repensant maintenant, je le regrette un peu...

C’est d’ailleurs assez troublant, car c’est en fin de compte vous qui jouez aux côtés de Jeong Doo-hong... Et vous ressemblez beaucoup à votre frère !...

(Rires)... Oui c’est vrai, on peut nous confondre... J’espère d’ailleurs que ses fans ne seront pas déçus !

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séance de dédicace avec Wolverine



Vous devez être un véritable athlète pour effectuer tous ces combats dans le film... Avez-vous été doublé pour certaines séquences ?

Non, je n’ai jamais eu de doublure pour les combats ! Un jour, je me suis blessé au genou lors d’une scène, mais j’ai tout de même continué mes cascades malgré la douleur lorsque j’atterrissais sur mes pieds... Par contre, j’ai eu une « doublure main » pour un plan d’une scène absolument sans danger !...

City of Violence a été présenté lors de la dernière Mostra de Venise... Quel accueil le public lui a-t-il réservé ?

Ce fut une expérience extraordinaire. Le public était très enthousiaste, plus qu’en Corée, les spectateurs se sont même levés pendant le film pour manifester leur joie ! Je craignais un peu la réaction du public étranger qui ne peut comprendre les jeux de mots et l’humour des dialogues, car le métrage a été tourné dans un patois sud-coréen...

Nous avons été interpellés par une scène au cours de laquelle les deux héros affrontent divers gangs de jeunes en pleine rue... L’une des bandes est constitué d’adolescents habillés en tenue de base-ball marquée de l’inscription « Warriors »... Est-ce une référence directe au classique de Walter Hill (The Warriors - Les Guerriers de la Nuit en VF) ?

Oui, absolument ! J’adore ce film, et c’est sciemment que j’ai donné ce nom à toute cette troupe... À l’origine, City of Violence devait avant tout rendre hommage au film d’action coréen traditionnel. Mais, par la suite, j’y ai aussi inséré des références qui dénotent mes propres goûts de cinéphile. Ainsi, j’ai essayé d’imprimer à mon film l’ambiance de Chinatown de Roman Polanski, associée au dynamisme d’un Jackie Chan, au caractère d’un John Woo, au montage d’un Sam Peckinpah et à la musique de...

Morricone ?

Oui, Ennio Morricone !

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Ryoo frappe Wolverine



Pour finir, quel est votre genre cinématographique favori ?

Je n’ai pas vraiment de genre favori. Plus jeune, j’aimais les films aux styles très forts, très expressifs... Puis mes goûts ont changé. Désormais, j’apprécie les films à la mise en scène plus classique comme ceux des années 40 à 70, ceux de Clint Eastwood, ou même le History of Violence de David Cronenberg... J’adore aussi un film comme Hot Fuzz, d’Edgar Wright, et je peux comprendre qu’on puisse mourir de rire à sa vision !...


Entretien réalisé le 4 juillet 2007 lors de la 7ème édition du Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel (NIFFF).

Un grand merci à M. RYOO Seung-wan et à son interprète, Mme Kyung-ah LEE DUSAPIN.

Nous remercions aussi chaleureusement Florence Michel, ainsi que l’ensemble du Bureau de Presse du NIFFF 2007.



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