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Table ronde avec Tony Jaa - Part. I

Table ronde avec Tony Jaa - Part. I

L’instant tant attendu arrive. Quatre magazines (Internet et papier) participent à cette table ronde. Mad Movies, représenté par le légendaire Julien Sévéon, Dvdrama, illustré par le non moins légendaire Frédéric Ambroisine, Cinémasie.com, incarné par deux chroniqueurs que je ne connais pas, et puis Fantastikasia.net, personnifié par Maguy et Athama.

Une interprète franco-thaïlandaise est présente. Cette retranscription ne constitue pas la reprise exacte de sa traduction, celle-ci n’étant pas tout à fait fidèle à ce que répond Tony Jaa. Nous proposons donc une traduction émaillée parfois de ses interventions. En fait, cette traductrice nous donne des informations parfois non demandées, ce qui nous fait supposer qu’elle a dû nous transmettre les réponses d’autres interviews de la journée.

En entrant dans la pièce, Tony Jaa remarque immédiatement mon DVD, posé à côté de moi en vue d’une dédicace en finale. Il soliloque « Ong Bak na... », « na » étant une particule que les Thaïlandais rajoutent pour donner une certaine douceur au mot... Julien Sévéon se tourne vers moi pour que je « commence les hostilités »... Gurp !

Fantastikasia : Ong Bak n’a que moyennement marché en Thaïlande tandis que Tom-Yum-Goong a pulvérisé le box-office. La Thaïlande a-t-elle redécouvert sa star ?

Tony Jaa : Exact. Ong Bak est mon premier film, je n’aurais jamais cru que son succès soit aussi grand. Les fans d’Ong Bak attendent donc la suite... et ils sont impatients !

Fantastikasia : Je voulais dire qu’Ong Bak a dépassé en Thaïlande le record historique de Nang Nak (qui a fait 100 000 bahts). Les Thaïlandais ont fini par apprécier leur star bien après les étrangers.

Tony Jaa : Oui. Il répond résolument sans rien ajouter d’autre.

Un rire commun éclate dans la salle. Visiblement, je n’arrive pas à me faire comprendre, et l’interprète non plus n’a pas saisi où je voulais en venir. C’est que j’ai appris par des contacts en Thaïlande que Tony Jaa n’était pas si célèbre que cela après Ong Bak. En tout cas, loin des stars locales habituelles.

(Visiblement, l’interprète thaïlandaise n’a pas transmis fidèlement mon idée, et comme j’ai un peu cafouillé, tout le monde a pataugé. Toute une « ouverture des hostilités » !)

Cinémasie : Le succès de Tom-Yum-Goong en Thaïlande est-il dû au succès d’Ong Bak en Occident ? (la même idée, présentée différemment)

Tony Jaa : Humm... C’est très possible. Mais toutes les explications se valent (en référence à ce que je dis au-dessus, sûrement). En fait, Ong Bak a quand même bien marché en Thaïlande avant tout, et les fans thaïlandais m’attendaient au tournant parce que, justement, c’est un film thaïlandais fait par des Thaïlandais.

Julien Sévéon : Il y a une scène qui est assez impressionnante dans Tom-Yum-Goong, c’est le plan séquence qui se passe dans le restaurant où on suit Tony Jaa à travers tous les étages. Est-ce un hommage au Jeu de la mort avec Bruce Lee ?

Tony Jaa : En fait, cette inspiration vient de beaucoup plus de films... de Bruce Lee à Jackie Chan (surtout Jackie Chan). Les quatre étages, c’est une sorte de défi dans la longueur du plan séquence. Il m’est arrivé de voir des plans séquences de « gunfights », par exemple, et jamais des plans séquences de combats sans armes à feu. L’idée est de pouvoir enchaîner les quatre étages (quatre minutes) sans s’arrêter, sans plan de coupe et sans artifice, et de permettre à la Thaïlande d’imposer cette première fois dans Tom-Yum-Goong.

Cinémasie : À propos justement de Bruce Lee, de Jackie Chan et du cinéma de HK qui, dans les 80 et 90, était la gloire des films d’action et de combats, est-ce qu’il pense que la Thaïlande est en train de reprendre le flambeau et d’être le numéro 1 ?

Tony Jaa : Oui, il est vrai, j’ai été un très grand fan de ce genre de cinéma et surtout fan de Jackie Chan qui jouait à l’époque, par exemple, L’homme aux mille mains ou quelque chose comme ça... Cela m’a beaucoup inspiré. Cependant, je voudrais appliquer tout cela dans l’esprit thaï parce que je suis Thaïlandais. J’aimerais présenter le « muai thai » pour que tout le monde connaisse notre art. Je me sens proche de ce cinéma, car je pense que nous avons le même objectif.

F. Ambroisine : Est-ce qu’il pourrait nous parler de sa collaboration avec Panna Rittikrai, dans la mesure où ils étaient tous deux chorégraphes sur le film. En fait, Tony Jaa et Panna Rittikrai ont voulu faire mieux qu’Ong Bak et comme ce dernier film a montré ce qui n’avait jamais été montré à l’écran à l’époque... Qu’est-ce qu’ils ont inventé de plus dans Tom-Yum-Goong ? Certaines scènes ont-elles exigé plus de recherche et d’originalité par rapport à Ong Bak ?

Tony Jaa : Mon objectif reste toujours le même, faire mieux à chaque fois. Mon maître et moi, nous nous sommes concertés pour savoir ce que l’on pourrait transmettre. Il faut donc que je donne le maximum de moi-même. Et nous avons cherché à exploiter ce maximum. Nous souhaitions changer par rapport à Ong Bak qui faisait valoir le muai thai boran (traditionnel). De ce fait, je me suis beaucoup investi dans les différents arts martiaux thaïlandais pour chercher quelque chose de nouveau. Tout ce qui a trait aux éléphants, c’est-à-dire puissance, lourdeur, force, ainsi qu’une esthétique supplémentaire, opposée aux différentes techniques des combattants qui ont des arts martiaux différents ainsi que des gabarits différents. Comment combattre quelqu’un de plus grand, par exemple. C’est là, la différence fondamentale avec Ong Bak.

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