Rubriques

FanTasia 2003 : 7e édition du festival du film fantastique d’action et d’horreur de Montréal

Goldorak : ce n’est qu’un au revoir

Goldorak : ce n’est qu’un au revoir

Les spectateurs sont accueillis dans la salle par la BGM (Back Ground Music) de Goldorak : on a l’impression de s’engouffrer dans le cockpit du robot géant. Étrange et agréable ambiance qui donne tout de suite le ton. On retombe rapidement en enfance, et le cœur s’emballe.






JPEG - 19.8 ko
Actarus - un plan qui reste gravé dans l’esprit

Comme vous le devinez sans doute, Goldorak a aussi bercé les petits Québécois qui, aujourd’hui devenus grands, constituent ce qu’on appelle la « Génération Albator » (la même que celle en France dont la tranche d’âge se situe entre 25 et 35). Une génération qui a été fortement marquée par l’âge d’or des séries animées japonaises et qui ne s’est jamais remise depuis. Une génération dont les membres se reconnaissent comme s’ils étaient tatoués du même dessin.

Pour cette édition de FanTasia, on nous sert les quatre derniers épisodes de la série du Prince d’Euphor. La projection démarre en trombe puisque chaque action de Goldorak est ponctuée par des applaudissements ou des onomatopées dont seuls les Québécois ont le secret ;o). Hachstérohach, Fulguro-poing, Autolarge, etc., sont les mots d’action de Goldorak que la salle sait par cœur. Il n’y a pas de doute, nous sommes venus voir un « show » de robots où chaque spectateur connaît les numéros d’avance !

Évènement extraordinaire et inédit, on nous offre en prime l’épisode test (Gattaiger) qui a permis de faire le point avant la refonte ayant donné le Grendizer si célèbre (enfin, Goldorak pour les francophones). Avant d’en arriver à Goldorak, celui-ci se nommait Gut-Tiger. Actarus s’appelait aussi autrement (Duke Fleed et un autre nom japonais difficile à mémoriser).

JPEG - 10.2 ko
Duke Fleed, l’Actarus en devenir

Le design de l’ensemble s’avère très soigné, les couleurs sont lumineuses et l’animation est fluide. Les auteurs avaient-ils mis le paquet pour mieux vendre ? Cet épisode contraste fortement avec le Goldorak actuel. Notre bon robot semble finalement vieux à côté de son ancêtre, un comble ! Cela dit, tout le monde s’entendrait sur le design du Goldorak d’aujourd’hui, car, malgré le caractère fini et léché de Gut-Tiger, ce dernier est quand même très ringard comme robot et manque vraiment d’envergure. Les premiers Golgoths sont aussi pitoyables, pas de quoi avoir peur ! Nous sommes plus proches de la présentation de jouets que de machines de guerre censées détruire la Terre. Il manque à cet épisode test toute cette emphase caractéristique des dessins animés japonais (plans de cinéma poussés à l’extrême, notamment la surabondance des plongées et contre-plongées fortes, même si ces ingrédients y sont déjà largement).

JPEG - 10.8 ko
Gattaiger, l’ancêtre de Goldorak

La célèbre BGM montre déjà ses premières notes emphatiques. Roulement de tambours et trompettes en fureur commencent à nous donner des frissons. L’adhésion semble presque totale. Si nous n’avions pas Goldorak dans l’esprit, Gattaiger pourrait prendre place facilement dans notre cœur, mais peut-être pas avec la même popularité que celle que notre robot adoré a connue.

JPEG - 10.5 ko
Gattaiger ou Gut-Tiger en autolargue !

Notons aussi la présence des personnages incontournables de la série Goldorak : Rigel, Mizar et Vénusia, qui n’ont pas la même apparence dans cet épisode pilote. Et le professeur Procyon est plutôt trapu et rond.

JPEG - 15.1 ko
Les Golgoths - mignons, n’est-ce pas ? Vous ne voulez pas en adopter un ?

Une expérience des plus enrichissantes que ce voyage à travers le cheminement de la création, que je vous conseille vivement si vous avez la chance le voir !

Merci à FanTasia pour cette exclusivité.

P.-S.

Réal. : Masayuki Akemi, Tomoharu Katsumata, Masamune Ochiai
Pays : Japon
Année : 1977
Scénaristes : Keisuke Fujikawa, Mitsura Majima, Shozo Uehara, d’après l’oeuvre de Go Nagai
Interprètes : Avec les voix de Daniel Gall, Michel Gatineau, Pierre Guillermo, Jacques Ferrière, Jeanne Val
Prod. : Chiaki Imada
En français - Durée : 100 min

Applaudimètre FanTasia : 8/10

Article précédent | pret immobilier
Suicide Club

Article suivant | credit immobilier
Graveyard of Honor


Dans la même rubrique

The Man in White et Graveyard of Honor
The Man in White et Graveyard of Honor
Graveyard of Honor
Graveyard of Honor
Goldorak : ce n'est qu'un au revoir
Goldorak : ce n’est qu’un au revoir
Suicide Club
Suicide Club
Intimate Confessions of a Chinese Courtesan
Intimate Confessions of a Chinese Courtesan

Sur le Web : S'informer sur les conditions d'obtention de votre credit immobilier reste la première action à entreprendre avant d'aller consulter un courtier en pret immobilier afin de négocier le meilleur taux en connaissance de cause. Votre bien immobilier constitue l'investissement le plus important de votre vie. En cas de surendettement, plusieurs solutions de rachat de crédit ou de Crédit hypothécaire peuvent être envisagées. Le référencement naturel dans le secteur immobilier ainsi que du prêt immobilier a donné beaucoup d'abus. C'est de bonne guerre, le référencement payant est si prohibitif.

Articles les plus populaires

Shutter
Shutter
Dor
Dor
King Naresuan