cinéma asiatique - asian movies cinéma asiatique - asian movies Bollywood - Mollywood cinéma asiatique - asian movies
 
 
50 ans de ciné. coréen
L'été Indien
Musée Guimet
NIFFF - Neuchâtel
Fantasia 2004
Gérardmer
Fantastic'Art 2004
Paris
Rétro Bollywood C.Pompidou


L'Étrange Festival (03)
FanTasia 2003
Deauville 2003
Paris - rétro. H.K
(Archives) .
 
 
 
 
 

 

 

Forum du cinéma asiatique - Fantastikasia Annuaire des sites du cinéma asiatique
Japon
Godzilla 2000 Millenium Note : 10 /10 Film
Réalisateur : Takao Okawara Vos commentaires : [0]  VCD

Ce film appartient au genre des « keija eïgu », films de monstres géants japonais, puisqu’il met en scène le plus célèbre d’entre eux, Gojira ou Godzilla en Occident.

Godzilla, apparu en 1954, est le héros d’une interminable série de films, débutée à la fin de l’occupation américaine. Après avoir traversé la moitié du 20e siècle, Godzilla est devenu une icône kitsch pour produits dérivés à la place du monstre effrayant, symbole des ravages de la bombe atomique, qu’il était au départ. Normal donc que les Américains en aient fait leur propre version, soit le film de Dean Devlin et Roland Emmerich. Modifiant complètement le look de Godzilla pour en faire une sorte de simple tyrannosaure géant, au lieu du mélange de dragon ancestral et de dinosaure mutant qu’il est au Japon, et proposant un scénario qui place le monstre au second plan, ce film, pourtant spectaculaire, n’est pas vraiment à ranger parmi ceux de la série qui l’a inspiré…
Godzilla 2000 Millenium est, par conséquent, la réponse japonaise au film hollywoodien, histoire de commencer le 21e siècle sur de bonnes bases !

C’est le plus beau keija eïgu que j’ai vu jusqu’à présent (et j’en ai vu une bonne vingtaine). La compagnie de production Toho, qui s’occupe de Godzilla depuis le début, a vraiment mis les moyens pour se réapproprier le mythe… et c’est réussi. Godzilla ne peut être que japonais !

Godzilla même est très légèrement amélioré - rien à voir avec les hérésies US - juste un allongement du museau et des dents plus proéminentes pour qu’il paraisse plus dangereux. Oubliez le casimir à tête de gentil toutou des vingt dernières années ! Ici, on retrouve un air reptilien, impérial, plus proche des origines.

 
Godzilla arrive en ville…

Ensuite, son adversaire est tout bonnement stupéfiant. Passant par des phases d’évolution, c’est d’abord un fossile minéral gigantesque, puis un OVNI lisse et brillant aux facultés mobiles, efficaces et élégantes, et enfin un monstre extra-terrestre géant tenant autant de la méduse que du caïman, capable de tirs énergétiques magnifiques et dévastateurs.

Dans un keija eïgu, il y a toujours deux films en un, celui de l’affrontement des monstres et celui des efforts vains des humains. Ces deux histoires parallèles se répondent évidemment et fusionnent à la fin lorsque les humains ont enfin trouvé quelque chose d’efficace, mais on a quand même toujours le sentiment qu’il s’agit de deux films différents, voire de « remplissage » par les humains entre les scènes de monstres. À cause de la différence d’échelle, de l’inutilité des actes humains, du peu d’intérêt des personnages proposés (souvent des ronds de cuir très bavards), le film humain passe au second plan face au titanesque film de gladiateurs géants.

Ici, ce n’est absolument pas le cas, puisque tous les personnages principaux sont attachants et très bien joués, et que la mise en scène de leurs actions est aussi travaillée que le reste. Même le chef militaire de service est intéressant, respectant son adversaire mutant et offrant dans une scène un échange de regard humain-monstre très émouvant, qui réconcilie définitivement les deux films en un sur le plan cinématographique. Le véritable héros humain n’est pas un savant d’un quelconque organisme officiel comme d’habitude, mais un original, un « nerd », un chercheur « freelance », spécialiste de godzillologie : c’est là la vraie trouvaille. En proposant ce personnage d’électron libre, passant pour un foldingue auprès des scientifiques sérieux, atteints de réunionite aiguë, Godzilla 2000 Millenium obtient l’adhésion de tous les fantasticophiles. Fox Mulder ou les « ghostbusters » sont déjà passés...

 
Un O.V.N.I. destructeur !



Poursuivant Godzilla pour l’étudier et le protéger, à bord de sa camionnette à la Scoubidou, bourrée de radars de haute technologie, ou sur une simple mobylette, ce rondouillard barbu (un Japonais hippie ?) vous sera forcément sympathique.

Peu de films, à part peut-être les James Bond, proposent des scènes sous-marines, maritimes, aériennes, terrestres et des destructions urbaines massives comme ce Godzilla 2000 Millenium. De véritables tranchées sont creusées à coups de missiles lumineux (de toute beauté) dans les quartiers nippons et les pattes géantes écrabouillent maintes maquettes superbes de réalisme, les effets spéciaux numériques étant réservés à l’amélioration (lumières, feux, fumées, débris, etc.) de ces plans tournés à l’ancienne !


Look final du bad guy


OOOOOUUUUAAARRGH ! VIVE GOJIRA !!!
Medecine Man

Fiche technique :
Réalisateur : Takao Okawara
Pays : Japon
Année : 1999
Interprètes : Takehiro Murata, Hiroshi Abe, Naomi Nishida, Shiro Sano
scénaristes : Hiroshi Kashiwabara, Wataru Mimura
Directeur de la photographie : Katsuhiro Kato
Effets spéciaux :Kenji Suzuki
Thème de Godzilla : Akira Ifukube
Compositeur : Takayuki Hattori
Producteur : Shogo Tomiyama
Durée : 99 min
Le savant...
le militaire…
et le dieu des monstres !