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My Sassy Girl

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L’avis de Gorkita : En 2001, My Sassy Girl (Yeopgijeogin geunyeo) cartonne au box-office coréen durant plusieurs mois. De toute l’histoire du cinéma coréen, jamais une comédie n’avait eu un tel succès.

Le film est inspiré d’histoires vraies, relatées sur le Web puis rassemblées en un roman.

My Sassy Girl raconte l’histoire de Gyeon-woo (le chanteur Cha Tae-hyun, vu dans Two Guys), un étudiant sans histoire... jusqu’au jour où, dans le métro, il rencontre une magnifique jeune femme éméchée (Jun Ji-hyun de Il Mare). À la suite d’un savoureux quiproquo, Gyeon-woo conduit la belle inconnue (dont on ne saura jamais le nom) passer la nuit à l’hôtel. Le lendemain, elle lui ordonne de venir s’expliquer auprès d’elle. C’est le début d’une succession d’humiliations insensées et hilarantes que la jolie tortionnaire au visage d’ange inflige à notre pauvre étudiant.

Le film est clairement divisé en deux parties, marquées par un jingle qui semblera familier aux fans de cinéma indien. La première est la plus délirante des comédies, dépeignant les péripéties que la belle fait subir à Gyeon-woo. De plus, l’héroïne écrivant des scénarii, on découvre également des extraits de films hypothétiques frappa-dingues : un néo-matrix, une fresque historique d’arts martiaux ! Autoritaire, lunatique et quelque peu cinglée, la jeune fille semble pourtant cacher un profond désespoir que Gyeon-woo paraît être le seul à comprendre et pouvoir atténuer. La deuxième partie, plus mélodramatique et romantique, s’intéresse au lien profond et subtil qui unit les deux héros.

Difficile de transcrire le plaisir intense que la vision de My Sassy Girl procure. Le jeu très juste des acteurs principaux (Jun Ji-hyun en délicieuse sociopathe est parfaite), la mise en scène intelligente, le ton exquis, tout contribue à faire de ce film un excellent divertissement. Comme quelques-unes des meilleures productions asiatiques, My Sassy Girl est un cocktail délicieux de tous les genres, de la comédie à la romance en passant par le drame. Pour son premier film, le réalisateur et scénariste Jae-young Kwak fait ainsi mouche sur toute la ligne.

Hilarant et émouvant, romantique mais jamais mielleux, My Sassy Girl est une vraie parenthèse de bonheur dont il ne faut pas se priver.

La note de Gorkita : 9/10


L’avis de Suraj : Il n’y a pas que dans les films indiens que se font les rencontres improbables, en Corée aussi, et celle de Gyeon-Soo avec cette belle inconnue est une des plus incroyablement drôles et touchantes qu’ait donné le cinéma asiatique ces dernières années.

My Sassy Girl est doté d’un scénario en tous points remarquable. Contrairement à la plupart des comédies romantiques que j’ai pu voir jusque là, celle-ci est très écrite et mérite même plusieurs visions pour en saisir la richesse de détails et d’indices.

Si le film est comique, il n’est demeure pas moins très humain : c’est avant tout la rencontre entre deux êtres qui apprennent à se connaître.

C’est ainsi qu’il touche le plus, par l’humanité avec laquelle les personnages sont présentés et développés en profondeur. Il fait preuve d’une grande justesse dans son propos et d’une certaine finesse dans l’évocation de cette tranche de vie peu commune.

La sensibilité avec laquelle est décrite notre Sassy Girl est particulièrement émouvante. On découvre peu à peu avec le personnage de Gyeon-Soo que, si elle se laisse aller à des délires surréalistes et à toutes sortes d’excès dont Gyeon-Soo fait les frais, c’est aussi pour masquer un profond chagrin dont la cause nous est dévoilée peu à peu. Il y a même une certaine virtuosité et un jeu avec le spectateur puisque des éléments nous sont donnés en fait dès le début pour deviner la fin, mais ils passent pour anodins afin qu’on s’arrache encore plus les cheveux au dénouement.

C’est un film sur la connaissance mutuelle et sur l’acceptation du malheur, qui, plutôt que de sombrer dans le mélo total, adopte un ton humoristique frais et surtout ravageur. Il n’hésite pas à se moquer de tout, avec une inventivité débordante. Notre Sassy Girl écrit des histoires pour la télévision, ce qui est prétexte à des intermèdes parodiant les films d’action américains du genre Terminator ou Matrix, les films de sabre japonais ou encore les mélodrames coréens que le film n’hésite pas à épingler impitoyablement. De même, la gradation des délires entre nos deux jeunes amis est irrésistible... En fait, la plus grande idée du film, et qui est imparable, est de prendre le contre-pied des personnages clichés habituels qu’on peut voir dans les films romantiques. Ici, les personnages sont complètement inversés : c’est le jeune homme qui est calme, timide et romantique à la recherche de l’âme sœur, et c’est la Sassy Girl qui est impulsive, violente, insupportable et portée sur la bouteille, ce qui donne lieu à des situations savoureuses.

Le film ne serait rien sans ses interprètes principaux qui sont extraordinaires. Il y a une telle complicité entre eux que tout paraît vrai. Ils parviennent à rendre leur personnage attachant. Le réalisateur Gwak Jae-Yong réalise ici un coup de maître en nous servant un modèle de comédie romantique parfaitement équilibrée. Il ne délaisse aucun personnage, s’attardant à développer équitablement les deux protagonistes et certains rôles secondaires. Il sait toucher juste dans l’évocation des sentiments et aller au-delà des apparences pour atteindre quelque chose de plus subtil, dans un style simple, dépouillé des artifices lourds des longs mélos de trois heures ou des séries télé romantiques qu’il n’hésite pas à parodier.

My Sassy Girl est aussi un des rares films à s’adresser autant au public masculin qu’au public féminin, dans la mesure où les deux protagonistes sont tellement développés qu’on peut s’identifier à loisir au personnage de notre choix. C’est un parfait exemple de comédie romantique réussie : frais, jouissif et irrésistible. Il fait appel à la part de romantisme qui sommeille en nous tous, tout en nous faisant rire aux éclats... Un film à voir absolument !!!

La note de Suraj : 9/10


L’avis d’Athama : My Sassy Girl fait l’effet d’une vague tonique qui change des histoires à couper au couteau de Kim Ki Duk (L’Île) ou Park Chan-Wook (Old Boy). Ce long métrage montre une autre facette de la Corée, celle qui ne se préoccupe pas des problèmes nord/sud ni de la violence malsaine. On verse dans une comédie délirante orientée « manga », avec comme constance un rôle féminin très fort ! Jeon Ji-hyun nous étonne par sa fraîcheur incroyable. Elle mène la danse, et on ne se lasse pas de sa présence. Les histoires rocambolesques entre les deux protagonistes sont comme des bulles d’oxygène dans la filmographie coréenne. Léger et populaire... Que demander de plus ? Le but du film est notre divertissement. On se régale !

La note d’Athama : 8/10

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisateur : Gwak Jae-Yong
Pays : Corée du Sud
Année : 2001
Interprètes : Jeon Ji-Hyeon (la Sassy Girl), Cha Tae-Hyeon (Gyeon-Soo), Yang Geum-Yong
Scénaristes : Gwak Jae-Yong, Kim Ho-Sik
Directeur de la photographie : Kim Sung-Bok
Directeur artistique : Song Yun-Hie
Compositeurs : Johann Pachelbell (!!), Kim Hyun-Seok
Producteur : Chul Shin, Park Geon-Seob
Durée : 123 min
Support : DVD Edko Video, en coréen et en cantonais 5.1, sous-titres anglais et chinois amovibles, grand écran, zone 3

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