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4e festival international du film fantastique de Neuchâtel

Gagamboy (NIFF)

Gagamboy (NIFF)

Pour son nouveau long métrage, Erik Matti a choisi de parodier un grand super héro de chez Marvel comics (jusque dans le générique d’introduction) : Spider-Man. Cette comédie complètement loufoque nous raconte les déboires de Junie, un marchand de glaces trop gentil (il offre des glaces aux enfants les plus démunis) qui se retrouvera condamné à ranger un entrepôt, suite à la perte de son véhicule au cours d’un accident mémorable. Pendant son nettoyage, il sera attaqué par une araignée qui a été au contact de fûts toxiques radioactifs. Il finira par avaler cette dernière et se verra doté de super pouvoirs qu’il utilisera pour faire le bien autour de lui. Son collègue de travail Dodoy, quant à lui, avalera par mégarde (!) un cafard qui était avec l’araignée dans les matières toxiques. Celui-ci s’étant glissé dans le sandwich de l’employé, il ne se rendra pas compte de l’animal qu’il vient d’avaler. Contrairement à son rival, il ne sera pas simplement doté de pouvoirs, mais se transformera immédiatement en Ipisman, l’homme cafard. Profitant de sa puissance soudaine, il désirera devenir le maître du monde, mais c’est sans compter sur notre Gagamboy qui l’affrontera dans d’épiques combats pour défendre son quartier. Affrontement d’autant plus intéressant quand on sait que notre héro n’est effrayé que par une chose : les cafards !!!

Nous avons eu l’occasion de rencontrer le très sympathique réalisateur de ce film lors du 4e festival du film fantastique de Neuchâtel (voir l’interview) et l’on peut dire qu’il communique sa joie de vivre au travers de cette histoire. Pas évident, donc, de faire un article sans parti pris et en restant totalement objectif, mais comme le film est « fun » (salle en délire pendant et après la projection), il ne sera pas dur de faire comprendre notre passion pour cette découverte hors du commun. Alors que Spider-Man rafle toutes les mises, son concurrent parodique vaut son pesant de cacahuètes et mérite le détour (si toutefois un jour quelqu’un à l’opportunité de le voir en salle). Il est vrai que les Philippines sont un pays très porté sur les films de super héros en tout genre (Darna est la plus célèbre, c’est l’équivalent asiatique de Wonder Woman), et il était donc normal de voir un jour une parodie de l’un des plus connus à travers le monde.

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C’est la fête du quartier



Un film très comique et plein d’action, avec des effets spéciaux remarquables pour un pays comme les Philippines qui n’ont que très peu de moyens, aussi bien financiers que matériels. La toile arachnéenne est remplacée par une sorte de fluide orange qui agit parfois comme un rayon bizarroïde. Le tout étant filmé dans un entrepôt, faute de moyens encore une fois, cela donne un aspect étrange à tout le film : pas de ciel, les ghettos sont donc sans jour, ni nuit. Seules les premières scènes sont filmées en extérieur dans la ville, mais l’image est assez sombre, et on ne se rend pas trop compte du changement quand on passe dans les gros plans des quartiers pauvres. Mais cela ne dénature pas le film qui se laisse regarder en riant.

Les acteurs sont assez convaincants, même s’ils ne sont pas toujours de grands professionnels. Vhong Navarro, danseur professionnel, n’est qu’un acteur de petits rôles et nous fait voir ici sa première expérience en tant que tête d’affiche. Gageons que les réalisateurs philippins remarqueront sa prestation.

Ma conclusion, bien habituelle ma foi : A voir en famille ! :-)


L’avis de Mercno Boy : Gagamboy est une très bonne parodie de Spiderman, car elle n’essaie jamais d’en emprunter les effets ( il faut dire qu’avec 300 000 dollars US de budget...), mais au contraire fait avec ce qu’elle a et trouve de plutôt bonnes idées : le « spider-boy » Junie a le vertige, donc une fois arrivé en haut d’un pylône, il ne sait plus comment en redescendre... De plus, la bave orange (et non la toile) qu’il sécrète dans la paume de ses mains lui permet de fabriquer toutes sortes d’objets pour épater sa bien-aimée : fleurs, bijoux, etc. (car il faut dire qu’ils habitent dans une sorte de bidonville).
Une des autres bonnes idées du film est l’emploi de Vhong Navarro pour le rôle-titre ; danseur hors pair, il a aussi une tronche élastique à la Jim Carrey qui lui permet de nous offrir des grimaces et des positions absolument hilarantes. C’est bien simple, on le croirait sorti d’un cartoon ! En face de lui, Jay Manalo, alias Dodoy, n’est pas mal non plus : fine moustache, cheveux gominés, ce fan d’Elvis est l’archétype même du frimeur ringard... Tout ça bien sûr avant de se changer en affreux Ipisman (l’homme cafard), ennemi juré de Gagamboy (de « gagamba », araignée), d’autant plus qu’ils convoitent tous les deux la belle Liana...
Comme vous le constatez, Gagamboy ne se prend pas au sérieux, et c’est tant mieux ! C’est un film qui ressemble à une bande dessinée et qui mérite largement toute votre attention, car c’est une belle curiosité.


Note de Wolverine : 9/10
Note de Mercano Boy : 7,5/10

P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisation : Erik Charles MATTI
Pays : Philippines
Année : 2003
Interprétation : Jay Manalo, Aubrey Miles, Vhong Navarro
Scénario : Dwight Gaston
Image : J. A. Tadena
Musique : Jobin Ballesteros
SFX : Optima, Mark Ambat
Production : Roselle Monteverde-Teo, Ronald Stephen Monteverde
Durée : 107 min

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