Rubriques

Festival international de films de genre Fantasia - 2005

Survive Style 5+

Survive Style 5+

L’avis de Gorkita : Vous aimez les films au scénario ultra carré, bien construit, où rien n’est dû au hasard ? Passez votre chemin ! Survive Style 5+ est une expérience psychédélique, une bobine hallucinogène !

Ce film à sketches de Gen Sekiguchi est composé de cinq histoires, chacune plus déglinguée que la précédente. On y croise Ishigaki (le formidable Tadanobu Asano de Ichi the killer), un homme enterrant sa femme Mimi après l’avoir tuée et qui la retrouve à son retour au foyer, bien vivante et dotée de pouvoirs loufoques. Pour couronner le tout, la tuer à nouveau une deuxième ou une troisième fois ne suffira pas à se débarrasser de la décidément très coriace (et accessoirement magnifique) Reika Hashimoto ! On rencontre aussi un homme devenu une poule à la suite d’un séance d’hypnotisme ou encore un tueur à gages britannique posant des questions existentielles à ses victimes (« what’s your purpose in life ? »). Bien qu’apparemment sans rapport, les parcours des différents protagonistes finissent bien sûr par se croiser.

L’absurde et l’exubérance règnent en maître sur une bonne partie du film, mais, malgré cela, on est captivé. C’est grâce à un montage très efficace qui donne vie aux histoires et permet de naviguer sans peine de l’une à l’autre, sur un rythme soutenu et endiablé.

JPEG - 15.7 ko
Attention ! Quand Mimi se fâche...



Les couleurs, la décoration et les costumes hallucinants, tout particulièrement dans le sketch sur Ishigaki et sa femme, confirment la tonalité psychédélique du film. La stylisation très réussie, aussi bien visuelle que narrative, donne une couleur et une personnalité très forte et attachante à ce film extra-terrestre à l’originalité indiscutable. Le jeu des acteurs enfin, plongés dans des situations abracadabrantes, est étonnamment convaincant, ce qui représente une gageure, tout particulièrement pour les rôles muets de Tadanobu Asano ou de Ittoku Kishibe qui ne décroche que quelques « cot cot » une fois sa transformation effectuée.

Il faut se laisser emporter sans préconçus dans ces histoires loufoques dont l’absurdité et l’irréalisme confinent à la poésie. Un très beau voyage, drôle et surprenant qui fait de « SS5+ » une expérience inévitablement mémorable.

La note de Gorkita : 8,5/10

JPEG - 13.7 ko
À trois, vous deviendrez...



L’avis de Dahlia : À première vue, cela m’apparaissait comme une de ces comédies japonaises déjantées, mais d’un goût trop douteux pour moi. Et j’aurais probablement passé outre si ce n’avait été de la présence de Tadanobu Asano (Last Life in the Universe).

Je me retrouve donc devant un film plutôt réjouissant et irrésistible, surtout lorsqu’on le visionne dans une salle pleine à craquer, débordante de partout, des plus appréciatives. Étrange, néanmoins, pour un public rompu à toutes sortes de délires visuels et de meurtres en tous genres, d’être si « sensible », voire dérangé, par l’intimité évoquée ou supposée entre deux hommes ou deux femmes.

Mais le film... On nous présente d’abord les protagonistes de cinq histoires bien distinctes, mais qui se révèleront liés un peu à la manière des « six degrés de séparation », en particulier par un tueur à gages. Leurs histoires s’entremêlent, ce qui contribue au dynamisme de l’ensemble. On découvre Tadanobu Asano et sa femme, où lui passe son temps à la tuer et elle à revenir se venger. Cela fait penser que les gens qu’on ne veut plus voir reviennent sans cesse et disparaissent pour de bon quand on les désire à nouveau. En fait, c’est une sorte de jeu amour/haine qui cimente leur relation. Cette histoire, tant pour son fond que pour sa forme, s’avère nul doute la meilleure.

JPEG - 13.3 ko
« What’s your function in life ? »



Tout dans la vie constitue un sujet pour une conceptrice de pub - ce qui nous vaut d’entrer dans son imaginaire pour notre plus grand plaisir. Une femme solitaire, déconnectée, qui n’entretient pas de véritables liens avec les gens. Tout se déforme par son œil et elle-même dans la foulée. Jusqu’à ce qu’elle voit une « réalité » qui dépasse sa fiction, alors qu’elle a compris qu’il lui fallait aller de l’avant et sortir de son « sur-place ».

La famille Kobayashi coule des jours heureux jusqu’à ce que le père soit transformé en oiseau lors d’une séance d’hypnose, et ce, de façon irréversible. C’est le jeune fils qui saura tirer le meilleur parti de la situation, avec philosophie. Et le père apprendra à rire avec sa condition. Une belle leçon de survivance et de dépassement de soi, même si les belles paroles restent tout de même convenues. Je retrouve par moments cette même « tendresse », ce regard « heureux » sur la vie, que dans The Taste of Tea, ou encore cette humanité qui, simplement, veut poursuivre, dans Dragonhead, deux films visionnés peu avant celui-ci.

JPEG - 8.3 ko
La vie est belle... ?



Voilà qui forme le « trio » fort du film, autour duquel tournent trois garçons qui passent leurs soirées à squatter des maisons, simplement pour s’amuser, et qui finiront par apprendre une chose ou deux sur eux-mêmes. Et Sonny Chiba, dans une apparition plutôt courte, en homme d’affaires richissime aux prises, lors d’une réunion, avec les appels de sa femme désespérée par un « grave problème domestique »...

Cela semble un peu aride, décrit comme ça, mais ne vous y fiez pas. Le tout regorge d’humour et de créativité, sur des accents tantôt techno, tantôt classiques. Les épisodes, si l’on peut dire, sont scandés par le « what’s your function in life ? » (littéralement, quelle est votre fonction dans la vie ?) du tueur à gages qui pose cette question à ses clients comme à leur victime. Il faut voir qui lui apportera la réponse la plus « satisfaisante » !

Et que vous ayez ou non une raison d’être dans la vie, il faut survivre et découvrir dans le monde ce qui nous fait marcher malgré tout.

N’hésitez pas surtout à entrer dans la ronde !

La note de Dahlia : 7,5/10


P.-S.

FICHE TECHNIQUE :
Réalisateur : Gen Sekiguchi
Pays : Japon
Année : 2004
Interprètes : Tadanobu Asano (Ishigaki), Reika Hashimoto (Mimi), Kyoko Koizumi (Yoko), Ittoku Kishibe (Kobayashi), Vinnie Jones (Jimmy Funky Knife), Hiroshi Abe (hypnotiseur), Jai West (J), Sonny Chiba
Scénariste : Taku Tada
Directeur de la photographie : Makoto Shiguma
Monteurs : Gen Sekiguchi, Taku Tada
Compositeur : James Shimoji
Producteurs : Ryoichi Fukuyama, Hiroyuki Taniguchi
Distributeur : Tohokushinsha
Durée : 120 min
Supports : Ciné et DVD Geneon Entertainment, en japonais Dolby Digital 5.1, sous-titres anglais, format anamorphique

Article précédent | pret immobilier
Fighter in the Wind

Article suivant | credit immobilier
Love Battlefield


Dans la même rubrique

Zee Oui
Zee Oui
P
P
Silmido
Silmido
Love Battlefield
Love Battlefield
Survive Style 5+
Survive Style 5+

Sur le Web : S'informer sur les conditions d'obtention de votre credit immobilier reste la première action à entreprendre avant d'aller consulter un courtier en pret immobilier afin de négocier le meilleur taux en connaissance de cause. Votre bien immobilier constitue l'investissement le plus important de votre vie. En cas de surendettement, plusieurs solutions de rachat de crédit ou de Crédit hypothécaire peuvent être envisagées. Le référencement naturel dans le secteur immobilier ainsi que du prêt immobilier a donné beaucoup d'abus. C'est de bonne guerre, le référencement payant est si prohibitif.

Articles les plus populaires

Shutter
Shutter
Dor
Dor
King Naresuan