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FanTasia 2003 : 7e édition du festival du film fantastique d’action et d’horreur de Montréal

The Man in White et Graveyard of Honor

The Man in White et Graveyard of Honor

En 2000, les Montréalais découvrent Takashi Miike par deux de ces films et, vu le bon accueil réservé aux métrages, poursuivent l’aventure l’année suivante par deux autres films. Cette fois, un « quadruplé » Miike les attend, à commencer par Ichi the Killer qui a littéralement fait courir les foules.



Suit The Man in White qui semble prometteur - sans compter que le beau Masaya Kato, précédemment vu dans Aragami, est en vedette. Il faut aussi souligner que, rareté des raretés, le film est sous-titré en français (sauf le titre !).



Asuza est un yakusa toujours vêtu de blanc comme si lui seul était sans tache dans ce milieu pourtant guère angélique. Lorsque son père adoptif, parrain du gang, est assassiné, Asuza n’aura de cesse de retrouver le coupable, quel qu’en soit le prix. Au milieu de la politicaillerie entre clans, il avance, consciemment ou inconsciemment imperméable à tous les raisonnements. Son obstination pourrait sembler puérile, mais son acharnement « pur et dur » apparaît plutôt sympathique. Son expédition a valeur de rédemption.


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Se débarrasser des taches...


Le film démarre par une bonne bagarre et nous réserve de bons moments d’action, parfois apprêtés à la sauce débordante et épicée de Miike. Le tout saupoudré d’une pointe d’humour. De quoi satisfaire les amateurs. Et pourtant, pas tout à fait. Le film s’enlise dans les imbroglios entre clans, le rythme finit par en pâtir comme d’habitude chez Miike. Plusieurs spectateurs n’y résisteront pas d’ailleurs.



Sans soulever l’enthousiasme, The Man in White possède pourtant sa petite touche bien à lui.





Graveyard of Honor

Assommant.

J’aurais bien envie d’en rester là, mais...

J’aurais dû me méfier à la lecture du programme qui parle davantage de Kinji Fukasaku, auteur du film original, et aussi de mise « en ‘vedette’ d’un sociopathe tout ce qu’il y a de plus dérangeant (donc fascinant) comme seul et unique référent d’humanité. » Ce qui pouvait être attirant il y a quelques années, mais qui, au vu du film, me donne plutôt envie de dire « j’ai déjà donné ».

On plonge dans la déchéance d’un type violent et misogyne qui, pourtant, se révèle capable d’une étonnante « tendresse ». Sans doute est-ce dans ce début de film que, la curiosité un peu piquée, j’ai suivi cette descente aux enfers d’un yakusa qui en vient à tuer son patron à la suite d’un malentendu. Or, je suis devenue vite lassée, parce que rien de percutant n’en ressortait. À part l’ennui. Deux ou trois rangées plus bas, les sièges se sont vidés à un moment donné. Et ce n’était pas les seuls. Pourquoi ne pas avoir emboîté le pas ? Je me le demande. Si mon compagnon me l’avait suggéré, j’aurais sûrement acquiescé, et vice versa...

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Et hop ! dernier tour de piste...


Les spectateurs en quête de sensations se jetaient comme des rapaces sur les rares scènes d’action du film. Certes, il n’est pas besoin d’un rythme d’enfer et d’action à tout prix pour s’intéresser à un personnage. Mais voilà le hic, ce type qui « se désespère » davantage chaque jour ne m’apporte rien. Et le film s’étire et s’étire, de sorte qu’on croirait que cela a duré quatre heures au lieu de deux. Et Miike y croit-il lui-même ? Lorsque notre yakusa se retrouve coincé par la police, la scène devient grand guignol, cassant d’un coup toute l’entreprise. On se dit alors que Miike ne prend rien de ce qu’il fait au sérieux...

Au sortir, un type s’apprête à discuter avec un autre du message du film. Et j’avais envie de lancer « te fatigue pas, c’est pas parce que c’est Takashi Miike que ça veut dire quelque chose ». Pour moi, en tout cas.

Après cette expérience et un Man in White correct, mais sans plus, j’ai refilé à d’autres mes billets de Shangri-la, le dernier des Miike. Eh bien, au dire d’un camarade, celui-là était le meilleur du lot !

P.-S.

FICHES TECHNIQUES :
The Man in White
Réal. : Takashi Miike
Pays : Japon
Année : 2003
Scénariste : Shigenori Takechi
Interprètes : Masaya Kato, Kenichi Endo, Tatsuya Fuji, Kazuki Kitamura
V.O.S.-T.F. - Durée : 149 min
Product. : Michinao Kai, Makiko Natsuyama, Kôzô Tadokoro
Distrib. : Omuro
Note : 6/10
Applaudimètre FanTasia : 5,5/10

Graveyard of Honor
Réal. : Takashi Miike
Pays : Japon
Année : 2002
Scénariste : Shigenori Takechi
Interprètes : Narimi Arimori, Yoshiyuki Daichi, Hirotaro Honda, Harumi Inoue, Shingo Yamashiro, Ryôsuke Miki
V.O.S.-T.A. - Durée : 131 min
Product. : Shigeji Maeda, Kazuyuki Yokoyama
Distrib. : Kadokawa Daiei
Note : 3/10
Applaudimètre FanTasia : 5/10

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Graveyard of Honor



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