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Printemps, été, automne, hiver... et printemps

Printemps, été, automne, hiver... et printemps

Avec Bom, Yeoreum, Gaeul, Gyeowool, Geurigo, Bom (Printemps, été, automne, hiver et printemps), Kim Ki-Duk signe ici son 8e film qui est une réussite esthétique rompant radicalement avec la tendance plutôt violente de ses précédentes œuvres (L’Île, Bad Guy).

Ce film, dont l’atmosphère est inspirée de la peinture asiatique, a pour cadre l’étang de Jusan situé en pleine nature, au milieu duquel flotte un temple bouddhique. Il raconte le récit d’une vie, celle d’un moine et de son disciple, depuis les premières années de l’enfance jusqu’à l’époque de la maturité. Cinq histoires du moine enfant, du moine garçon, du moine adulte, du moine vieillissant et du moine vieux coexistent avec des images de chaque saison.

Avec un style et une virtuosité qui lui sont propres, le cinéaste nous offre une splendide parabole sur le sens de nos vies, et l’évolution physique et morale de l’être humain au fil de son existence. Un film traversé de part en part d’un souffle bouddhique apaisant et enrichissant, où il est surtout question de méditation et d’apprentissage. Chaque saison est un chapitre, et chaque chapitre fournit son enseignement, au rythme d’une fable naïve. Chaque phase d’apprentissage passe par le rituel du franchissement de la porte, un temple à ciel ouvert qui s’ouvre sur des pans d’existence qui s’enchaînent et se répètent. Chaque plan est un régal pour les yeux. Chaque détail est sublime ; chaque couleur, hypnotique. Kim Ki-duk prend le soin d’explorer chaque recoin, chaque richesse, de ce paysage idyllique de lacs et de collines tout au long du film. Par ailleurs, de purs moments de grâce remplissent ce dernier, tels le bonze adulte gravant dans le bois les caractères d’un sutra pour apaiser sa colère, ou celui où il entreprend une chorégraphie aérienne sur le lac glacé, face au soleil levant. Kim Ki-duk mêle aussi à ce message profond beaucoup de drôlerie, notamment dans le décalage entre la sérénité du vieux moine et les élans intrépides de son jeune élève. Les personnages sont touchants, et le peu de dialogue leur donne une dimension subtilement bouleversante.

Envoûté par la beauté des images, on adhère complètement à la trame de l’histoire.
Allez donc voir ce petit bijou coréen qui ne manquera pas de vous rendre le cœur léger et de vous mettre le sourire aux lèvres en quittant la salle. Idéal pour les dépressifs.

P.-S.

Réalisateur : Kim Ki-duk - Année : 2003 - Interprètes : Oh Young-su, Kim Ki-duk, Kim Young-min, Seo Jae-kyung - Ciné - V.O.S.-T.F - durée : 1 h 43

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