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Asoka

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C’est par le plus grands des hasards que je suis tombée sur Asoka, n’étant pas une fan de Shah Rukh Khan. Et c’est avec plaisir et surprise que j’ai découvert ce légendaire empereur indien qui, d’après ce que j’ai appris, se convertit au bouddhisme pour répandre un message de paix dans le monde après des années de règne sanglant.

Dans le film, le prince Asoka (Shah Rukh Khan) est obligé de « s’exiler » sur les conseils de sa mère, Dharma, pour échapper à l’ambition de son demi-frère, Susima (Ajith Kumar), qui rêve du trône de Maghada. Dans sa découverte du monde, le jeune homme, qui a emprunté le nom de son cheval, Pawan, rencontre Kaurwaki (Kareena Kapoor) et son jeune frère Arya. Ces derniers, sous la protection du très austère Bheema (Rahul Dev), sont en fait les héritiers en fuite du royaume de Kalinga. Sans dévoiler leur identité, Asoka/Pawan et Kaurwaki se marient. Cependant, le prince doit retourner au palais pour voir sa mère. À son retour, il apprend la mort de sa femme ainsi que du frère de celle-ci et, fou de douleur, il rentre chez lui revendiquer le trône.

Asoka se transforme alors en être cruel, inhumain, toujours entre deux guerres. Conscient de ses devoirs envers son royaume, il épouse sans grande conviction Devi (Hrishitaa Bhatt), une disciple de Bouddha. Dans son désir d’expansion, Asoka décide d’attaquer Kalinga. Kalinga que Kaurwaki, toujours vivante et qui a cherché en vain Pawan, a décidé de défendre coûte que coûte.

Pour tous ceux qui apprécient les films stylés où l’accent est mis sur le visuel, un peu dans le genre de John Woo ou de Brian De Palma, Asoka est une aubaine. Par l’usage particulier des angles de prise de vue lors des scènes d’action ou des séquences chantées, qui obéissent à une chorégraphie parfaite, le réalisateur du très apprécié Terrorist, Santosh Sivan, a réussi un véritable régal visuel. Soit on aime, soit on déteste ce qu’il fait dans ce film. En tout cas, on ne reste pas indifférent devant la relation entre le directeur photo-réalisateur et sa caméra. Les décors magnifiques et le travail des costumiers passent difficilement inaperçus et ne font, au contraire, qu’accentuer tout le plaisir. Tout comme les scènes de combat épiques et synchronisées, notamment la surréaliste vision de la bataille de Kalinga. On a l’impression que le spectateur a été mis en condition durant tout le film afin de mieux savourer cette scène avec ses milliers de figurants. Toute cette beauté technique éclipse quelque peu le jeu des acteurs qui pourtant font honneur à Asoka.

Voilà un rôle sur mesure pour le « king » Shah Rukh Khan que celui de l’empereur Asoka. Du jeune prince arrogant à l’empereur cruel, on se laisse tromper par la présence indéniable de l’acteur. Tout comme par celle de la belle Kaurwaki qu’incarne une Kareena Kapoor qui faisait ses grands débuts à Bollywood un an plus tôt seulement dans Refugee. Peu d’actrices auraient été capables de réaliser une pareille performance. De plus, elle est vraiment sexy dans ses costumes. Suraj Balaji, le petit héritier de Kalinga, est tout simplement superbe, naturel et émouvant, comme dans cette scène où, croyant voir Pawan, il s’élance vers lui, le suppliant de le protéger de la cruauté de l’empereur de Maghada, le grand Asoka. On écrase vraiment une larme. Danny Denzongpa, dans le rôle de Veerat, l’ami fidèle du roi rencontré lorsqu’il était Pawan, est vraiment drôle. Voilà qui le change un peu de ses habituels personnages de méchant.

La musique d’Anu Malik est tout simplement sublime, adaptée à l’esprit, à l’époque du film. On ne se lasse pas d’écouter Roshni se,San sanana ou Aa taiyyar ho ja sur des clips quelque peu sexy. Un vrai régal auditif !

Cependant, Sivan semble accorder plus d’attention à ses prises de vues qu’au scénario qui traîne un peu (2 h 50). Au point où la magie prend difficilement entre Pawan et Kaurwaki dans la première partie. La romance n’est pas assez intense pour déchirer le cœur quand ils sont séparés. De même, le film témoigne d’une période trop lointaine de l’histoire de l’Inde (IIIe siècle avant J.-C.) pour vraiment intéresser la jeune génération d’aujourd’hui, au contraire du plus contemporain Lagaan. On a donc presque l’impression que le film s’adresse à une minorité plutôt qu’à la masse. Mais Asoka reste un spectacle magnifique, dans la lignée de Braveheart ou encore du 13e guerrier.

Le côté technique, la musique et, dans une moindre mesure, Kareena Kapoor sont les atouts de ce film qui n’a rien à envier aux productions hollywoodiennes. Asoka, c’est ce qui s’est fait de mieux à Bollywood, techniquement s’entend, avec Lagaan, en 2001, et on en redemande encore et encore. On passe en tout cas quelques heures agréables, car Asoka est simplement un vrai régal pour les sens !

Voir les Chansons de Asoka traduites en français
Voir un autre article sur ce film

P.-S.

Fiche technique :
Réalisateur, directeur de la photographie : Santosh Sivan
Pays : Inde (Hindi/Tamoul)
Année : 2001
Interprètes : Shah Rukh Khan, Kareena Kapoor, Ajith Kumar, Danny Denzongpa, Hrishitaa Bhatt
Scénaristes : Santosh Sivan, Saket Chaudhary
Monteur : Sreekar Prasad
Compositeurs : Anu Malik, Sandeep Chowta (fond sonore)
Paroliers : Gulzar, Anand Bakshi (San sanana)
Chorégraphe : Farah Khan
Producteurs : Juhi Chawla, Shah Rukh Khan
Durée : 157 min
Support : DVD Metrodome, en hindi et tamoull, sous-titres anglais et français, grand écran anamorphosé (2:35:1), Dolby numérique 5.1 (hindi), toutes zones PAL

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