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Zanjeer

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Beaucoup prétendent que Sholay (1975) a révélé Amitabh Bachchan, tandis que d’autres soutiennent que c’est avec Zanjeer (1973) qu’il s’est imposé comme la star que nous connaissons... En effet, après plusieurs échecs, la mégastar indienne encore inconnue à l’époque décidait qu’elle retournerait chez elle (à Allahabad) si elle échouait de nouveau avec Zanjeer. Amitabh Bachchan n’aurait jamais pensé qu’il allait imposer l’icône du « héros colérique » dans le cinéma Bollywood. Et, depuis, on n’a pas arrêté de faire des personnages de ce style.

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Imagerie peu commune dans un film bollywood


Partant de ce postulat, examinons l’œuvre en question. Un grand méchant tue les parents de Vijay devant ses yeux. La seule chose que l’enfant retiendra est la main de l’homme armée du revolver. Et cette main porte une chaîne, traduction Zanjeer, où est accrochée un cheval en miniature. À partir de ce jour, l’enfant n’arrêtera pas de cauchemarder. Il sera hanté sans arrêt par un cavalier habillé de noir qui s’approche dangereusement au grand galop. Vijay grandit, toujours les mêmes démons dans la tête, et devient un policier des plus teigneux, enfreignant souvent la loi pour rétablir la justice, sa justice. Ce caractère à la « inspecteur Harry » est très nouveau dans le paysage indien. Le héros n’est plus un gentil pourfendeur de méchants, mais un gentil colérique à la limite de la méchanceté, obsédé par le besoin de rendre sa justice à tout prix.

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Les légendaires « Longues Jambes » en action !


Le réalisateur a choisi Amitabh Bachchan pour son regard puissant et il n’a pas tort. Bachchan se montre d’un charisme sans précédent. On aurait tort de le défier si on était un malfrat. Torturé par sa vision, Vijay n’est pas un homme heureux, et c’est en cela qu’il est différent des autres héros bollywoodiens. Il a une épaisseur psychologique palpable. Plutôt difficile à vivre, Vijay n’a pas le sourire facile et n’attire pas la sympathie. Pourtant, il demeure droit et honnête. Son côté sombre lui vaut quelques coups de colère qui peuvent choquer un spectateur indien habitué à la gentillesse d’un héros avec une bouche en cœur ;o). Je ne doute pas que ce trait de caractère fut copié ensuite et amplifié comme on a pu le voir dans le film Andha Kanoon avec le moustachu rondouillard Rajnikanth. D’ailleurs, ces mêmes ficelles se retrouvent souvent dans les films indiens, à savoir que le ou les assassins tuent les parents du héros devant ses yeux et que chacun d’eux porte une marque caractéristique qui va permettre au gentil de les retrouver quelques années plus tard. Le personnage de Rajnikanth ressemble trait pour trait à Vijay, excepté que ce dernier va plus loin encore dans la vengeance. À noter qu’Amitabh Bachchan apparaît en « guest star » dans ce film, volant la vedette au moustachu tamil ;o).

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Vijay, impassible devant la séduction...


La présence de Pran à contre-emploi de ce qu’il fait d’habitude (jouer les méchants), dans le rôle de Shere Khan (le Tigre, évidemment), fait plaisir à voir. Et encore une fois, il n’y a que dans un film asiatique que l’on peut s’étendre des heures à parler d’amitié, et Shere Khan le peut très bien. Shere Khan vous parlera de son admiration pour un autre homme ! J’en connais qui, de par leur homophobie, vont déceler des connotations sexuelles dans les scènes de ce personnage... Tant pis s’ils préfèrent regarder les films orientaux avec le regard occidental.

Malgré le caractère réaliste des personnages et leur profondeur psychologique (même l’héroïne jouée par Jaya Bhaduri n’est pas une potiche), les scènes d’action restent très bollywoodiennes avec leur lot de bruitages amplifiés et leurs combats de 1 contre 50. Cela dit, il n’y a pas les exagérations habituelles.

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Choc, la légende derrière les barreaux !


Côté chansons, c’est le parent pauvre. Nous avons le quota en quantité, mais à la fin du film, aucune note, aucun air ne m’est resté dans la tête. Seule la musique thème du film (reprise dans les chansons Dijalon Ka - percussions - et Banake Kyon Bigadare - cloches -) très discrète peut glisser tout doucement dans notre mémoire...

Fans de Bollywood, ce film reste incontournable pour connaître l’histoire et les évolutions de ce cinéma. Pour les autres en voie de s’initier, passez votre chemin, vous risquez de ne pas apprécier le film à sa juste valeur.

P.-S.

Fiche technique :
Réalisateur, producteur : Prakash Mehra
Pays : Inde
Année : 1973
Interprètes : Amitabh Bachhan, Pran, Jaya Badhuri, Ajit
Scénaristes : Salim-Javed
Compositeur : Kalyandji Anandji
Durée : 140 min
Support : Eros DVD, hindi sous-titres anglais

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