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Zeenat Aman

Zeenat Aman

Née le 19 November 1951, en Allemagne
Fonction : actrice, sex symbol, icône des années 70
Famille : veuve, mère de deux fils Azhar et Azaan
Sites de référence : Wikipedia, Rediff.com,
Bollywood 501.

Zeenat Aman occupe une place particulière dans le panthéon des héroïnes de Bollywood : elle a été l’icône des années 70, connaissant une popularité immense mais une carrière aussi fulgurante que courte, construite davantage sur la sensualité de ses formes et son allure de femme libérée, que sur ses talents d’actrice, sous-employés.

Elle naît en Allemagne, elle est la fille d’un des scénaristes du grand classique Mughal E Azam, Amanullah Aman, musulman, et d’une mère hindoue. Ses parents divorcent alors qu’elle n’a qu’un an. Très jeune, elle est interne à Panchgani (comme Kajol le sera). Quand son père décède elle n’a que 12 ans mais il est déjà un étranger pour elle. Elle est plus proche de son beau-père allemand ,ingénieur et grand amateur de littérature. Après un an à l’université en Californie en pleine période hippie, Zeenat revient en Inde, essaie l’université Sophia de Bombay mais ne s’y plaît pas (encore comme Kajol...). Elle travaille alors comme journaliste pour Femina India et comme top model, elle est la première Indienne à gagner le titre de Miss Asia-Pacific après avoir été Miss India 1970.

Ses premières expériences au cinéma sont plutôt douloureuses, elle est sur le point de quitter l’Inde avec sa mère pour s’installer en Allemagne, mais sa troisième expérience cinématographique est un véritable électrochoc pour le cinéma indien : en 1971 Dev Anand repère le look hippy de cette débutante, alors que l’actrice qui devait jouer le rôle vient de se désister : Zeenat Aman sera son héroïne dans Hare Rama Hare Krishna, elle endosse un rôle décalé et détonnant de paumée junkie sexy empêtrée dans les délires nauséeux des seventies, loin (très loin) des happy ends bollywoodiens. Avec ce seul film, elle devient Star.

L’actrice rompt carrément avec les traditions des héroïnes indiennes : pas de danse classique, pas de concession à la morale ni à la tradition, pas de regard baissé devant la caméra, pas de monceaux de bijoux compliqués ni de saris rebrodés, pas de pudeur exagérée sur les costumes à endosser. Miss Zeenat est une citoyenne du monde, version « flower power », cheveux libres, jeans, mini jupe et cigarette. Tout cela avec une plastique à damner un saint, pardon un sadhu. Elle est la première des héroïnes d’aujourd’hui : aussi à l’aise en sari qu’en T-shirt, indépendantes, affirmant leur droit de vivre leur vie comme elle l’entendent.

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une question d’attitude... Zeenat à gauche, Dimple Kapadia à droitee

Lorsqu’aujourd’hui on regarde ses principaux films : Hare Rama Hare Krishna, Satyam Shivam Sundaram, Roti Kapra aur Makaan, Yaardon ki Bharat, Don, Qurbani, on admire une actrice très actuelle au jeu sobre (souvent un peu trop effacé d’ailleurs, comme si elle était encombrée par son statut d’icône), un corps toujours extrêmement sensuel, une profondeur dans le regard et un sourire ravageur, qui impressionnent encore.

On n’imagine plus les scandales, les déferlements de critiques passionnelles qui accompagnèrent les expositions de cette superbe anatomie, cette liberté d’esprit pleinement assumée, qui à la fois révulsèrent une société indienne en pleine mutation, et firent d’elle l’icône, l’idole, le modèle de toute une génération.
Zeenat dans les années 70 était éminemment provocante, mille fois plus que notre Brigitte Bardot nationale, qui a déjà bien fait délirer notre bourgeoisie bien-pensante des années 60... Mais c’est sans commune mesure... En Inde la sensualité est à la fois sacrée et violente. Zeenat en se montrant n’était sans doute pas consciente de ce qu’elle allait déchaîner, mais on peut lui faire confiance : même si elle l’avait su, elle l’aurait fait.

C’est Raj Kapoor qui met le feu aux poudres avec Satyam Shivam Sundaram en 1978 : jamais on n’avait vu le corps d’une actrice si ouvertement exposé, si peu recouvert... On peut une fois de plus saluer le génie de ce producteur réalisateur, qui n’avait pas jusque là donné dans le style provoquant, qui avait su transcender la beauté sage de Nargis, mais qui a su aussi pousser à l’extrême la sensualité de Zeenat, en faisant la promotion du « bikini paréo » et du « sari mouillé ». De l’esprit à la matière, du rêve du poète à la poche du producteur, de l’âge d’or des années 50 à l’âge du dollar des années 70...Le moins qu’on puisse dire, c’est que Raj Kapoor a su s’adapter et qu’il a eu du flair.

On peut regretter cependant que ce scandale ait occulté les talents d’actrice de Zeenat Aman, dont la prestation dans Satyam Shivam Sundaram est d’une grande sensibilité. Elle a été reléguée au rang de « bombe sexuelle », alors qu’aujourd’hui il est flagrant que son regard est largement aussi captivant que le reste de sa personne. Heureusement, certains réalisateurs lui ont donné des rôles à sa mesure, comme dans Ali Baba Aur 40 Chor où elle incarne une belle amazone indépendante et courageuse, ou dans Don où elle campe une Roma dure et violente.

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Don

On lui confie des rôles de femme « libérée », non conventionnelle, comme celle qui quitte son fiancé pauvre pour un chef d’entreprise fortuné dans Roti Kapra aur Makaan, celle qui envisage d’avorter pour poursuivre sa carrière dans Ajnabee, celle qui tombe amoureuse d’un amant de sa mère dans Prem Shastra, celle qui épouse un handicapé mais devient la maîtresse d’un autre homme dans Dhund, ou encore le rôle d’une jeune femme violée qui demande justice dans Insaaf Ka Tarazu.

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Ashanti, une belle brochette de stars : de gauche à droite : Parveen Babi, Shabana Azmi, Rajesh Khanna, Zeenat Aman

Mais trop souvent elle sert de faire-valoir aux stars masculines de l’époque (Dev Anand, Dharmendra, Shashi Kapoor, Amitabh Bachchan), de « sexy touch », même dans de bons films comme Qurbani, Yaadon Ki Baaraat, Laawaris...
Après des années 1980-81 particulièrement fastes, les films qu’on lui propose ne sont plus des œuvres de premier plan, ils s’enchaînent au rythme de quatre à sept par an, mais ne marquent ni l’histoire du cinéma ni le public. Il semblerait que la « magie » de Zeenat se soit envolée avec la maturité (pourtant elle n’a guère plus de 30 ans !)

En 1987, elle se marie avec l’acteur Mazhar Khan et élève leurs deux fils. Elle abandonne le cinéma pendant dix ans, traverse une crise personnelle difficile avec la maladie puis la mort de son mari et de sa mère, et le procès que lui intente sa belle-famille.

On ne la retrouve qu’en 1999 dans le film Bhopal Express, puis dans Boom en 2003 et en 2004 dans son premier film malayalam : Moksham. Elle a également joué en 2004 le rôle de Mrs Robinson dans une adaptation indienne de The Graduate au théâtre, où sa performance a été saluée. On devrait la revoir bientôt sur grand écran, dans Jaana - Falls in Love où elle retrouvera Rajesh Khanna. Une deuxième carrière s’amorcerait-elle ?

P.-S.

2006 - Jaana - Falls in Love, de Shahrukh Mirza, avec Rajesh Khanna

2004 - Moksham de Rajeevnath, avec Jagahty Sreekumar et Anoop Menon.Musique de Kayalam.

2003 - Boom de Kaizad Gustad, avec Amitabh Bachchan. Musique de Talvin Singh

1999 - Bhopal Express de Mahesh Mathai, avec KayKay Mennon, Naseruddin Shah. Musique de Loi Mendonsa

1981 - Laawaris de Prakash Mehra, avec Amitabh Bachchan. Musique de Kalyanji Anandji

1980 - Insaaf Ka Tarazu de BR Chopra, avec Raj Babbar. Musique de Ravindra Jain

1980 - Qurbani de Feroz Khan, avec Feroz Khan, Vinod Khanna. Musique de Kalyanji Anandji

1980 - Ali Baba aur 40 Chor de Umesh Mehra, avec Dharmendra, Helma Malini. Musique de RD Burman

1980 - Abdullah de Sanjay Khan, avec Raj Kapoor, Sanjay Khan, Parveen Babi. Musique de RD Burman

1979 - The Great Gambler de Shakti Samanta, avec Amitabh Bachchan, Neetu Singh. Musique de RD Burman

1978 - Don de Chandra Barot, avec Amitabh Bachchan. Musique de Kalyanji Anandji

1978 - Satyam Shivam Sundaram, de Raj Kapoor, avec Shashi Kapoor. Musique de Laxmikant Pyrarelal

1975 - Warrant de Pramod Chakravorty, avec Dev Anand. Musique de RD Burman

1974 - Roti Kapra aur Makaan de Manoj Kumar, avec Manoj Kumar, Shashi Kapoor, Amitabh Bachchan. Musique de Laxmikant Pyarelal

1974 - Ajnabee de Shakti Samanta, avec Rajesh Khanna. Musique de RD Burman

1974 - Manoranjan de Shammi Kapoor, avec Shammi Kapoor, Sanjeev Kumar. Musique de de RD Burman

1974 - Prem Shastra de BR Ishara, avec Dev Anand. Musique de Laxmikant Pyarelal

1973 - Dhund de BR Chopra avec Sanjay Khan. Musique de Ravi.

1973 - Yaadon Ki Baaraat de Nasir Hussain, avec Dharmendra. Musique de RD Burman.

1971 - Hare Rama Hare Krishna de Dev Anand, avec Dev Anand. Musique de RD Burman

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